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Toutes les femmes voient leur vie marquée d’une période caractéristique de l’arrêt de l’ovulation : la ménopause. En s’accompagnant de symptômes tels que la fatigue, les bouffées de chaleur, les troubles du sommeil ou encore l’irritabilité, la ménopause provoque un sacré chamboulement dans le quotidien des femmes.

Selon les observations effectuées par le corps médical et scientifique, l’âge moyen de la ménopause en France, soit plus de 11,5 millions de femmes, est fixé entre 50 et 51 ans.

Ménopause précoce : quand la fertilité cesse avant 40 ans

Caractérisée notamment par la disparition totale des règles, la ménopause signe l’arrêt des règles et la période ou les menstruations cessent progressivement dure entre 5 et 10 ans. Tout ce chamboulement hormonal survient entre 45 et 55 ans, en général. En général, oui, parce que ce n’est pas le cas de toutes les femmes. Certaines voient la ménopause s’inviter dans leur quotidien à un âge bien plus avancé que la cinquantaine.

On parle alors de ménopause précoce, lorsque l’arrêt total des règles survient avant 40 ans. Elle concernerait environ une femme sur 10 000 lorsqu’enregistrée à 20 ans, une femme sur 1000 si la ménopause survient avant 30 ans et une femme sur 100 lorsqu’elle arrive avant 40 ans.

L’hérédité mise en cause

Mais quelles sont les causes de cette situation ? Si, dans la majorité des cas, la ménopause précoce reste inexpliquée, sans cause reconnue, il existe pourtant quelques facteurs qui peuvent contribuer à son arrivée. Et l ’hérédité semble s’inviter en première position. En effet, selon plusieurs recherches sur le sujet, le facteur génétique est grandement mis en cause.

Il a été constaté qu’un grand nombre de femmes subissant une ménopause précoce, avaient dans leur entourage (mère, grand-mère ou bien soeur) une proche ayant souffert de la même chose. Et, cela a été observé dans 20 % des cas analysés au cours des travaux.

Les maladies auto-immunes

Sur la liste des causes potentielles de la ménopause se trouvent également les maladies auto-immunes. La thyroïdite, qui n’est autre qu’une inflammation de la glande thyroïde, est même particulièrement pointée du doigt, tout comme la maladie d’Addison ou le diabète type 1.

Dans le cas des maladies auto-immunes, le corps se met à produire des anticorps tout à fait anormaux : le système immunitaire y voit un « tissu étranger » et se défend. L’organisme se sentant attaqué, il se retourne alors contre lui-même en s’en prenant aux follicules ovariens.

Ainsi, l’organisme met à mal le fonctionnement de ces cellules, menant alors à l’insuffisance ovarienne, donc la ménopause précoce. Selon différentes études réalisées sur le sujet, les causes auto-immunes ainsi que plusieurs maladies générales seraient à l’origine de 20 % des ménopauses précoces.

Le tabagisme pointé du doigt

Qu’il soit actif ou passif, le tabac fait de sacrés ravages. Si ses conséquences néfastes sont bien connues dans d’autres contextes, le tabagisme jouerait également un rôle important dans la survenue précoce de la ménopause.

En effet, alors que chacun naît avec de nombreux follicules ovariens, permettant aux ovaires de sécréter progestérone et oestrogènes, l’organisme ne cesse d’en perdre au fil des années. Lorsque les follicules ovariens se trouvent en trop petite quantité, les ovaires cessent leur sécrétion et l’ovulation ne se fait plus : c’est la qu’intervient la ménopause.

Quel rapport, donc, avec le tabagisme ? Selon plusieurs études, il semblerait que l’exposition prolongée au tabac mènerait plus rapidement à la ménopause, en accélérant la destruction des follicules ovariens.

Chimio et radiothérapie : les traitements du cancer visés

Les traitements mis en place pour lutter contre le cancer font également partie des facteurs pouvant accélérer la ménopause. En effet, dans le cas d’une chimiothérapie ou d’une radiothérapie, le code génétique du stock de cellules présentes dans les ovaires se voit plus ou moins affecté.

Toutefois, cela ne signifie en aucun cas que toutes les femmes bénéficiant de ces traitements contre le cancer seront forcément ménopausées de manière précoce. Absolument pas ! L’impact du traitement sur les cellules ovariennes peut varier en fonction de la dose de radiation reçue, du type de médicament administré, de la zone du corps concernée et également de l’âge du patient à ce moment-là.

Les perturbateurs endocriniens au coeur du débat

Plusieurs études se sont également penchées sur la question des perturbateurs endocriniens, retrouvés dans de nombreux objets utilisés dans la vie courante. Produits alimentaires, produits ménagers, cosmétiques, textiles, dans la composition des isolants, des vernis, des cires à parquet, des peintures, des pesticides : les perturbateurs endocriniens sont bien malheureusement omniprésents.

Dans l’air, dans l’eau et même dans le jardin, ils exercent une influence continuelle et néfaste sur l’organisme, et particulièrement sur les fonctions hormonales, qu’ils ne manquent pas de dérégler.

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Sources

https://www.nature.com/articles/s41586-021-03779-7

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