Pourquoi faisons-nous des cauchemars ? Enfin une explication scientifique

Publié le 16 Avril 2019 par Emmanuelle Jung, journaliste santé
Enfin une explication à nos terreurs nocturnes. Grâce à une étude menée sur 17 volontaires, des scientifiques ont pu établir un lien entre nos cauchemars et une activité plus intense du côté droit de notre cerveau.
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Pourquoi faisons-nous des cauchemars ? Enfin une explication scientifique© IstockSouvent énigmatiques, voire complètement incompréhensibles, les rêves nocturnes intriguent plus d’un et ont souvent fait l’objet d’études pour tenter de les décrypter. Récemment, des scientifiques se sont intéressés à nos cauchemars. Il semblerait que ce soit un déséquilibre de l’activité de notre cerveau qui en soit à l’origine. C’est en tout cas ce que dévoile une étude réalisée auprès de 17 volontaires, menée par des chercheurs du Royaume-Uni, de Finlande et de Suède. Publiés au sein du journal de neurosciences JNeurosci, les résultats de l’enquête démontrent qu’un déséquilibre entre l’activité cérébrale du côté gauche et celle du côté droit serait propice aux cauchemars. On parle alors d’asymétrie alpha frontale (FAA). C’est sur cet aspect que se sont penchés les chercheurs au sein d’un laboratoire de sommeil.

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Une hyperactivité frontale du côté droit, propice aux cauchemars

Pour les besoins de l’étude, 7 hommes et 10 femmes, en bonne santé, ont accepté de passer deux nuits au laboratoire de sommeil. Après l’endormissement, les scientifiques ont procédé à des enregistrements électroencéphalographiques pour analyser leur activité cérébrale. A leur réveil, les participants ont été invités à décrire leur rêve et les conditions de leur sommeil. En outre, huit minutes d’électroencéphalogramme ont été enregistrées le matin du réveil. Les résultats sont unanimes : la survenue de cauchemars troublants s’expliquerait par l’asymétrie alpha frontale. Les individus subissant des mauvais rêves auraient une activité plus puissante au sein de l’hémisphère frontal droit du cerveau.

Les cauchemars liés à la gestion de nos émotions

D’après les chercheurs, une hyperactivité frontale droite serait synonyme d’une forte émotivité. Les personnes concernées ne sont donc pas en mesure de réguler certaines émotions telles que la colère. Et cette dernière survient pendant le sommeil, sous la forme de cauchemars. Ces résultats suggèrent que mesurer l’équilibre de l’activité cérébrale est un bon moyen de déceler les personnes ayant du mal à gérer leurs émotions. En effet, les cauchemars sont des symptômes courants chez les patients souffrant de troubles mentaux ou de stress post-traumatique.

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