4 changements majeurs sur vos analyses de sang si vous mangez des noix tous les jours !
“La France est le premier producteur européen de noix” nous apprend le ministère de l’Agriculture. Avec deux AOP incontournables : la noix de Grenoble et la noix du Périgord. Et c’est une excellente nouvelle, car la noix, sachez-le, est une mine de bienfaits pour notre santé. L'acide alpha-linolénique (ALA) et les phytostérols contenus dans la noix freinent l'absorption intestinale du cholestérol et stimulent son élimination hépatique… et cela se voit jusque dans vos bilans sanguins !
Une méta-analyse parue dans Food Science & Nutrition en février dernier confirme qu'une portion quotidienne de 30 grammes réduit le cholestérol LDL de 5 à 10 mg/dL et diminue les triglycérides, tout en préservant le bon cholestérol HDL. Cette action cible tout particulièrement les particules de LDL petites et denses, qui favorisent les plaques d’athérome, responsables de maladies cardio-vasculaires.
Noix : une nette amélioration de la souplesse des artères
Le cerneau de noix est une source exceptionnelle de L-arginine, un acide aminé précurseur direct du monoxyde d'azote. D'après un essai clinique publié en 2009 dans Diabetes Care, cet apport régulier augmente significativement la dilatation flux-dépendante en particulier chez les diabétiques de type 2, ce qui est très intéressant car cela maintient la paroi artérielle réactive et souple face aux variations de débit sanguin.
Les analyses mesurent également chez les consommateurs réguliers de noix un recul des molécules d'adhésion cellulaire VCAM-1 et ICAM-1. Sous ce nom compliqué se cachent des marqueurs identifiés en 2020 dans le Journal of the American College of Cardiology, comme des signes de l’encrassement précoce des parois vasculaires. Leur diminution indique une protection active contre la rigidité artérielle.
Baisse de la CRP : une diminution de l'inflammation
Marqueur redouté sur les ordonnances de contrôle, la protéine C-réactive ultra-sensible (hs-CRP) signale de son côté l'existence d'une inflammation vasculaire insidieuse. Une consommation soutenue de noix permet de diminuer ces protéines délétères. L'étude du Journal of the American College of Cardiology citée plus haut a ainsi montré une baisse pouvant atteindre 11 % des cytokines pro-inflammatoires, notamment l'interleukine 6 et le facteur de nécrose tumorale alpha.
Ces effets bénéfiques seraient dus aux ellagitannins et au gamma-tocophérol contenus dans les noix, une forme spécifique de vitamine E. Ces composés neutralisent le stress oxydatif des globules blancs. Pour préserver cette efficacité, il faut en revanche impérativement consommer la fine peau brune du cerneau : elle concentre près de 90 % des polyphénols totaux du fruit.
Glycémie : pas de pic avec les noix !
Derrière atout, grâce à l'action combinée de ses fibres solubles, de ses lipides insaturés et du magnésium, la noix régule la glycémie à jeun et améliore la sensibilité à l'insuline. Une analyse parue dans Nutrients en 2022 note que les premiers bénéfices sanguins deviennent visibles après 4 à 8 semaines. Malgré la richesse calorique du fruit, les études ne constatent aucune prise de poids significative aux doses recommandées.
Enfin, du côté de la composition sanguine, la noix est aussi rassurante. Selon le Journal of the American Dietetic Association, la noix de Grenoble renferme à peine 2,7 µg de vitamine K1 pour 100 g, un taux infime comparé aux pignons de pin ou aux cajous. Toutefois, les patients sous anticoagulants de type AVK doivent maintenir une consommation stable et en raison de l’effet naturel des oméga-3 sur les plaquettes, signalez cette habitude de consommation à votre médecin traitant. Bien évidemment, la noix, même si elle a des atouts santé indiscutables, ne remplace pas un médicament !
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