Gingko biloba : les dangers à connaître

En médecine douce, et plus particulièrement en phytothérapie, on recommande parfois le ginkgo biloba qui est une plante connue pour ses propriétés stimulantes au niveau cognitif et notamment sur la mémoire et la concentration. Mais court-on, avec le ginkgo biloba, un danger lorsqu’on l’utilise régulièrement ? Quelles précautions faut-il prendre avant d’avoir recours au ginkgo biloba ?
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Vertus du gingko biloba

Les médecines douces telles que la naturopathie, et plus spécifiquement la phytothérapie, peuvent être amenées à recommander la prise de gingko biloba pour ses nombreuses vertus (on trouve cette plante sous forme de gélules à prendre à raison de 120 à 240 mg par jour). En effet, on utilise cette plante pour améliorer l’oxygénation du cerveau et ainsi favoriser la mémoire et la concentration, en particulier chez les personnes âgées. L'Agence nationale de santé (ANSM) a d’ailleurs maintenu son autorisation de mise sur le marché dans l'indication des troubles cognitifs du sujet âgé. Ses propriétés vasculaires justifiaient également qu’on le préconise en cas de troubles auditifs et visuels ou encore dans le cadre du syndrome de Raynaud. Pourtant, bien que les vertus du gingko biloba soient communément admises, elles sont depuis peu remises en question. En effet, plusieurs études auraient démontré que cette plante ne permettait pas de prévenir le déclin cognitif. Certaines recherches pointent même du doigt la potentielle dangerosité de cette plante. Alors qu’en est-il ?

Dangers du ginkgo biloba

Outre les diverses études qui ont conclu à l’inefficacité du gingko biloba, d’autres vont plus loin en estimant qu’il présente des risques d'hypersensibilité et d'hémorragies (y compris cérébrales). Cela serait dû à son effet anticoagulant. Ainsi, il est déconseillé de prendre des compléments alimentaires contenant du ginkgo biloba dans les 36 heures précédant une intervention chirurgicale. Plus communément, le gingko peut entraîner d’autres effets indésirables mineurs tels que des troubles gastro-intestinaux, des maux de tête, des vertiges ou provoquer des réactions allergiques au niveau de la peau. Par ailleurs, le gingko biloba entraîne une diminution du taux de sucre dans le sang, de sorte qu’il ne doit pas être employé chez les personnes qui prennent déjà un traitement hypoglycémiant ou qui utilisent des compléments alimentaires destinés à faire baisser la glycémie (ce qui comprend entre autres la coenzyme Q10, le curcuma ou encore le ginseng). Enfin, par mesure de précaution, on déconseille l’usage du ginkgo chez les femmes enceintes et allaitantes.

Gingko biloba : dangers dans le cadre du traitement du cancer

Le gingko biloba possède également des propriétés antioxydantes. Habituellement plébiscitées, ces vertus pourraient toutefois réduire l’action de certains traitements anticancéreux qui ont pour principe d’oxyder les cellules tumorales. C’est notamment le cas de la radiothérapie, de certains antibiotiques utilisés pour combattre le cancer et des chimiothérapies à base d’anthracyclines, de cyclophosphamides ou de dacarbazine. De plus, le gingko biloba augmenterait la dangerosité de plusieurs de ces traitements déjà connus pour leur toxicité.

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Source(s):

"Ginkgo". Fondation contre le Cancer.