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Arachides : gare au choc anaphylactique !

Arachides : gare au choc anaphylactique !L’allergie aux arachides (issue de la cacahuète !) est une des plus mortelles. Elle serait responsable de 8% des chocs anaphylactiques allergiques (réaction pouvant s'avérer fatale) et de 20% des œdèmes laryngés ! Elle représente 10% des allergies alimentaires chez l’adulte.


Quels sont les symptômes de l’allergie aux arachides ? Les premières réactions peuvent être une poussée d’urticaire, un œdème (des lèvres par exemple), des quintes de toux, une crise d’asthme et/ou des signes digestifs (nausée, diarrhée, vomissements). Dans les cas sévères, il peut y avoir un malaise.Ces réactions apparaissent très rapidement après la consommation de l’allergène.


Que faire ? A la moindre réaction allergique, il faut immédiatement contacter un médecin. Lui seul peut établir le diagnostic allergique. Si l’allergie est confirmée, "il faut en général éviter totalement les arachides. Dans quelques cas, de petites quantités peuvent être autorisées", explique le Dr Sophie Silcret-Grieu, allergologue. Certaines personnes peuvent avoir un léger seuil de tolérance et consommer une cacahuète sans avoir de réaction. C’est au médecin d’indiquer la marche à suivre.


Quelles sont les allergies croisées avec l’arachide ? Près de 50% des personnes allergiques à l’arachide le sont aussi aux fruits à coque (noix, noix de cajou, pistache...).
4 à 5% le sont avec des aliments de la même famille que les arachides, c'est-à-dire les légumineuses : haricots, soja, lentilles...


A noter : La présence d’arachide doit obligatoirement être mentionnée sur les étiquettes alimentaires depuis 2008 (que l’aliment en contienne ou qu’il ait pu être en contact avec). Les étiquettes mentionnant «"protéines végétales / produits protéiques végétaux" ou "matières grasses végétales" peuvent se référer à l’arachide.

Fruits à coque : un risque mortel 2 fois sur 3 !

Fruits à coque : un risque mortel 2 fois sur 3 !Noisette, noix, amande… Dans deux cas sur trois, les allergies aux fruits à coque aboutissent à de graves œdèmes laryngés ou à des chocs anaphylactiques. Ces réactions sont potentiellement mortelles si elles ne sont pas immédiatement prises en charge. Les allergies aux fruits à coque représentent 16% des allergies alimentaires chez l’adulte.


Quels sont les symptômes de l’allergie aux fruits à coque ? Les premières réactions allergiques peuvent être un gonflement des lèvres, des paupières, un urticaire, des troubles digestifs (nausées par exemple) et/ou respiratoires (asthme).


Que faire ? Consultez immédiatement un médecin car les réactions allergiques vont en s’aggravant. Il pourra établir le diagnostic et déterminer la gravité de votre allergie. En général, en cas d’allergie aux fruits à coque, leur consommation est totalement bannie.


Quelles sont les allergies croisées avec les fruits à coque ? En cas d’allergie à un fruit à coque, il est possible de développer une hypersensibilité aux autres fruits de la même famille (on est allergique à la noix et aux amandes) ou aux arachides.


Attention : Il faut se méfier des produits mentionnant : “matières grasses végétales", "huiles végétales", "cacahuète et cacahuète reconstituée” car ils peuvent contenir des traces de fruits à coque.

Crustacés : attention aux crevettes !

Crustacés : attention aux crevettes !Chez une personne allergique aux crustacés, la réaction mortelle peut survenir tout de suite après avoir ingéré l’aliment. Les allergies aux crustacés représentent près de 5% des d’allergies alimentaires chez l’adulte. La plus courante est celle aux crevettes (elle est en général modérée) !


Quels sont les symptômes de l’allergie aux crustacés ? Les premières réactions peuvent être un gonflement des lèvres et ou des paupières, des démangeaisons, des éruptions cutanées, des rougeurs et/ou un urticaire. Ces réactions peuvent s’aggraver et nécessiter une injection d’adrénaline en cas de malaise.


