Comme on peut le lire sur le site officiel de l’Anses (Agence Nationale Sécurité Sanitaire Alimentaire Nationale) : “Les cancers broncho-pulmonaires et de la plèvre (mésothéliome) sont actuellement les seuls cancers faisant l’objet d’un tableau de maladies professionnelles en lien avec l’exposition à l’amiante. Ils ne sont cependant pas les seuls cancers pouvant être provoqués par ces fibres : depuis 2012, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) considère que le lien causal entre les cancers des ovaires et du larynx et l’exposition à l’amiante est avéré. L’Anses a été saisie pour apporter aux pouvoirs publics les éléments scientifiques permettant d’envisager la création de tableaux de maladies professionnelles pour ces deux cancers.”

Exposition à l’amiante et cancer des ovaires et du larynx : un lien peu connu

“Lorsque nous avons auditionné des professionnels de santé dans le cadre de cette expertise, nous nous sommes aperçus que malgré sa reconnaissance par le CIRC depuis dix ans, le lien entre les cancers du larynx et des ovaires et l’exposition à l’amiante était très peu connu. L’amiante étant couramment associé aux cancers des poumons et de la plèvre, ni les médecins ni les malades ne font le lien avec d’autres cancers.”, explique Alexandra Papadopoulos, chargée de projet dans l’unité Évaluation des risques liés à l’air et coordinatrice de l’expertise. Et pourtant, depuis 2012, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a reconnu un lien entre l'exposition professionnelle à l’amiante et la survenue de cancer des ovaires et du larynx. Pour rappel, l’amiante est un minéral fibreux qui a été utilisé pendant plus de 130 ans pour ses propriétés en matière d'isolation thermique et acoustique. Ainsi, de nombreux professionnels du BTP y ont été exposés pendant longtemps. Selon les chiffres officiels, l’amiante serait responsable de plus de 35 000 décès entre 1965 et 1995.

L’Anses publie ses recommandations pour faciliter la reconnaissance de ces cancers

“Actuellement, il est déjà possible de faire reconnaître ces cancers en tant que maladie professionnelle, mais cela demande à la victime d’apporter la preuve du lien entre le cancer et son travail. Ces conditions sont bien plus restrictives qu’avec un tableau de maladie professionnelle” a précisé Alexandra Papadopoulos. Ainsi, l’Anses a publié ses recommandations concernant les conditions d’exposition à l’amiante et les méthodes de diagnostic des maladies. Cela permettrait aux victimes d’être mieux identifiés et reconnus. Ils pourraient ainsi bénéficier d’une prise en charge adéquate. L’Etat doit encore décider de la création de ces tableaux, dans les régimes général et agricole, après avis des commissions de maladies professionnelles.

Maladie professionnelle : l’Anses demande une meilleure information

Dans son rapport, l’Anses préconise d’informer au mieux les personnes étant en contact avec de l’amiante ainsi que les professionnels de santé afin qu’ils puissent sensibiliser les publics concernés. Selon le site officiel du Service Public : “Une maladie peut être considérée comme professionnelle lorsqu'elle est contractée du fait de votre travail (par exemple, cancer lié à la manipulation de matériaux comme l'amiante). (...) Pour obtenir la prise en charge, il est nécessaire de respecter une procédure de reconnaissance spécifique.” Lorsque la reconnaissance est validée, des indemnités particulières sont alors mises en place pour les personnes concernées.

Sources

https://www.anses.fr/fr/amiante-cancers-ovaires-larynx

https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F176

https://www.anses.fr/fr/system/files/AIR2018SA0266Ra.pdf

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