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Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme. Au cours de sa vie, près d’une femme sur 8 sera confrontée à cette maladie. Chaque année en France, près de 60 000 nouveaux cas sont diagnostiqués selon l’Institut National du Cancer. Face à une telle ampleur, la campagne Octobre Rose se tient chaque année pour sensibiliser le public au dépistage et pour récolter des fonds pour la recherche.

L’occasion aussi d’évoquer les facteurs de risques du cancer du sein et particulièrement ceux sur lesquels nous pouvons agir. Oui, certains facteurs de risques sont bien liés à notre mode de vie. Le cancer du sein est une maladie multifactorielle. Cela signifie que plusieurs facteurs influent sur le risque de sa survenue. C’est ce que nous allons aborder avec le Dr Eric Sebban, chirurgien gynécologue et cancérologue au Centre de chirurgie de la femme (https://chirurgiefemmeparis.fr/) et à l'Institut du sein Henri Hartmann (www.docteur-eric-sebban.fr).

Le plus grand facteur de risque : les anomalies génétiques

Tout d’abord, rappelons qu’un cancer du sein résulte d'un dérèglement de certaines cellules qui se multiplient et forment le plus souvent une masse appelée tumeur. "Il en existe différents types qui n’évoluent pas de la même manière. Certains sont agressifs et évoluent très rapidement, d’autres plus lentement, décrit l’Institut National du Cancer. Les cellules cancéreuses peuvent rester dans le sein. Elles peuvent aussi se propager dans d’autres organes ce qui est une situation encore plus menaçante. On parle alors de métastases".

"Le principal facteur de risque va se caractériser par les anomalies génétiques. Certaines familles présentent la mutation BRC1 ou BRC2 [les plus connues, ndlr]. Dans ces familles-là, il y aura davantage de cancer du sein ou de l’ovaire, nous explique le Dr Sebban. C’est vraiment le plus grand facteur de risque".

Ces anomalies génétiques se transmettent d’une génération à une autre. Lorsqu’une mutation est suspectée ou découverte, une consultation chez un spécialiste d’oncologie génétique est alors proposée à la patiente. "On estime qu’environ 2 femmes sur 1000 sont porteuses d'une mutation du BRCA1 ou du BRCA2. Ces deux gènes participent à la réparation des lésions que l’ADN subit régulièrement. La présence de mutations dans l’un de ces deux gènes perturbe cette fonction et fait augmenter fortement le risque de cancer du sein et de l’ovaire", ajoute l’Institut National du Cancer.

Le plus grand facteur de risque : les anomalies génétiques

Infographie produite par le cabinet du Dr Eric Sebban (www.docteur-eric-sebban.fr)

Comment puis-je savoir si je suis porteuse de cette mutation génétique ?

"Une femme en bonne santé ne doit rechercher la mutation que si dans sa famille, il y a eu plusieurs cas de cancer du sein. Sinon, cela n’a pas d’intérêt", nous assure notre spécialiste.

Cancer du sein : les personnes qui ont une grande densité mammaire sont plus à risque

"Une personne avec une densité mammaire large est plus à risque. Non seulement, il s’agit d’un sein à risque, mais surtout, difficile à lire. On peut passer à côté des cancers", détaille le Dr Sebban.

Attention toutefois à ne pas vous méprendre : ce facteur n’est pas lié à la taille de votre poitrine. "On peut avoir une petite poitrine graisseuse ou une petite poitrine dense. La densité mammaire implique une poitrine qui présente essentiellement de la glande mammaire et peu de graisses. Et ça, on ne peut le constater qu’avec une image radiologique", ajoute le gynécologue. En clair, vous ne pouvez évaluer votre densité mammaire en regardant la taille de votre soutien-gorge.

Sources

Merci au Dr Sebban, chirurgien gynécologue et cancérologue (www.docteur-eric-sebban.fr)

https://cancerres.aacrjournals.org/content/75/15_Supplement/3735.abstract?sid=4a8c0b46-2cc9-4a78-8609-3969dbd93a4a 

https://www.jci.org/articles/view/121685 

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