Que faire ? Il faut se tourner sans attendre vers un médecin (allergologue ou non). Il pourra déterminer s‘il y a une allergie et indiquer le régime d’éviction à appliquer en fonction de la tolérance à l’allergène.


Quelles sont les allergies croisées avec les crustacés ? Si on est allergique à un crustacé, il est possible de développer une intolérance aux aliments de la même famille, comme le crabe ou le homard, ou à certains mollusques. Parfois, on peut aussi développer une allergie aux acariens (une même protéine animale peut se retrouver dans les acariens et un crustacé, c'est le cas par exemple des crevettes).

Isolats de blé : Méfiez-vous des préparations industrielles !

Isolats de blé : Méfiez-vous des préparations industrielles !Jambon, cordon bleu, pizza, choucroute, saucisse-lentilles… Méfiez-vous des préparations industrielles contenant des isolats de blé ! Elles peuvent entraîner des allergies –certes rares- mais parfois sévères...


Quels sont les symptômes de l’allergie aux isolats de blé ? Les premières réactions se manifestent très rapidement après la consommation. Il peut s’agir d’urticaire généralisé ou non, d’eczéma, d’un érythème, de douleurs abdominales et/ou de vomissements.


Que faire ? Si vous observez une réaction suite à la consommation d’un aliment, tournez-vous immédiatement vers un médecin (allergologue ou non). Lui seul pourra déterminer l’allergène responsable. S’il s’agit des isolats de blé, il préconisera un régime d’éviction sévère.


Quelles sont les allergies croisées avec les isolats de blé ? Une personne allergique aux isolats de blé peut développer des allergies à d’autres céréales et aliments contenant des dérivés du gluten (les isolats de blé étant eux-mêmes des dérivés de gluten).


A noter : Les isolats de blé sont très difficiles à détecter sur les étiquettes alimentaires puisque rarement notés sous cette dénomination. Ils se cachent en fait souvent sous le terme "protéines de blé". Tous les aliments contenant de la farine, des céréales, ou des résidus de ces composés sont à éviter.

Fruits : une allergie parfois sévère

Fruits : une allergie parfois sévèreL’allergie aux fruits représente 50% des allergies alimentaires chez l’adulte... et elle peut être parfois très sévère !


Quels sont les symptômes de l’allergie aux fruits ? En général, l'allergie aux fruits reste limitée à une sensation de démangeaisons dans la bouche et la gorge. Mais cela peut être plus important : gonflement des lèvres, de la bouche, des paupières, urticaire ou troubles digestifs (crampes abdominales…). Les symptômes apparaissent immédiatement ou au plus tard dans les deux heures suivant la consommation du fruit.


Que faire ? Il faut se tourner immédiatement vers un médecin pour qu’il établisse le diagnostic allergique. Il vous dira si vous devez arrêter de consommer le fruit incriminé ou juste réduire sa consommation.


Quelles sont les allergies croisées avec les fruits ? Si vous êtes allergique à un fruit, il y a des chances pour que vous développiez une allergie aux fruits de la même famille (ex : si vous êtes allergique aux prunes (famille des prunoïdes), vous pouvez être sensible aux abricots, pêches, amandes et cerises, puisqu'ils sont de la même famille.

Par ailleurs, certains fruits comme la banane, le kiwi, l’avocat, le melon ou la figue peuvent être associés à une allergie au latex. Dans ce cas, il faut éviter tout contact avec les objets en contenant (gants…).

Enfin, sachez que les personnes allergiques aux fruits souffrent souvent d’allergies respiratoires car on retrouve dans les fruits les même protéines que dans certains pollens.

Soja : des risques d’œdèmes !

Soja : des risques d’œdèmes !Céréales, viandes, poissons, desserts… Présents dans de nombreux produits alimentaires industriels, le soja est responsable de 6% des allergies graves chez l’adulte.


Quels sont les symptômes de l’allergie au soja ? Les symptômes sont variables allant de l’urticaire, de l’œdème aux lèvres ou d'une sensation de chaleur au visage dans les cas les plus légers, à l’anaphylaxie, mortelle, dans les cas les plus graves. Ils se manifestent au plus tard dans les deux heures qui suivent l’ingestion de l’aliment.


