Androcur© : faudra-t-il donner son accord par écrit avant de prendre ce médicament ?

Dans un communiqué, l'ANSM annonce qu'un groupe de travail s'est réuni afin de décider la mise en place de mesures permettant de mieux encadrer le prise de médicament à base d'acétate de cyprotérone (Androcur© et ses génériques) suspecté d'augmenter le risque de méningiomes. 

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© Adobe StockDes mesures sérieuses vont être prises dans le cadre de la prescription des médicaments à base d'acétate de cyprotérone (Androcur© et ses génériques). L'agence nationale du médicament annonce dans un communiqué qu'à l'issue d'une réunion qui a eu lieu le 16 novembre 2018, "en présence de l'Assurance maladie" plusieurs modalités ont été proposées afin de mieux sécurisé la prise de ce traitement suspecté d'entraîner des méningiomes.

Un risque élevé de développé une tumeur du cerveau

Entre autre, parmis ces mesures : la mise en place d'un formulaire à signer par les patients certifiant leur accord, "afin de susciter l'échange entre le patient et son médecin". Un document d'information pourrait également être envoyé aux personnes qui prennent déjà ce médicament d'ici la fin du 1er trimestre 2019, ainsi qu'un courrier pour les personnes traitées au cours de l'année. Un document serait également largement diffusé aux médecins qui ont pour habitude de prescrire de l'acétate de cyprotérone afin de leur souligner l'importance de mieux encadrer le traitement.
Afin de décider la mise en place de ces mesures et en trouver d'autres, le communiqué de l'ANSM annonce que son Directeur général "a proposé aux participants de constituer un groupe de travail" au cours d'une nouvelle réunion qui se tiendrait pour la fin de l'année 2018.

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Pour rappel l'acétate de cyprotérone, "est un dérivé de la progestérone ayant des propriétés anti-androgéniques. Les indications dépendent du dosage de cyprotérone", selon l'ANSM. Il est souvent prescrit "chez la femme dans le traitement de certaines maladies hormonales se manifestant par une augmentation du système pileux (hirsutisme) et chez l'homme dans certaines formes de cancer de la prostate".

Le 27 août dernier, l'ANSM rapportait les résultats d'une étude menée par l'Assurance maladie et le service de neurochirurgie de l'hôpital Lariboisière ayant découvert en étudiant les cas de 250 000 femmes soumises au traitement pendant au moins 7 ans que leur risque de développer un méningiome était augmenté. Le méningiome est une tumeur, dans la plupart des cas bénignes, qui se développe à partir des cellules méningothéliales de l'arachnoïde, c'est-à-dire des membranes qui enveloppent le cerveau et la moelle épinière (les méninges).

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