Parkinson : un quart des malades sont mal diagnostiqués !

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D’après un nouveau sondage, plus d'un quart des personnes atteintes de la maladie de Parkinson ont été mal diagnostiquées.

Incroyable mais vrai. Un sondage réalisé par l'organisation caritative Parkinson's UK a révélé que de nombreuses personnes atteintes par la maladie de Parkinson ont été “mal diagnostiquées”.

26 % des malades ont été informés qu'ils avaient “autre chose”

Plus d'un quart des personnes atteintes de la maladie de Parkinson ont été diagnostiquées à tort. C’est du moins ce que révèle un sondage, mené auprès de 2000 personnes.

Ce dernier a révélé que 26 % des malades ont été informés “qu'ils avaient autre chose que Parkinson”, tandis que 21 % avaient vu leur médecin généraliste trois fois ou plus avant d'être référés à un spécialiste.

Parmi ceux qui ont été mal diagnostiqués, 48 % ont reçu un traitement pour une maladie inexistante, 36 % ont reçu des médicaments, 6 % ont subi des opérations et 6 % ont reçu à la fois des médicaments et des opérations.

Parmi ceux qui ont reçu un traitement inutile, 34 % ont déclaré que leur état de santé s'était détérioré.

L’enquête a également dévoilé que les femmes étaient plus susceptibles d'être mal diagnostiquées que les hommes, et les erreurs étaient plus fréquentes chez les personnes âgées de 51 à 60 ans.

Selon Katie Goates, gestionnaire de programme de communication chez Parkinson's UK, "la maladie de Parkinson est incroyablement complexe – elle entraîne une quarantaine de symptômes – et elle affecte tout le monde différemment. Il n'existe pas de test définitif pour la reconnaître, et par conséquent, il arrive que des personnes soient mal diagnostiquées…", reconnaît-elle.

“Notre enquête a montré qu'à cause de cela, les gens voient leur santé se détériorer, ce qui est inacceptable”, ajoute-t-elle.

Qu’est-ce que la maladie de Parkinson ?

La maladie de Parkinson est une maladie neuro-dégénérative caractérisée par la destruction d’une forme spécifique de neurones : les neurones à dopamine de la substance noire du cerveau. Ces neurones sont impliqués dans le contrôle des mouvements.

Le premier critère pour poser le diagnostic est la présence de deux au moins des trois symptômes majeurs de la maladie :

  • Lenteur dans les mouvements.
  • Rigidité.
  • Tremblements aux repos.

Des traitements existent pour améliorer la qualité de vie des malades, mais ils ne permettent pas d’arrêter l’évolution de la maladie, qui est propre à chacun et dépend de nombreux facteurs. Les recherches actuelles portent sur différentes pistes.

À ce jour, les causes de la maladie restent inconnues.

Le diagnostic

Le diagnostic n’est jamais évident et demande de l’expertise. Il a pour but d’écarter d’autres explications possibles aux symptômes constatés et de préciser s’il s’agit d’une maladie de Parkinson proprement dite ou d’un autre syndrome parkinsonien plus complexe.

Un diagnostic tardif et un éventuel retard à l’initiation du traitement ne change pas l’évolution ultérieure de la maladie.

Le diagnostic repose sur l’examen des symptômes présentés par le/la patient(e) et la prise en compte de son état général.

Il n’existe aucun examen sanguin permettant de poser un diagnostic.

Les examens d’imagerie (scanner, IRM du cerveau, scintigraphie cérébrale…) peuvent être pratiqués au cas par cas, mais ne sont généralement pas nécessaires pour poser le diagnostic de la maladie de Parkinson.

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mots-clés : Santé