Que faire ? Si vous observez une réaction allergique, contactez immédiatement un médecin. Il pourra déterminer le diagnostic et vous dire si vous pouvez continuer à consommer une certaine quantité de soja, ou si vous devez le bannir complètement.


Quelles sont les allergies croisées avec le soja ? 85 % des personnes allergiques au soja le sont aussi au céleri. Or, "le céleri est un des rares légumes à pouvoir provoquer des allergies graves" rappelle le Dr Sophie Silcret-Grieu, allergologue. Les personnes allergiques au soja peuvent aussi être allergiques aux autres légumineuses : haricots, fèves, pois…


Attention : Des dérivés du soja peuvent se cacher sous les mentions "protéines de plantes hydrolysées", "protéines végétales hydrolysées (PVH)", "arômes naturels", "protéines végétales texturisées (PVT)", "tofu", "bouillon de légumes", "gomme de légumes", "amidon de légumes", "lécithine(s) E322".

Lait : ne confondez pas allergie et intolérance !

Lait : ne confondez pas allergie et intolérance !L’allergie au lait est une allergie alimentaire grave qui se manifeste chez le nourrisson. "Chez l’adulte, il s’agit d’intolérance au lait" précise le Dr Florence Trébuchon, allergologue. Ce qui n’a rien à voir avec une allergie ! “Cette confusion pousse beaucoup de gens à faire une éviction totale des produits laitiers. A tort, car cela prive l’organisme d’apports importants. Cela peut aussi le rendre intorérant à cet aliment qu’il aura perdu l’habitude de digérer (alors qu'il ne l'était peut-être pas avant)”, prévient le Dr Sophie Silcret-Grieu, allergologue.


Quels sont les symptômes de l’allergie au lait ? Des œdèmes et de graves vomissements se manifestant tout de suite après la consommation. En cas d’intolérance, cela se traduit par des diarrhées sévères.


Que faire ? Quand un nourrisson présente les symptômes décrits ci-dessus, il faut immédiatement aller consulter un médecin. Ce dernier pourra prescrire du lait médicalisé sans allergène. Notez par ailleurs que le lait de soja est déconseillé chez le nourrisson. Chez l’adulte, il est recommandé de favoriser les produits laitiers fermentés comme le yaourt et certains fromages en cas d’intolérance au lait.


Quelles sont les allergies croisées avec le lait ? Lorsqu’un bébé est allergique à un lait, il l’est souvent aux autres. A noter que le lait de chèvre est le plus allergène.

Œufs : 15% de réactions graves !

Œufs : 15% de réactions graves !Grave, l’allergie aux œufs représente 7% des allergies alimentaires chez l’adulte et occasionne des réactions potentiellement mortelles dans 15% des cas. Chez l’enfant de moins de 3 ans, elle représente 30% des allergies alimentaires.


Quels sont les symptômes de l’allergie aux œufs ?
Seuls ou associés, les symptômes d’une allergie aux œufs sont une dermatite atopique, un urticaire, une conjonctivite, une rhinite, un asthme, des vomissements, des douleurs abdominales. Plus rarement, un choc anaphylactique.


Que faire ? Si on observe une réaction suite à la consommation d’un aliment, il faut se tourner vers un médecin. Il vous dira quelle est la gravité de votre allergie, si vous pouvez tolérer une certaine quantité d’œufs ou si vous devez carrément les éviter.


Quelles sont les allergies croisées avec les oeufs ? Les personnes allergiques aux plumes d’oiseaux peuvent contracter une allergie à l’œuf, et vice-versa (on parle du "syndrome œuf-oiseau").


A noter : En cas d’éviction totale des œufs, il faut éviter les aliments contenant albumine, conalbumine, lécithine (E322), lysozymes (E1105), matières grasses animales, protéines animales, protéases, ovalbumine, ovomucine, ovomucoïde, ovoglobuline et ovotransferrine, qui sont tous des dérivés ou des composants de l’œuf.

Poisson : il peut être fatal !

