Après les patients de Berlin en 2011, de Londres en 2020 et de New York en février 2022, cet américain souhaitant rester anonyme est la quatrième personne à guérir du VIH grâce à une greffe de moelle osseuse. Le VIH, virus de l’immunodéficience humaine infecte les cellules porteuses du récepteur. Sa protéine gp20 s'y accroche et change de forme pour ensuite pénétrer dans la cellule. Cette étape cruciale du cycle viral nécessite des corécepteurs. Le CCR5 est le co-récepteur du VIH. Selon les dernières statistiques d’ONUSIDA, 38 millions de personnes vivent avec le VIH à travers le monde. 1,7 millions sont recensées comme nouvellement infectées, par ONUSIDA. Depuis le début de l'épidémie, on estime à 76 millions le nombre de personnes ayant contracté ce virus et à 40,1 millions le nombre de personnes décédées depuis le début de l'épidémie.

Nouvelle piste de traitement pour les personnes séropositives

Pour les 38,4 millions de personnes vivant avec le VIH (chiffres ONUSIDA 2021), la guérison de ce quatrième patient est une source d’espoir. Parmi eux, on compte 1,7 million d'enfants de moins de 14 ans. Tous les espoirs se retournent vers L'hôpital City of Hope, à l'origine d'un essai clinique qui étudie la faisabilité des greffes autologues (le receveur est son propre donneur) pour soigner les patients atteints du VIH.

La recherche fait de rapides avancées avec cette nouvelle procédure. Elle consiste à prélever les cellules souches sanguines du patient, puis de les modifier pour les rendre résistantes au VIH, grâce à des techniques de génie génétique. Celui-ci regroupe l’ensemble des outils et des techniques de la biologie moléculaire permettant, de manière contrôlée, l'étude de la modification des gènes. Grâce à leur isolement, clonage, séquençage, découpage, on recherche des traitements. Pour les patients atteints du VIH, une fois les cellules souches rendues plus résistantes, elles seraient réinjectées au malade. Il devient alors son propre donneur.

Ce quatrième patient guérit du VIH grâce à une greffe de moelle osseuse était atteint par le virus de SIDA depuis 1988. Il a bénéficié de cette greffe en 2019 pour traiter la leucémie que le VIH a engendré chez lui. Celui qu’on appelle désormais le patient « City of hope » est le plus âgé des porteurs du virus à subir cette greffe, grâce à laquelle il est en rémission aujourd’hui, tant de son cancer du sang que du VIH.

Sources

https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/vih

https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/infections-sexuellement-transmissibles/vih-sida/notre-action/

https://www.unaids.org/fr/resources/fact-sheet

https://www.solidarite-sida.org

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