AVC : les médicaments qui augmentent vos risques
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Les ocytociques et la bromocriptine

AVC : les médicaments qui augmentent vos risques© Istock

Les ocytociques sont des médicaments utilisés pour déclencher un accouchement, car ils peuvent stimuler ou induire des contractions de l’utérus. On les utilise aussi pour traiter les hémorragies de délivrance, ou en cas d’interruption volontaire de grossesse.

Ces molécules font partie des causes directes d’AVC et non des simples facteurs de risque. “Elles entraînent une vasoconstriction des artères de l’utérus, mais l’effet peut parfois se manifester dans des artères du cerveau”, explique le Pr. Leys. Le nombre de cas reste cependant assez rare.

Les traitements à base de bromocriptine (Parlodel® et Bromocriptine Zentiva®) ont aussi été incriminés comme cause directe d’accident vasculaire cérébral. Ces derniers ont longtemps été utilisés pour inhiber la montée laiteuse chez les jeunes mamans. En juillet 2013, cependant, l’ANSM a publié un point d’information indiquant que le rapport bénéfice/risque n’était plus favorable dans l’inhibition de la lactation.

L’agence a, en effet, reçu de nombreux signalements d’effets indésirables graves vasculaires et neuropsychiatriques. Elle préconise aux patientes de recourir à des alternatives thérapeutiques, comme la lisuride. Des méthodes non-médicamenteuses ont aussi émergé ces dernières années. Le Collège National des Sages-femmes de France estime que « la non-présentation du nouveau-né au sein et l’absence de stimulation des mamelons suffisent à inhiber la sécrétion de lait chez 60 à 70% des femmes ». En outre, l’ANSM souligne que “cette évaluation ne remet pas en cause les autres indications thérapeutiques de la bromocriptine”.

Suite à ce constat, la molécule a fait l’objet d’une réévaluation par l’Agence européenne du médicament. Cette dernière a conclu que son rapport bénéfice/risque restait favorable, “sous réserve de prendre en compte les recommandations de sécurité d’emploi et les contre-indications et, notamment, d’être particulièrement attentif aux facteurs de risques cardiovasculaires, neurologiques et psychiatriques de la patiente et au respect de la posologie”.

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