Poisson : il peut être fatal !L’allergie aux poissons est rare mais peut être fatale… Elle représente 3% des allergies alimentaires chez l’adulte.


Quels sont les symptômes de l’allergie au poisson ? Les premières réactions peuvent être des sensations de picotements dans la bouche et les lèvres, des ballonnements, des éruptions cutanées et/ou des démangeaisons. Elles apparaissent généralement dans les deux heures qui suivent l’ingestion.


Que faire ? Contactez sans attendre un médecin (allergologue ou non). Lui seul peut établir le diagnostic de l’allergie et indiquer sa gravité, décidant ainsi de l’éviction totale ou partielle du poisson responsable. Par ailleurs, si une réaction survient après avoir consommé du poisson, il faut s’assurer que personne d’autre (ayant partagé le même repas) n’a eu de réaction similaire, afin d’écarter l’hypothèse d’une intoxication alimentaire.


Quelles sont les allergies croisées avec le poisson ? Certains poissons partagent les mêmes protéines. Vous pouvez donc être allergique à un ou à plusieurs poissons. Cela se détermine par des tests sanguins réalisés par l’allergologue.


A noter : Les allergies aux poissons sont distinctes des allergies aux crustacés et aux fruits de mer. En clair, même si on est allergique au poisson, on peut être autorisé à consommer des crustacés et des fruits de mer. Demandez conseil à un médecin.

Charcuterie, plats préparés : des fausses allergies !

Charcuterie, plats préparés : des fausses allergies !Plats préparés, pizzas, couscous, tomates, poissons, charcuterie… Les aliments riches en histamine (substance libérée en cas de réaction allergique) peuvent entraîner une "fausse allergie". En clair, ça ressemble à une allergie avec des symptômes tels qu’un urticaire ou un œdème… mais ce n’est pas une allergie ! Les réactions peuvent être très impressionnantes mais n’engagent pas le pronostic vital.


Que faire ? En cas de réaction anormale suite à l’ingestion d’aliments, contactez un médecin ! Mieux vaut prévenir que guérir !

Quelle est la différence entre allergie et intolérance ?

Quelle est la différence entre allergie et intolérance ?Les intolérances alimentaires sont souvent assimilées – à tort- à des allergies ! Pour faire simple :


- L’allergie est un type d'intolérance alimentaire qui entraîne une activation du système immunitaire. Au contact de l’allergène, il y a une libération d’anticorps et de molécules, notamment d’histamine, qui sont à l’origine des symptômes allergiques : nez qui coule, démangeaisons… Une allergie peut être mortelle.


- Une intolérance correspond à une mauvaise assimilation digestive d’un aliment mais n’implique pas de réaction du système immunitaire. Même si les symptômes peuvent être gênants (douleurs intestinales…), il n’y a pas de risque mortel.


Si vous faites une réaction (même légère) directement après avoir consommé un aliment, consultez un médecin. N’essayez jamais d’établir seul le diagnostic de l’allergie. Les réactions allergiques vont souvent en s’aggravant.

Choc allergique : que faire ?

Choc allergique : que faire ?Lorsqu’un patient est diagnostiqué comme ayant une allergie grave, il doit être automatiquement doté par le médecin d’une trousse d ‘urgences contenant :
- Un bronchodilatateur (type ventoline) en cas de crise d’asthme
- Un antihistaminique pour contrer une réaction légère (urticaire ou œdème léger)
- Des corticoïdes : pour soigner les crises d’urticaire et d’asthme
- Un stylo injectable d’adrénaline : en cas d’œdème grave avec asphyxie ou en cas de choc anaphylactique.

Un patient allergique doit informer son entourage. En cas de crise, l’entourage doit savoir où se trouve la trousse de secours et comment l’utiliser.

Attention : Suite à un choc anaphylactique, il est nécessaire de rester sous surveillance médicale pendant 24h car le choc allergique peut se reproduire (l’allergène peut rester dans le sang jusqu’à 24h après l’ingestion).

A noter : La fréquence des chocs anaphylactiques augmente avec l’âge, et est légèrement plus répandue chez l’homme que chez la femme.

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