Valsartan : L’Agence européenne du médicament prévoit davantage de cancers en Europe

Publié le 03 Août 2018 à 10h18 par Morgane Garnier, Journaliste Santé
Après avoir procédé au rappel de certains médicaments contenant du valsartan en juillet 2018, l'Agence européenne du médicament (EMA) a annoncé dans un communiqué datant du 2 août 2018 que la substance problématique risquait d'augmenter le taux de cancers en Europe.

© IstockUne information qui risque d'en inquiéter plus d'un. Dans un communiqué du 2 août 2018, l'Agence européenne du médicament (EMA) a affirmé que certains médicaments à base de valsartan, prescrits pour traiter notamment l'insuffisance cardiaque et l'hypertension, pourraient être à l'origine d'une augmentation du taux de cancers en Europe.

En effet, certaines spécialités à base de valsartan avaient déjà fait l'objet d'un rappel sur l'ensemble du territoire européen le 6 juillet 2018 à cause de la présence de N-nitrosodiméthylamine (NDMA), une substance classée comme probablement cancérogène chez l’homme. Les productions de ces traitements, fabriqués par la société chinoise Zhejiang Huahai Pharmaceuticals et commercialisés par neuf laboratoires, avaient alors été immédiatement arrêtées.

"Un cas supplémentaire de cancer sur 5000 patients"

L'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) avait indiqué qu'une investigation visant à connaître l'impact de cette impureté était en cours. Les résultats sont maintenant tombés : "l'EMA estime qu'il pourrait y avoir un cas supplémentaire de cancer sur 5 000 patients prenant les médicaments touchés à la plus haute dose de valsartan (320 mg) chaque jour pendant sept ans", a écrit l'EMA dans son communiqué, qui explique se fonder "sur les niveaux moyens de cette impureté détectés dans la substance active par Zhejiang Huahai Pharmaceuticals (60 parties par million)" ainsi que sur "des études sur des animaux".

Paradoxalement, l'Agence a par ailleurs rappelé qu'il n'existait "pas de risque immédiat pour les patients", qui ne doivent pas arrêter leur traitement sans avis médical. L'ANSM a également mis a disposition un numéro pour toute interrogation sur les médicaments en question : le 0 800 97 14 03.

Les maladies cardiovasculaires et taux de mortalité : un lien étroit

Selon le ministère de la Santé, les maladies cardiovasculaires sont la deuxième cause de mortalité en France, avec 140 000 décès par an. Parmi elles, on retrouve les cardiopathies coronariennes, les cardiopathies congénitales ou encore les thromboses veineuses profondes et les embolies pulmonaires. Les facteurs de risque principaux sont les antécédents familiaux, l'hypertension, le tabagisme, l'obésité, l'alcool ou encore la sédentarité.

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