Maladies cardiovasculaires : les personnes de petite taille seraient plus à risque

Publié le 01 Avril 2019 par Morgane Garnier, Journaliste Santé
Une récente étude internationale a démontré que les personnes de petite taille avaient 13% de risques en plus de développer une maladie cardiovasculaire. La qualité des fonctions pulmonaires pourrait expliquer cette association.
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De précédentes études avaient déjà montré qu'être de petite taille était associé à un risque accru de diabète de type 2, sans pour autant pointer une relation de cause à effet. De nouveaux travaux publiés le 27 mars 2019 dans la revue Communications Biology suggèrent cette fois que ces individus auraient également 13% de risques en plus de développer une maladie cardiovasculaire, et qu'il y aurait un lien de causalité.

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Maladies cardiovasculaires : des risques diminués de 16% chez les plus grands

Pour arriver à ce constat, les chercheurs ont recruté 500 000 individus âgés entre 37 et 73 ans à travers la Grande-Bretagne. Les participants ont dû répondre à des questionnaires concernant leur état de santé (taux de cholestérol, de triglycérides, tension artérielle, etc.), leur niveau d'éducation et leur niveau de vie. Les chercheurs se sont également penchés sur plus de 800 endroits du génome humain associés à la taille chez les adultes. Au final, ils ont pu observer que les personnes de petite taille avaient 13% de risques en plus de développer une maladie cardiovasculaire, tandis que ces risques étaient diminués de 16% chez les plus grandes.

Une activité physique régulière et l'arrêt du tabac comme moyens de prévention

Et selon les chercheurs, ces résultats seraient principalement imputables aux fonctions pulmonaires, moins bonnes chez les adultes les plus petits à cause de la quantité moindre d'air inspiré et expiré. "Nos résultats suggèrent que nous avons besoin d'évaluer la fonction pulmonaire en même temps que la taille d'un individu pour essayer de mieux déterminer son risque de développer une maladie cardiovasculaire", explique la docteure Eirini Marouli, auteure principale des travaux.

Des résultats qui suggèrent également des pistes de prévention, au niveau du mode de vie notamment : "Les individus de petite taille pourraient par exemple considérer l'activité physique régulière et l'arrêt du tabac comme moyens de prévention des risques de maladie cardiovasculaire et l'amélioration de la fonction pulmonaire", affirme le professeur Panos Deloukas, co-auteur de l'étude.

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