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Durant un entretien accordé à nos confrères du journal Le Monde, Claude Chirac évoque la vie après la disparition de son père. Dans les dernières années de la vie de Jacques Chirac, Claude n’a cessé de veiller sur lui et de tout faire pour préserver sa santé.

Après la mort de l’ancien Président de la République, la dévouée cadette du clan Chirac ne manque pas à l’appel. Désormais, c’est à sa mère, Bernadette qu’elle se consacre. Brisée par la mort de son époux, l’ex première dame est de plus en plus affaiblie : des soucis de santé l’avaient empêché de répondre présente à toutes les cérémonies organisées pour rendre hommage à l’ancien Chef d'État.

Les dernières années n’ont décidément pas épargné les Chirac. Claude, encore marquée par la mort de sa sœur, revient aussi sur l’anorexie dont cette dernière souffrait et sur les épreuves que cette maladie a fait vivre à toute la famille.

"Je ne survivrai pas à la mort de ma fille et à celle de mon mari coup sur coup"

Elle vient de perdre l’homme de sa vie. Après la pluie d’hommages consacrée à l’ancien Chef d'État, l’attention de la France entière s’est vite portée sur Bernadette Chirac. En effet, depuis plusieurs années, cette dernière s’est montrée particulièrement affaiblie. "Je ne survivrai pas à la mort de ma fille et à celle de mon mari coup sur coup", clamait-elle en 2016.

En septembre 2016, soit seulement 5 mois après le décès de Laurence, l’ancienne Première Dame avait été hospitalisée pour avoir mélangé plusieurs traitements, ce qui a provoqué une infection. Un mois plus tard, une insuffisance respiratoire l’avait à nouveau menée à l’hôpital. Depuis cette époque, elle semblait frappée par une "terrible dépression", ajoutait le proche du couple.

Claude Chirac : "Je suis une femme de devoir"

Claude Chirac ne cache pas que la santé de sa mère est aujourd’hui sa priorité. À 57 ans, elle est donc constamment au chevet de Bernadette, toujours domiciliée rue Tournon dans le VI arrondissement parisien. Trois aides-soignantes se rendent quotidiennement chez l’ex première dame pour lui venir en aide. Pour Claude, veiller sur ses parents va de soi. "Je suis une femme de devoir", clame-t-elle avant d’ajouter qu’elle n’attend "aucune gloire" dans le fait de s’occuper de sa maman, après son papa.

"Il n’y a pas à pleurnicher, j’ai fait mes choix et je ne sais pas faire les choses à moitié". Son dévouement n’est pas passé inaperçu. Pour Franz-Olivier Giesbert, la cadette du clan Chirac est une "sainte, qui ne donne plus qu’elle ne reçoit".

"Elle ne se plaint jamais", relève la comédienne Muriel Robin.

"Maintenant, sa priorité, c'est sa mère, qu'elle va vouloir emmener aussi loin que possible avant de faire des projets", ajoutait Line Renaud au Parisien lors des obsèques de Jacques Chirac.

"J’ai eu une chance incroyable de vivre tout ce que j’ai vécu, assure de son côté Claude Chirac avant de déclarer qu’il "n’est pas encore temps" de vivre pour elle.

Claude Chirac, encore marquée par l’anorexie de sa sœur

Claude Chirac, encore marquée par l’anorexie de sa sœur

Laurence, Claude, Bernadette et Jacques Chirac (de gauche à droite)

En 2016, le couple Chirac avait dû faire face au pire des drames : la perte de leur enfant. Leur fille aînée, Laurence, est décédée le 14 avril 2016 à l’âge de 58 ans. Elle était victime d’anorexie mentale depuis de nombreuses années.

Quant à Claude Chirac, elle a perdu sa grande sœur. Pour elle aussi, la maladie de Laurence aura été un bouleversement. Elle raconte qu’elle avait 10 ans lorsque sa sœur aînée et devenue anorexique.

L’anorexie mentale est un trouble du comportement alimentaire sérieux qui me manifeste par une forte préoccupation de la maigreur. Elle implique des restrictions alimentaires drastiques et dangereuses.

"Mes parents ont compté sur moi très tôt, ils ne m’ont protégée de rien"

Laurence tente à plusieurs reprises de mettre fin ses jours. "Les rôles se sont inversés [entre les deux filles], se souvient Claude. De petite sœur, je suis devenue grande sœur. Tout change brutalement et définitivement. L’attention se déplace sur la personne fragilisée. J’ai dû grandir beaucoup plus vite que je ne l’aurais fait autrement. Mes parents ont compté sur moi très tôt. Malgré mon jeune âge, il fallait faire face. Ils ne m’ont protégée de rien. Ils attendaient de moi que je ne crée pas d’ennuis".

"Ça nous a soudés à vie"

"La famille aurait pu exploser", soutient Claude Chirac.

"Ça nous a, au contraire, soudés à vie, arrimés les uns aux autres. Ceux qui ont cherché à nous opposer avec ma mère n’ont rien compris : nous sommes très unies, nous avons vécu une épreuve de vie qui est un ciment".

Claude Chirac se remémore aussi ses rapports avec Laurence avant son décès : "l’affection et la complicité qui s’étaient nouées dans l’enfance, sont restées intactes, jusqu’à la fin".

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Sources

Claude Chirac, une vie derrière le père, Le Monde, 3 janvier 2020

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