Des funérailles écologiques, comment ?

Cercueil en carton, urne biodégradable... A l’heure où le respect de l’environnement nous préoccupe de plus en plus, nous sommes de plus en plus nombreux à souhaiter des funérailles écologiques. Voici les principaux moyens pour des obsèques plus "vertes".
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Des cercueils en carton pour les inhumations et les crémations

Des cercueils en carton pour les inhumations et les crémations© Adobe StockLes cercueils de luxe en bois d’importation sont cause de déforestation intensive. Même fabriqués en France, la provenance du bois est difficilement traçable et ils restent non écologiques car couper des arbres nobles pour brûler ou enfouir un cercueil n’est pas un geste écologiquement acceptable.
En plus du problème de l’impact du transport, les cercueils sont souvent traités avec des produits de finition toxiques (vernis, peintures). Pour une inhumation plus respectueuse de l’environnement "vous pouvez faire le choix d’un cercueil en carton, c’est celui qui a le moins d’impact sur l’environnement" informe Brigitte Lapouge-Déjean, auteur chez Terre Vivante. Il existe aussi des modèles mixtes, en carton avec un placage de bois en finition.

Si vous préférez du bois massif, mieux vaut privilégier les bois blancs à croissance rapide comme le peuplier bruts, sans peinture et sans vernis. Ces choix écologiques sont aussi économiques !

Des urnes biodégradables

Les urnes en matière synthétique sont sources de pollution. Si elles viennent de loin, elles ont aussi un impact sur l’environnement par le transport. Aussi, mieux vaut privilégier des urnes écologiques en matériaux naturels et/ou biodégradables et fabriquées localement. "Vous pouvez choisir une urne en carton ou en laine feutrée" suggère Brigitte Lapouge-Déjean. Il en existe aussi faites en sable ou en amidon. Elle rappelle "que la seule obligation en ce qui concerne l’urne est que celle-ci soit hermétique et suffisamment grande pour contenir toutes les cendres". Attention, les urnes biodégradables ne sont pas autorisées à être scellées sur les tombes ou dans les chapelles. Elles doivent être mises en pleine terre ou conservées dans une case au columbarium.

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Source(s):

Remerciements à Brigitte Lapouge-Déjean, collaboratrice à Terre Vivante et auteur avec Serge Lapouge et Laëtitia Royant de Funérailles écologiques : Pour des obsèques respectueuses de l'homme et de la planète, Editions Terre vivante, octobre 2018.