Les médicaments antipsychotiques peuvent faire grossir

Les personnes qui prennent des antipsychotiques ne sont pas assez suivies, dénonce un médecin. Aussi l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) rappelle leurs effets secondaires dont la prise de poids, dans une lettre d’information du 29 octobre.

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© Adobe StockLes traitements antipsychotiques sont souvent à l’origine d'effets secondaires tels que : la prise de poids, le diabète, et dyslipidémie. Dans une lettre d’information, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) rappelle le 29 octobre 2018, que ces médicaments "exigent une collaboration étroite entre le psychiatre et le médecin généraliste afin d’assurer une prise en charge optimale du patient". Les résultats de la thèse psychiatrique soutenue le 11 octobre 2018, menée par le docteur Marine Le Pierres expliquent que "moins de 3 % des malades qui prennent un traitement antipsychotique sont correctement surveillés sur le plan biologique. 15 % n’ont aucun suivi".

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Un respect insuffisant de la surveillance biologique des patients

L’enquête a été conduite à partir des bases de données de l’Assurance maladie des Pays de la Loire, sur une population de près de 20 000 individus. Elle permet donc de mettre en évidence un "respect insuffisant de la surveillance biologique des patients traités". Par conséquent, l’ANSM, rappelle ses recommandations de suivi émises en 2010.
Avant le traitement, il faut :

  • rechercher les facteurs de risque du patient (antécédents médicaux, traitements en cours, hygiène de vie).
  • pratiquer des bilans cliniques et biologiques (calcul de l’indice de masse corporel, mesure du périmètre ombilical, mesure de la pression artérielle, dosages à jeun de la glycémie, du cholestérol (total, HDL, LDL) et des triglycérides).
  • informer les patients et leur entourage de la nécessité de consulter rapidement, en cas de survenue de symptômes évocateurs d’un diabète (polyurie, polydipsie, perte de poids).

Pendant le traitement, il faut :

  • une surveillance étroite portée sur le poids, la glycémie, la pression artérielle et le bilan lipidique

En cas d’anomalies détectées pendant le traitement, il faut :

  • rappeler aux patients les règles hygiéno-diététiques.
  • être pris en charge de façon thérapeutique. Faire intervenir un médecin traitant et un psychiatre qui peuvent amener, dans certains cas, à orienter le patient vers un spécialiste.

La liste des antipsychotiques autorisés en France

Antipsychotiques de 1ère génération :

Chlorpromazine (LARGACTIL®)
Cyamémazine (TERCIAN®)
Dropéridol (DROLEPTAN®)
Flupentixol (FLUANXOL®)
Fluphénazine (MODECATE® / MODITEN®)
Halopéridol (HALDOL®, HALDOL DECANOAS® &
générique)
Lévomépromazine (NOZINAN®)
Loxapine (LOXAPAC®)
Penfluridol (SEMAP®)
Perphénazine (TRILIFAN RETARD®)
Pimozide (ORAP®)
Pipampérone (DIPIPERON®)
Pipotiazine (PIPORTIL®)
Propériciazine (NEULEPTIL®)
Sulpiride (DOGMATIL® & génériques)
Zuclopenthixol (CLOPIXOL®)

Antipsychotiques de 2ème génération :

Amisulpiride (SOLIAN® et génériques)
Aripiprazole (ABILIFY®)
Clozapine (LEPONEX® & génériques)
Olanzapine (ZYPREXA®, ZYPREXA VELOTAB®,
ZYPADHERA®)
Palipéridone (INVEGA®)
Rispéridone (RISPERDAL® et génériques,
RISPERDALORO® et génériques, RISPERDAL
CONSTA®)
Sertindole (SERDOLECT®)
Tiapride (TIAPRIDAL® & génériques)

La schyzophrénie : maladie mentale effrayante

La schizophrénie est une maladie mentale qui effraie de nombreuses personnes. Elle ne touche qu’une personne sur 100, ce qui explique qu’on la connaisse assez peu. Elle entraîne des troubles avec l’entourage, car les sensations et les sentiments de la personne malade sont anormaux. D’une façon générale, la schizophrénie fait son apparition vers la fin de l’adolescence ou au début de la vingtaine, sachant que les hommes sont autant concernés que les femmes. Toutefois, les femmes ont tendance à tomber malade un peu plus tard que les hommes. Plusieurs symptômes peuvent faire évoquer la schizophrénie. Lors de la phase prodromique (qui dure quelques semaines ou quelques mois) la personne s’isole et se désintéresse de ses activités habituelles ; elle a tendance à être facilement désorientée et déprimée. A la phase aiguë, le schizophrène a des hallucinations, des délires et des troubles du comportement. A la phase résiduelle, la personne se sent abattue et elle se replie sur elle-même avec des symptômes identiques à ceux de la première phase.

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