Couple : quels avantages à faire chambre à part ?

Certifié par nos experts médicaux MedisiteFaire chambre à part n’est pas toujours le signe que votre couple bat de l’aile. Outre les bénéfices possibles sur la qualité du sommeil, cela peut aussi profiter à votre vie amoureuse, à condition que les deux partenaires soient sur la même longueur d’ondes. Explications avec Johanna Rozenblum, psychologue clinicienne.
Couple : quels avantages a faire chambre a part ?

Votre partenaire ronfle et vous ne trouvez pas le sommeil ? Vous êtes couche tôt tandis que votre moitié est plutôt couche-tard ? Vous avez besoin de prendre un peu de temps pour vous ? Toutes ces situations peuvent justifier de faire chambre à part de temps en temps, ou de façon plus régulière.

Dans ce diaporama, nous vous listons divers bénéfices au fait de dormir dans deux pièces séparées… à condition que cette décision soit prise d’un commun accord et convienne aux deux conjoints. Et pour cela, il faut se poser les bonnes questions. Nous avons interrogé Johanna Rozenblum, psychologue clinicienne, pour savoir quand faire chambre à part est une bonne idée, et dans quel cas cela témoigne d’un problème sous-jacent dans le couple. Explications ci-dessous.

“Les bonnes règles, ce sont celles qui fonctionnent”

Pour la psychologue Johanna Rozenblum, dans la sphère amoureuse comme amicale, il n’y a pas de règle prédéfinie. “Les bonnes règles, ce sont celles qui fonctionnent”. Il s’agit donc de s’adapter en fonction de son couple, des personnes qui le composent et de la situation présente. Et ainsi de prendre des décisions qui permettent un bien-être mutuel.

“Certaines personnalités insecure, dépendantes, ont besoin de trouver une sorte de cocon protecteur auprès d’un conjoint”, explique la spécialiste. Faire chambre à part risque donc de ne pas leur convenir, voire de les rendre malheureuses. À l’inverse, “d’autres personnalités plus indépendantes, solitaires, ont besoin de se restaurer quelques nuits par semaine, seules dans une chambre”.

Choisir de faire chambre à part peut aussi résulter d’une situation particulière, en fonction des étapes de la vie que l’on traverse. Un problème de thyroïde qui rendent les ronflements du conjoint insupportable, une canicule ou encore le simple besoin de se retrouver soi-même.

La décision doit bénéficier aux deux partenaires

Dans tous les cas, il est primordial d’en discuter avec sa moitié. “Il ne faut pas qu’un seul des deux partenaires en ressentent un bénéfice, sinon, cette décision risque de s’avérer délétère pour le couple, dont l’avenir pourrait être menacé”, précise la psychologue.

En d’autres termes, il faut toujours s’assurer que l’autre ne la subit pas. Pour cela, il n’y a pas de secret : la communication est la clé. “Échangez avec votre conjoint, interrogez-vous mutuellement sur ce besoin de dormir seul : quelles en sont les causes ? Est-il compris par votre partenaire ? Essayez également d’observer sa réaction”.

Si la décision est discutée et comprise par les deux conjoints, elle peut avoir des avantages. “Dans certains couples, dormir séparément confère une sorte d’équilibre, qui renforce le lien, dès lors que les deux moitiés n’en sont que plus heureuses de se retrouver”.

Faire chambre à part : un signe que le couple va mal ?

Johanna Rozenblum insiste sur la nécessité de s’interroger sur le sens que l’on donne à cette séparation. Est-ce qu’elle a vocation à nous éloigner progressivement de l’autre ou, au contraire, de nous laisser souffler un peu pour mieux nous rapprocher ? “Avoir besoin d’un peu de calme parce que notre conjoint ronfle, ce n’est pas la même chose que vouloir s’isoler parce qu’on n’est plus bien à deux”.

Dans certains cas, la décision de faire chambre à part peut donc être le signe que le couple bat de l’aile. “Quand on ne ressent plus le besoin de retrouver cette intimité qu’on a connue, et que le bien-être se restaure en s’isolant, c’est le signe qu’on est mieux seul qu’avec son conjoint”, souligne la psychologue. “Encore une fois il faut en parler, voir si c’est de l’ordre de l’irrémédiable”.

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Source(s):

Merci à Johanna Rozenblum, psychologue clinicienne.