Surveillance, équipements, courants, températures... La baignade n'est pas un loisir de tout repos face aux multiples dangers. Selon les résultats de l'enquête "Noyades 2018" réalisée par Santé Publique France, un Français sur cinq ne sait pas nager. En effet en France, la noyade est la première cause de mortalité par accident de la vie courante chez les enfants de moins de 15 ans selon le site des sapeurs-pompiers de France. Face à l'augmentation des noyades en été, le ministère des Solidarités et de la Santé rappelle les conseils pratiques et comportements à adopter pour se baigner sans danger.

Dans quel lieu est-il le plus dangereux de se baigner ?

Bord de mer, cours d'eau, lac ou piscine, le risque de noyade est partout et ne concerne pas seulement les enfants. Selon l'enquête "Noyades 2018", les noyades accidentelles concernent tous les lieux et tous les âges. "Durant l’été 2018, 44% des noyades accidentelles ont eu lieu en mer, 31% en piscine tous types confondus, 22% en cours d’eau ou plan d’eau et 4% dans d’autres lieux", assure Aymeric UNG, épidémiologiste à Santé publique France en charge de l'enquête "Noyades 2018".

Il reste malgré tout plus difficile de nager en milieu naturel, que ce soit en mers, lacs ou rivières, qu'en piscines.

Les pompiers de France conseillent de "préférer les zones de baignade surveillées" et de "s’informer sur les zones de baignade pour savoir si elles sont surveillées". Très souvent des panneaux de signalisation indiquent si la baignade est surveillée ou non. Si ce n'est pas le cas, vous pouvez contacter la mairie sur laquelle se trouve la plage ou le lac concerné. En France, il est interdit de se baigner dans certains fleuves et certaines rivières. C'est souvent le cas à cause des courants forts, comme dans la Loire, par exemple, ou de la pollution élevée. La baignade est qui plus est rarement surveillée dans les fleuves et les rivières.

Les bons réflexes à avoir autour de la piscine

Concernant les piscines privées, elles doivent disposer d'un système de sécurité pour éviter les risques de noyade, notamment chez les enfants. Les sapeurs-pompiers de France recommandent d'équiper les piscines de "barrières de protection, de bâches, de cloisonnements ou d'alarmes". Ils donnent également des conseils de bon sens, comme retirer l'échelle des piscines hors sol pour éviter qu'un enfant ne puisse monter dans la piscine lorsqu'il est sans surveillance. Les sapeurs-pompiers conseillent également de "retirer tous les jouets de la surface de l'eau pour ne pas attirer les enfants".

Les pompiers recommandent également d'avoir une perche et une bouée au bord de la piscine afin de pouvoir intervenir rapidement en cas de problème. Pour les enfants ne sachant pas nager, il est important de les équiper "de brassards ou de maillots de bain avec flotteurs intégrés adaptés à la taille, au poids et à l’âge de l’enfant. Il faut également "prendre des brassards portant le marquage CE et la norme NF 13138-1".

Valéry Vincent, sapeur-pompier professionnel en Charente-Maritime et conseiller technique départemental "sauvetage aquatique" assure dans les résultats de l'enquête Noyades 2018 que "la méconnaissance des dangers du littoral accroît le risque de noyade. Sur la côte atlantique, les courants et les baïnes sont des éléments qui mettent les baigneurs en difficulté". En cas de noyade, il recommande d'"alerter les secours" et de "sortir la victime de l’eau sans se mettre en danger.

Comment éviter l'hydrocution

L'hydrocution est également une forme de noyade provoquée par un passage brutal d'un corps chaud dans une eau froide. Ce changement de température entraîne "un arrêt cardio-circulatoire au contact de l'eau" selon le Pr Christian Virenque, ancien médecin urgentiste interrogé par Le Journal des Femmes. L’hydrocution est un accident qui survient lors de l’entrée dans l’eau après une longue exposition au soleil. L’accident est provoqué par la différence de température entre le corps et l’eau, ainsi lors de l’entrée dans l’eau, les vaisseaux, dilatés par l’exposition au soleil et la chaleur, subissent une rétraction brutale ce qui entraîne une syncope. L’hydrocution peut entraîner la noyade.

Les enfants, les personnes ayant des antécédents ou des maladies cardiaques et les personnes âgées ont plus de risques d'avoir une hydrocution. Pour le médecin, afin d'éviter l'hydrocution, il faut "pénétrer dans l'eau avec prudence en mouillant au préalable vos bras, votre nuque, votre dos, votre torse puis vos jambes pour vous habituer à la différence de température". Afin de vous alerter, sachez qu'il existe des signes annonciateurs de l'hydrocution tels que les démangeaisons, les frissons, les crampes, les troubles auditifs ou visuels, les maux de têtes apparus soudainement, un état de fatigue soudain ou une pâleur sur le visage".

Sources

Résultats de l'enquête "Noyades 2018", Ministère de l'Intérieur, 25 juin 2019.

https://www.interieur.gouv.fr/Archives/Archives-des-actualites/2019-Actualites/Resultats-de-l-enquete-Noyades-2018

PRÉVENTION DES RISQUES LIÉS À LA BAIGNADE, pompiers.fr.

https://www.pompiers.fr/grand-public/prevention-des-risques/prevention-des-risques-lies-la-baignade

Hydrocution : symptômes, comment l'éviter, que faire si ça arrive ?, Le Journal des Femmes, 6 juillet 2020. 

https://sante.journaldesfemmes.fr/fiches-sante-du-quotidien/2548116-hydrocution-definition-symptome-eviter-que-faire-noyade-mort/

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