2 morts, 2 personnes en urgence absolue : cette règle de sécurité essentielle quand on pratique la marche aquatique après 60 ans !
L'accident survenu hier en fin de matinée sur la plage des Blancs-Sablons au Conquet (29) a coûté la vie à deux personnes qui participaient à une séance de longe-côte, au total le groupe était composé de huit personnes, âgées de 60 à 75 ans. A cette heure, un homme et une femme sont décédés, deux femmes ont été hospitalisées en urgence absolue et trois autres en urgence relative. Seul un homme du groupe est indemne.
Que s’est-il passé au Conquet pour qu'une simple sortie de marche tourne au drame ?
Cette tragédie met en lumière les exigences physiques de cette activité, qui répond comme toutes les activités physiques de bord de mer, à certaines règles de sécurité qu’il ne faut jamais ignorer, surtout après 60 ans. L’enquête devra déterminer exactement qui a conduit à ce drame mais pour l’heure, le parquet de Brest indique que les victimes “étaient a priori prises dans un phénomène maritime de houle, accentué par les conditions climatiques, et étaient déstabilisées par des vagues”.
Sur la plage des Blancs-Sablons, la présence d'une forte houle et de rouleaux puissants et resserrés a en effet été signalée, alors même que cette plage n’est pas réputée comme dangereuse habituellement. “Les conditions n'étaient pas réunies pour la pratique du longe-côte”, estime de son côté une pratiquante auprès de nos confrères du Télégramme.
Selon les directives de la Fédération Française de la Randonnée Pédestre, la sécurité impose la présence d'un animateur diplômé pour vingt participants. Les autorités devront déterminer si cet accident découle d'une simple erreur d'appréciation météorologique, d'un phénomène maritime totalement imprévisible ou d’un manque d’encadrement.
Seniors : des risques de noyade plus importants
Face à la force des vagues, les personnes âgées de plus de 60 ans présentent généralement une résistance moindre. Selon un dossier de l'Inserm, cette vulnérabilité s'explique par la sarcopénie, une perte de masse musculaire liée au vieillissement, associée à une altération de l'équilibre. D’autant qu’une mer agitée décuple la pression hydrostatique et favorise le basculement.
Une fois déséquilibré, le redressement dans l'eau s'avère particulièrement difficile quand on pratique une activité comme le longe-côte. Le poids de l'équipement mouillé et la fatigue musculaire empêchent une récupération rapide. L'effet de surprise provoqué par une vague déferlante déclenche souvent un état de panique. Ce stress intense peut conduire à une inhalation d'eau immédiate provoquant une noyade rapide.
L'hypothermie : le danger invisible des eaux froides
A cette perte d’équilibre s'ajoute une autre problématique que les seniors ne doivent pas ignorer : l’hypothermie, un phénomène plus courant quand on avance en âge. L'immersion dans une mer à 13°C entraîne un refroidissement accéléré. Le corps humain y perd sa chaleur 25 fois plus vite que dans l'air, un phénomène nettement aggravé par le brassage des vagues.
Le choc thermique induit également un stress cardiovasculaire majeur. Chez les sujets fragiles, la chute brutale de la température interne peut déclencher un arrêt cardiaque. Pour retarder ces effets, le port de combinaisons en néoprène est une bonne option, y compris au printemps. Ce vêtement technique limite la conduction thermique sans toutefois offrir une protection illimitée lors d'une immersion prolongée, selon la SNSM (Société nationale des sauveteurs en mer)
Sécurité et prévention : les règles d’or pour une pratique sans risque
La première règle quand on veut pratiquer n’importe quelle activité physique en bord de mer est de vérifier la météo. Les clubs annulent systématiquement les sorties en cas d'alertes de houle, de vent de terre ou de mer formée, ce n’est pas sans raison. L'équipement joue aussi un rôle essentiel : combinaison, chaussons et autres accessoires sont souvent recommandés. Ne prenez pas de risque inutile, surtout si vous pratiquez sans encadrement.
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