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La fracture du pénis

La fracture du pénis© Adobe Stock

La fracture du pénis correspond à la rupture de l’enveloppe (ou albuginée) d’un ou des deux corps caverneux, les tissus spongieux situés dans la verge qui se gorgent de sang pendant l'excitation sexuelle et permettent donc l’érection. La rupture de ces corps caverneux a le plus souvent lieu pendant un rapport sexuel, rapporte l’Association Française d’Urologie (AFU).

Les symptômes : En cas de fracture du pénis, celui-ci perd immédiatement son érection. Un craquement peut se faire entendre, et un hématome peut apparaître.

Que faire en cas de fracture du pénis ? Consultez un médecin en urgence. Un traitement chirurgical sera souvent envisagé pour retirer l’hématome et réparer l’enveloppe du corps caverneux. Le chirurgien devra aussi s’assurer que l’urètre – le conduit qui amène l’urine de la vessie jusqu’à l’extérieur – n’est pas endommagé. S’il présente une plaie, une intervention chirurgicale permettra de le suturer.

Attention : Une fracture du pénis non traitée peut donner lieu à des dysfonctions érectiles et des courbures de verge, facteur de risque de la maladie de Lapeyronie, rappelle l’AFU.

Que faire pour éviter cet accident ? Attention aux positions à risque de fracture du pénis ! Ne soyez pas trop brusque ou trop pressé, car le "faux-pas coïtal" est la principale cause de fracture du pénis : "À force de rentrer et sortir, le pénis de l'homme peut faire un mauvais mouvement et rater l'entrée du vagin" expliquait à Medisite le docteur Marc Galiano, urologue.

Dans 29% des cas, la fracture du pénis survient dans la position de la levrette, au cours de laquelle la verge risque de cogner le pubis ou l’anus de la femme.

La déchirure vaginale

La déchirure vaginale© Adobe Stock

"Une réelle déchirure vaginale peut survenir en cas de rapport très violent. Elle s’observe plutôt dans certains pays d’Afrique au contexte culturel particulier où les violences et les mutilations sexuelles sont ritualisées. En Europe, les cas de déchirures restent rares mais des légers traumatismes vaginaux sont assez fréquents", révèle le docteur Roger Dupuy, gynécologue et sexologue.

Les symptômes : "La femme peut présenter des petites ruptures de la muqueuse et éventuellement des saignements, surtout au niveau de la fourchette, la partie de la vulve qui part en arrière vers l’anus", décrit le docteur Dupuy. "Ces lésions surviennent surtout si la femme est un peu contractée ou si sa lubrification naturelle n’est pas suffisante. Les douleurs n’apparaissent généralement pas pendant l’acte, mais plutôt après."

Comment éviter ces ruptures ? "Utilisez du lubrifiant en cas de sécheresse vaginale, quelle que soit sa cause (physiologique ou psychologique) et ne négligez pas les préliminaires : ils permettent au vagin de se lubrifier suffisamment et à l’excitation de monter", avertit le médecin.

Attention : "Quand une femme a très mal pendant un rapport, son corps s’en souvient et se bloquera la fois d’après. Même si elle est consentante et qu’elle désire le rapport, l’excitation peut laisser la place à la peur d’avoir mal. Un cercle vicieux se met alors en place : la peur entraîne une sécheresse intime et une contraction involontaire des muscles qui enserrent le vagin, ce qui à l’excès s’appelle du vaginisme. Les tentatives de pénétrations seront alors douloureuses, renforçant la peur", nous explique le docteur Dupuy.

"Le vécu du premier acte compte beaucoup et il est important d’avoir à l’esprit qu’en France, 13% des femmes sont abusées, qu’il s’agisse d’un viol ou d'un attouchement. En discuter avec son partenaire et comprendre que le rapport sexuel ne se réduit pas à la pénétration seront des étapes primordiales dans la résolution de ce traumatisme psychologique.", souligne le spécialiste.

La rupture du frein

La rupture du frein© Adobe Stock

Le frein est la fine partie de peau qui fait la jonction entre le gland et la verge. Lors de l’érection, le gland se décalotte et le frein se tend. Si le frein est trop court ou que le rapport est trop brutal, cette petite peau peut se déchirer.

Les symptômes : Une rupture de frein cause une violente douleur et un saignement.

Que faire en cas de rupture du frein : Comprimer la zone une dizaine de minutes à l’aide d'une compresse propre pour arrêter le saignement. "Il faut directement après consulter un spécialiste qui pratiquera une opération appelée plastie du frein" expliquait à Medisite le docteur Galiano, urologue. A

près cette opération, l’homme doit s’abstenir de tout rapport sexuel pendant une vingtaine de jours pour permettre un succès complet de la réparation du frein.

