Crémation ou inhumation : la technique funéraire que les Français préfèrent

Publié le 26 Octobre 2018 à 11h07 par Bénédicte Demmer, journaliste santé
A l'approche de la Toussaint, le baromètre Ipsos pour les services funéraires de la ville de Paris révèle que pour la première fois en dix ans, le choix de la crémation est majoritairement choisi pour soi, mais aussi pour un proche.

Inhumation ou crémation ? Qui ne s'est pas déjà posé la question sur ce qu'il choisirait comme technique funéraire pour son propre enterrement ? Dans un communiqué, le baromètre Ipsos pour les Service Funéraires de la Ville de Paris révèle que pour la première fois en 10 ans la préférence revient à la crémation (60%) pour soi, mais aussi pour un proche (56%). En 2008, le choix de la crémation pour soi était déjà marjoritaire avec 53% des suffrages révèle l'enquête, "elle a gagné 10 points en 10 ans". Mais cette année, grande nouveauté, la majorité l'emporte aussi quand il s'agit de décider pour un proche. En 2008, ils étaient 44% à préférer la crémation. Aujourd'hui le choix de ce procédé est majoritaire avec 8 points de plus en 3 ans.

"Ne pas vouloir prendre trop de place"

Pour en arriver à ce constat, les experts d'Ipsos ont interrogé 1 000 personnes "constituant un échantillon représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus", entre le 30 août 2018 et le 7 septembre 2018 via une questionnaire en ligne. La grande question reste toujours pourquoi ? Selon le Baromètre Ipsos, la réponses diffère en fonction des générations. "Il est intéressant de noter que chez les jeunes, c'est le rapport au corps qui détermine le choix de la crémation : 34% déclarent préférer la crémation pour que leur corps ne se dégrade pas après la mort". En, ce qui concerne les plus de 60 ans, la première raison évoquée est "le souhait de ne pas laisser de trace ou de ne pas prendre de place" (42%). Entre 39% et 36% choisiraient cette option parce qu'elle est plus écologique.

En ce qui concerne le reste du processus funéraire une préférence reste toujours : la volonté d'organiser une cérémonie le jour des obsèques. "Encore plus lorsqu'il s'agit d'un proche (80%) quand la projection pour eux-mêmes(71%)", rapporte l'enquête. Néanmoins "un quart des Français déclare ne souhaiter aucun hommage dans le cadre d'une crémation pour un proche". Que ce soit inhumation ou crémation, afin de limiter les tensions déjà vive à la perte d'un proche et parce que c'est le moyen le plus sûr que vos volontés soit respectées, il faut en parler. Selon le sondage : "78% des parents ont fait part de leurs désirs à leurs enfants. Entre frères et soeurs, le sujet n'a été évoqué que par 53% des répondants".

Crémation : comment ça se passe ?

Cette dernière technique est très ancienne et déjà utilisée pendant l’Antiquité. Interdite avec un capitulaire sous Charlemagne, elle a été réintroduite avec la loi sur la liberté des funérailles au XIXème siècle. "Dans les années 80, la crémation était très marginale et concernait 1 % de la population. Lors de la crémation ont introduit le cercueil fermé, dans un four de briques chauffé à 800 degrés. Il n’y a pas de flammes, c’est précisément cette forte chaleur qui provoque la combustion spontanée du corps. Pour maintenir la température du four, les brûleurs à gaz sont plus tard allumés. En moyenne, la crémation dure 1h15. Une fois cette étape terminée, il faut laisser les cendres refroidir. Ces dernières sont ensuite déposées dans une urne qui est ensuite remise à la famille.

Vidéo : La technique funéraire préférée des Français

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