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Pour commencer, nous pourrions dire que le temps ne rend pas malade, mais il peut accentuer certains symptômes chez certaines personnes déjà malades, âgées ou prédisposées à certains malaises. Hormis les allergies au pollen, les maladies dites météo sensibles, comme la migraine, infarctus ou les accouchements prématurés n’ont pas encore été prouvés scientifiquement.

Météo : joue-t-elle sur notre santé ?

La science qui étudie l’effet de la météo sur les êtres vivants, s’appelle la biométéorologie. De nombreuses études ont fait le lien entre des conditions météo précises et une série de maux. L’absence de lumière aurait un impact non négligeable et provoquerait des troubles dépressifs (SAD), comme la fatigue, la déprime, le retrait social, le manque d’intérêt.

Un long enfermement, dû à des conditions climatiques fortes comme du vent, pluie, orage, tempête peut provoquer irritabilité, dépression, anxiété. En revanche, le lien entre ces conditions météorologiques et la santé est de mieux en mieux observé. On sait, par exemple, que, dans les pays aux variations de température marquées, le taux de mortalité s’élève en hiver en raison de l’augmentation des maladies circulatoires, respiratoires et infectieuses. Lors d’un refroidissement soutenu ou d’une hausse importante du taux d’humidité, les douleurs arthritiques peuvent s’accroitre.

Des études montrent aussi que les problèmes cardiovasculaires, notamment l’angine, sont plus fréquents après un dur froid. À la suite de journées froides, l’hémoglobine du sang s’accroît et pendant les mois d’hiver la pression sanguine diastolique (au moment de la phase de relâchement du cœur) est plus élevée. Le froid aggrave aussi l’asthme.

On ne doit pas sous-estimer les nombreux effets indirects liés au temps hivernal. Le verglas, est responsable d’une augmentation des chutes et, par le fait même, des fractures.

L’orage se caractérise par des changements soudains de températures ou de pressions ou de variations atmosphériques. La chute de la pression atmosphérique ou l’augmentation de l’humidité liée à l’arrivée d’un front chaud pourraient favoriser des crises cardiaques, des ulcères hémorragiques ou des migraines. Il peut aussi être responsable de migraines et de rhumatismes.

Attention : il faut emmener immédiatement aux urgences toute personne foudroyée. En cas de perte de connaissance, pratiquez un massage cardiaque en attendant les secours.

La pluie transporte bactéries et virus et malheureusement dans la plupart des cas, il s’agit d’une eau polluée. Les polluants apportés par la pluie (vapeurs d’essence, combustibles riches en dioxyde de soufre, pesticides) sont transportés, parfois sur de longues distances par les vents, et retombent sur la terre sous forme de pluie, neige, brouillard. Ils agressent les poumons et diminuent la résistance aux infections respiratoires. Cette pluie en ruisselant sur des surfaces salies comme une toiture, va se charger en plus de bactéries et de virus. L’eau de pluie est chargée de toutes les saletés de l’atmosphère et ne doit absolument pas être consommée ni utilisée à des fins domestiques (bains, fer à repasser…).

Le vent est bien connu pour être source d’irritabilité et d’insomnie. L’autan, le mistral, la tramontane, le chamsin, le foehn… on les accuse de nous faire perdre la tête. Malheureusement, cela reste un sujet à controverse, car il n’y a pas deux personnes qui réagissent de la même façon. En général, il énerve et entraine maux de tête, migraine, irritabilité, insomnie, voire désordres mentaux.

Sources

Remerciement au docteur Gilles Mondoloni.

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