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Escarpin ou basket ? Tailleur pantalon ou jupe ? Jean, blazer ou costume ?

C'est un véritable casse-tête de choisir sa tenue et ses accessoires pour donner la meilleure image de soi – celle que le recruteur veut en tout cas voir en face de lui - lors d'un entretien d'embauche. Quand on cherche un job, on est jugé sur ses compétences, sa personnalité, mais aussi sur son apparence, le jour de l'entretien. Et en matière de look, certains faux pas sont rédhibitoires, plus précisément, concernant les couleurs des vêtements. Certaines sont-elles à bannir pour espérer se faire embaucher ?

“ Il n'y a pas de couleurs à éviter”, répond d'emblée Marion Coqueblin, conseillère en image, contactée par Medisite. ‘Mais il y a des couleurs à prioriser, en fonction du secteur d'activités dans lequel on souhaite travailler.”, ajoute-t-elle.

Les dress codes classiques pour les entretiens

Pour choisir les couleurs de ses vêtements, il est donc important de réfléchir aux codes véhiculés, au sein du secteur visé. Est-ce la rigueur et l'organisation qui priment ou l'ouverture vers les autres ? Faut-il apparaître rassurant ou afficher sa créativité ? « Par exemple dans les secteurs de la banque, l'assurance, la comptabilité ou encore la finance, si vous arrivez avec des couleurs criardes, cela sera rédhibitoire. C'est un secteur très codifié, dans lequel on ne sort pas du bleu marine, du bleu ciel, du blanc, du noir et du gris. Ce sont les couleurs rassurantes et qui témoignent d'une certaine rigueur, mais il ne s'agit en aucun cas de couleurs communicantes », explique la conseillère en image.

Dans ces secteurs et d'autres également très codifiés, les hommes devront opter pour un costume sombre et une chemise. Faut-il porter une cravate pour compléter le look ? « Porter une cravate ou non dépendra du niveau du poste, car la cravate est un élément de pouvoir. Je conseille de se rendre à la sortie de l'entreprise, de constater si les salariés la portent ou non et de s'adapter en fonction », recommande Marion Coqueblin.

Dans ces secteurs très codifiés, les femmes ont un peu plus de liberté que les hommes quant au choix de la couleur de leurs vêtements. « Elles peuvent porter les couleurs neutres – bleu marine et ciel, blanc, gris et noir - et ce qu'on appelle les nouveaux neutres comme le bordeaux, le vert bouteille, le bleu intense, le rose pâle, le nude ou encore le beige. Quant aux lignes, je conseille de porter des vêtements très structurés : un tailleur pantalon ou jupe, avec un tombé droit, une veste bien coupée. Les lignes et les angles renvoient à la rigueur et à l'organisation de ces secteurs », explique la spécialiste.

Recherche d'emploi : l'orange pour la créativité

Ces couleurs classiques qui rassurent les recruteurs de certains secteurs pourront au contraire desservir dans des milieux créatifs, les métiers de la tech, le graphisme, la communication, les start-up en général... « Comme je l'ai déjà dit, aucune couleur n'est interdite. Si on porte du bleu marine alors on porte un jean, beaucoup moins strict qu'un costume. Ce ne sont pas les couleurs qui sont mal perçues mais les codes classiques », note l'experte.

En effet, les couleurs, mais aussi les matières et pièces choisies participent à construire l'image que l'on renvoie. Ainsi, si on postule en tant que graphiste dans une start-up, on ne choisira pas de porter des chaussures Richelieu mais plutôt des baskets.

« Pour témoigner d'un esprit ouvert, communiquant, on porte un jean, une jolie veste qui ne sera pas noir, bleu ou grise mais qui intègre des touches de couleur ou des motifs. Pour les métiers de la création, on peut tout à fait opter pour de l'orange. C'est une couleur vitaminée qui témoigne du dynamisme et surtout de la créativité de la personne », développe la coach en image.

Pour les secteurs où le no dress code est érigé en dress code, on ose les couleurs soutenues, plus vibrantes et saturées. Pour les secteurs plus entre-deux, on peut porter des couleurs, mais dans ce cas plus mates.

Coller aux valeurs de l'entreprise

Enfin, il peut aussi être utile de s'interroger sur les couleurs qui correspondent dans l'imaginaire collectif au secteur professionnel visé. « Un secteur d'activités est parfois relié à des couleurs. Et, consciemment ou non, ce sont des éléments qui comptent pour le recruteur.

Par exemple, si on postule dans un laboratoire pharmaceutique ou pour le secteur médical, on peut porter du blanc et du vert qui renvoient à la pureté, la nature et offrent un côté aseptisé, rassurant...

Autre exemple, si l'on veut travailler dans le secteur de la petite enfance, on ne se présente pas en noir, qui incarne, la fermeture, l'austérité. On choisit des couleurs pastel, douces, des matières réconfortantes... », conclut l'experte.

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Sources

Merci à Marion Coqueblin, coach en image.

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