Le pénis captif

Le pénis captif© Adobe Stock

Le pénis peut-il resté "bloqué" dans le vagin ? "C’est très rare", rassure le docteur Dupuy. "Si le vagin n’accepte pas la pénétration, par exemple en cas de vaginisme, il se serrera avant même la pénétration. Mais lorsque le vagin accepte la pénétration, le risque de contraction autour du pénis est peu probable", développe le médecin.

"D’autant que si les muscles qui enserrent le vagin se contractent et serrent le pénis au point de générer une douleur, l’homme va perdre son érection. Le retrait ne posera alors plus de problème" ajoutet-t-il.

Bon à savoir : "Si ce phénomène est très rare au niveau du vagin, il est plus fréquent en cas de tentative de sodomie", précise le docteur Dupuy.

Une maladie post-orgasmique

Une maladie post-orgasmique© Adobe Stock

La maladie post-orgasmique est un syndrome très rare qui survient chez l’homme après l’éjaculation, qu’elle soit provoquée par un rapport sexuel ou par une masturbation*.

Les symptômes : Un état grippal comprenant de la fièvre, une grande fatigue et des irritations oculaires ainsi que des perturbations cognitives comme des difficultés de concentration et une irritabilité surviennent quelques minutes à quelques heures après l’éjaculation. Ils disparaissent spontanément au bout de trois à sept jours.

Que faire en cas de maladie post-orgasmique ? Les causes de cette maladie sont encore mal connues. Dans l’hypothèse où ce syndrome serait lié à une réaction auto-immune de l’organisme au liquide séminal de l’homme, un traitement de désensibilisation pourrait être envisagé.

*Post orgasmic illness syndrome (POIS), Waldinger 2016, Translational Andrology and Urology.

Un étranglement du pénis

Un étranglement du pénis© Adobe Stock

Un étranglement de la verge peut survenir dans le cadre de l’utilisation d’un anneau pénien (aussi appelé "cockring"). Ce jouet sexuel a pour but d’améliorer les performances sexuelles en retardant l’éjaculation et en maintenant le pénis en érection. En métal, en plastique ou en caoutchouc, il se place à la base de la verge ou autour des testicules.

Les symptômes : Un étranglement de la verge peut générer des lésions de la verge et du scrotum, voire un œdème du pénis ou une amputation partielle, selon l’Association Française d’Urologie (AFU).

Que faire en cas d’étranglement pénien ? Il faut consulter en urgence pour éviter les complications vasculaires (blocage de la circulation sanguine et risque de troubles érectiles) et les infections secondaires telles que la gangrène, alerte l’AFU.

Comment éviter cet accident ? A l’achat, préférez un anneau en matière souple (plastique ou caoutchouc) plus facilement sécable en cas d’urgence que le métal. Ne gardez pas un anneau plus de 30 minutes sur le pénis en érection et laisser le temps au flux sanguin de revenir à la normale avant une nouvelle utilisation.

Un objet perdu dans le corps

Un objet perdu dans le corps© Adobe Stock

Attention aux jouets sexuels ou aux objets utilisés pendant un rapport sexuel : mal employés, ils peuvent se bloquer dans le rectum et, plus rarement, dans le vagin.

Que faire en cas d’objet bloqué ? Détendez-vous pour relâcher vos muscles. Cela vous aidera à retirer le jouet. Si l’objet remonte trop haut dans le rectum, une consultation aux urgences sera nécessaire pour le retirer.

Un traumatisme psychologique

Un traumatisme psychologique© Adobe Stock

"Les traumatismes liés aux rapports sexuels sont, en France, plus souvent psychologiques que physiques", relève le docteur Dupuy. Ils peuvent par exemple découler d’une expérience douloureuse ou d’un rapport non consenti.

"Le traumatisme psychologique survient souvent lors du premier rapport sexuel, lorsque la défloration est assez violente" précise le spécialiste. Une consultation chez un psychologue et/ou un sexologue permettra à la personne qui en souffre de surmonter son traumatisme.

Bon à savoir : "Un autre traumatisme est celui de l’intégration de la pornographie comme éducation sexuelle" souligne le médecin, qui déconseille vivement de comparer sa sexualité à celle montrée dans la pornographie. "En réalité, les rapports sexuels comprennent l’attente et le désir. La plupart du temps, les deux partenaires ne jouissent pas de façon simultanée, et c’est normal", rassure-t-il enfin.

Prendre du recul par rapport à ces situations trompeuses et arrêter de se comparer aux acteurs de films pornographiques permettra de s’épanouir pleinement dans sa sexualité.

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Sources

-Merci au docteur Roger Dupuy, sexologue et gynécologue à Paris et à Esbly (77). www.roger-dupuy-sexologue.fr

-Association Française d’Urologie : urofrance.org

-Post orgasmic illness syndrome (POIS), Waldinger 2016. Translational Andrology and Urology. 

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