À l’approche de la ménopause, il est souvent plus difficile de passer une bonne nuit de sommeil. Moins réparateur, plus court, la qualité du repos peut entraîner des dysfonctionnements sexuels chez les femmes. C’est le résultat d’une étude publiée ce mercredi par la North American Menopause Society (NAMS), une organisation à but non-lucratif consacrée à la bonne santé des femmes ménopausées en Amérique du Nord.

La ménopause, un tournant dans la sexualité

Si le manque de sommeil est un facteur de risque pour la santé, cette étude sur les femmes ménopausées révèle que leur vie sexuelle est, elle aussi, impactée. Les résultats de cette enquête proviennent d’informations transmises par 3 400 femmes, âgées en moyenne de 53 ans, entre décembre 2016 et septembre 2019.

Afin de parvenir à ce constat, les chercheurs ont évalué l’association potentielle de la qualité et durée du sommeil, avec le fonctionnement de la sexualité des personnes sondées. Les résultats sont éloquents : 26 % des femmes interrogées ont déclaré avoir subi des problèmes de sommeil liés à l’insomnie à partir de la cinquantaine. La moitié des participantes ont rencontré des difficultés pour dormir, à l’arrivée de leur ménopause. Sur les 3 400 femmes de l’étude, 43 % d’entre elles ont vécu des dysfonctionnements sexuels durant cette période.

Un signal clair pour les médecins

Les conclusions de ces travaux mettent en évidence la qualité du sommeil des femmes ménopausées et la fréquence de leurs rapports sexuels. Selon l’auteure de cette étude, le Dr Stéphanie Faubio n, il paraît important d’aborder la question du repos avec son médecin. “Dans un monde idéal, chaque femme devrait se faire interroger par son médecin traitant sur sa fonction sexuelle. Est-ce que c’est le cas ? Non, ça n’arrive presque jamais”.

Interviewée par le site américain CNN, l’auteure, directrice médicale de la North American Menopause Society, résume en une phrase le problème des femmes ménopausées : “Si vous demandez à une femme fatiguée de choisir entre du sommeil ou du sexe, elle choisira toujours la première option”.

Les dysfonctionnements liés à la sexualité féminine sont difficiles à appréhender, c’est pourquoi la Dr Faubion se félicite d’avoir traité ce sujet : "On ne peut parler de dysfonctionnement sexuel que si une femme est en détresse à ce sujet", déclare-t-elle. "Par exemple, une femme peut avoir un désir sexuel faible, mais cela peut ne pas la déranger. Nous sommes donc, à ma connaissance, la première étude à avoir réellement examiné non seulement la fonction sexuelle, mais aussi la détresse qui y est liée."

Comment mettre fin à ces problèmes ?

La spécialiste recommande d’aborder la fonctionnalité de la sexualité et de la qualité du sommeil avec un professionnel de santé. Il est difficile pour la majorité des femmes de se rendre compte qu’elles peuvent souffrir d’anxiété ou de dépression, voire d’apnée du sommeil.

L’auteure de l’étude conseille de faire de l’exercice, de prendre la lumière du soleil, et d’éviter la caféine, les aliments gras et épicés avant de dormir pour ne pas souffrir de troubles du sommeil.

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Sources

Communiqué de la North American Menopause Society (NAMS)- 21 avril 2021 Article de CNN 

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