Ces aliments que vous ne mangerez plus en 2050, selon l-Inserm

Algues, insectes, légumes secs... Que mangerons-nous en 2050 ? Le nouveau numéro du magazine de l'Insermexplore le sujet et dévoile quelques pistes à la lumière de récents travaux et de réflexions d'experts.

Voyons ensemble dans notre diaporama les aliments que vous ne consommerez plus d'ici là.

10 milliards de personnes à nourrir en 2050

En 2050, la planète devra nourrir 10 milliards de personnes, soit 2 milliards de plus qu'aujourd'hui.

Une problématique qui inquiète bon nombre de spécialistes, puisque la production agricole devra (encore) s'intensifier. Et donc impacter davantage l'environnement en favorisant la déforestation, la pollution des sols et des eaux, les rejets de gaz à effet de serre...

Outre ce problème, "les ressources en sol pour les cultures, en eau d'irrigation et en énergie n'étant pas infinies, cet accroissement de la population mondiale pourrait également menacer la "sécurité alimentaire", à savoir la capacité à nourrir tout le monde suffisamment et correctement", alerte l'Inserm.

D'où l'urgence pour les experts de réinventer notre alimentation et nos modes de consommation.

L'alimentation, un enjeu pour la santé des populations

À l'heure actuelle, notre "modèle" alimentaire, composé d'aliments industriels et ultra-transformés (plats surgelés, pizzas, fast-food, glaces, sodas...) n'est non seulement pas durable, mais il nuit, en plus à la santé. 

L'obésité touche 17 % des adultes français et le diabète concerne plus de 5 % de la population selon la Fédération française des diabétiques.

Les cancers et les maladies cardiovasculaires - deux pathologies qui sont étroitement liées à ce que l'on met dans nos assiettes - représentent respectivement la première et deuxième cause de mortalité en France. 

Au total, ces maladies tuent, chaque année, 308 000 personnes.

Avec le tabac et l'alcool, la nutrition est le principal facteur de risque modifiable de ces maladies, souligne Mathilde Touvier, directrice de l'Equipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle (Eren) à Bobigny et Prix Recherche Inserm 2019.

D'autres indicateurs sont en rouge, selon le Ministère de la Santé :  la consommation de sel, après avoir diminué au début des années 2000, stagne à un niveau beaucoup trop élevé, celle de sucre est trop importante tandis que la consommation de fruits et légumes et de fibres est beaucoup trop faible.

Résultat : selon l'Organisation des Nations Unies (ONU) près de 50 % de l'humanité est mal nourrie : 2 milliards de personnes surconsomment des aliments riches en sucres et en graisses et 2 milliards sont sous-alimentés.

Autre point d'inquiétude majeure : la pratique d’activité physique tend à décroître, particulièrement chez les femmes et les enfants, et reste très insuffisante. 

Rappelons que pour "sortir" de la sédentarité il faut, au minimum, marcher 6 km par jour (soit environ 30 minutes).

Une activité intense qui fait travailler le "cardio" (boxe, vélo, rameur, footing...) est recommandée 2 fois par semaine. Ces sports, souvent très physiques, consistent à enchaîner des exercices qui vont stimuler le rythme cardiaque et renforcer tout le système cardio-vasculaire.

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Sources

Que mangerons-nous en 2050 ?, Inserm, dossier réalisé par Kheira Bettayeb. 

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