Diabete, Parkinson, troubles cardiaques : le venin d-animal peut vous soigner !

Touchant près de 100 000 à 120 000 personnes en France, la maladie de Parkinson est la deuxième pathologie neurodégénérative la plus fréquente dans le pays, après Alzheimer. Les chercheurs de l’Institut Pasteur à Tunis et de l'École Polytechnique Fédérale de Lausanne apportent une lueur d’espoir à ces malades sans traitement efficace. Ils vont travailler tenter de mettre au point un traitement à base de composés actifs extraits des venins de vipères et de scorpions.

Parkinson : les molécules du venin pour lutter contre la maladie 

L’intérêt des deux centres scientifiques pour le venin de ces animaux n’est pas un hasard. Le docteur Ines El Bini Dhouib  de l'Institut Pasteur de Tunis, co-responsable de la recherche, a expliqué à Franceinfo Afrique : "des études antérieures ont montré que des composés bioactifs purifiés à partir des venins animaux ciblent certaines molécules impliquées, soit en se liant à elles ou en inhibant leurs activités".

Les molécules dans le collimateur des scientifiques sont entre autres les protéines alpha-synucléine (α-syn), qui s’accumulent dans le cerveau des personnes atteintes. "Plusieurs travaux ont montré que l’agrégation de l’α-syn et sa propagation de cellule à cellule dans le cerveau jouent un rôle central dans l’initiation et la progression de la Maladie de Parkinson comme pour d’autres maladies neurodégénératives connues sous le nom de synucléinopathies", précise sur son site l'École Polytechnique Fédérale de Lausanne.

Ces protéines toxiques sont connues pour se lier aux récepteurs cellulaires de surface tels que les intégrines, les métalloprotéases matricielles ou les canaux ioniques, conduisant à une neuro-inflammation chronique et à des lésions neuronales.

Les chercheurs émettent l’hypothèse que les composés des venins du scorpion ou de serpent, plus particulièrement les molécules non-toxiques, pourraient venir en aide aux patients atteints de maladies dégénératives en ciblant ces récepteurs. Au cours des prochaines années, l’équipe tuniso-suisse compte “cribler, identifier et valider des molécules anti-Maladie de Parkinson à partir du venin de scorpions et de vipères ; et d’évaluer leur potentiel thérapeutique pour le traitement de la maladie de Parkinson et d’autres synucleinopathies".

Si ce traitement anti-Parkinson à base de venin n’est encore qu’au stade du développement, les venins d’animaux ont été utilisés dans de nombreux médicaments comme le montre notre diaporama.

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mots-clés : Diabète