BPCO : définition, symptômes, traitements de la broncho-pneumopathie chronique obstructive

Certifié par nos experts médicaux MedisiteLa broncho-pneumopathie chronique obstructive, ou BPCO, est une maladie respiratoire provoquée par le tabagisme chronique. Les premiers symptômes sont une toux persistante et un manque de souffle, qui vont s’amplifier jusqu’à devenir handicapants. Il n’existe pas de traitement pour définitivement guérir de la BPCO, mais on peut stopper l’évolution de la maladie.
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Définition

La BPCO (broncho-pneumopathie chronique obstructive) est la maladie du « gros fumeur ». Il s’agit d’une maladie respiratoire chronique se caractérisant par l’altération progressive et permanente des alvéoles pulmonaires et des petites bronches. On peut ainsi dire que la BPCO est l’association de la bronchite chronique et l’emphysème (destruction des espaces aériens situés en dessous des bronchioles terminales).

La BPCO peut se déclarer dès 15 ans de tabagisme chronique, mais le plus souvent, la maladie ne débute qu’au bout de 20 ou 30 ans à fumer quotidiennement un paquet.

Si c’est une affection fréquente, la plus répandue des maladies respiratoires chroniques après l’asthme, la BPCO n’est pas très connue du grand public. « C’est une maladie sournoise, car les premiers signes ne sont pas distinctifs et passent souvent inaperçus. C’est pourquoi chez certains patients, elle est diagnostiquée trop tard », explique le docteur José Almosni, pneumologue. Alors que les symptômes commencent par un essoufflement et une toux persistante, ils peuvent évoluer par de vrais problèmes respiratoires très handicapants, nécessitant de l’oxygène à domicile. Il existe heureusement aujourd’hui des médicaments efficaces pour améliorer les symptômes, « mais le meilleur des traitements reste l’arrêt du tabac et la reprise progressive d’une activité sportive », précise le pneumologue.

Photo : les symptômes de la BPCO commencent par un essoufflement et une toux persistante

Photo : les symptômes de la BPCO commencent par un essoufflement et une toux persistante

Chiffres

Quelle est l'incidence de la BPCO ?

La BPCO touche surtout les adultes de plus de 40 ans avec une fréquence qui augmente avec l'âge, même si l'on retrouve de plus en plus de personnes jeunes touchées. Son incidence est en augmentation constante depuis 20 ans avec plus de 44 millions de malades dans le monde.

On estime que 1,7 million de personnes sont concernées en France, selon l’Inserm, soit 4,1% de la population. Cette proportion atteignent 7,5% chez les plus de 40 ans.

La BPCO est ainsi responsable de 16 000 morts par an, ce qui en fait la troisième cause de mortalité par maladie après les cancers et les maladies cardiovasculaires. « On estime ainsi que 30% des fumeurs fumant plus d’un paquet par jour pendant 20 ans feront une BPCO », précise le médecin.

Les BPCO sévères sont-elles fréquentes ?

En 2013, environ 145 000 personnes touchées par des formes sévères de la maladie ont dû bénéficier d’une oxygénothérapie de longue durée, c’est-à-dire de plus de 15 heures par jour, associée ou non à un traitement par ventilation, toujours selon l’Inserm. En 2013, entre 95 000 et 145 000 hospitalisations reliées à la BPCO ont été comptabilisées en France. En tout, la BPCO pèse 3 à 4 milliards d’euros pour le système de santé français.

Symptômes

La maladie commence par une bronchite chronique, c’est-à-dire que le patient va ressentir un essoufflement progressif (dyspnée), une toux chronique et des expectorations (des crachats) pendant au moins trois mois consécutifs, deux années de suite.

« La plupart des patients ne s’inquiètent pas des symptômes, car ils associent cela à la consommation de tabac sans imaginer que cela puisse être la première étape d’une maladie grave », explique le médecin. « Si certaines bronchites chroniques n’évoluent pas, d’autres deviennent des bronchites chroniques obstructives, ce qui va causer progressivement une insuffisance respiratoire ».

Mais selon le médecin, la plupart des patients s’adaptent, et ne s’aperçoivent pas que leur état empire. «  Ils commencent à prendre plus souvent l’ascenseur, à prendre la voiture pour des petits trajets… l’activité physique des patients décroît alors, et ils ne se rendent pas compte de l’importance des symptômes jusqu’à ce que la maladie devienne handicapante pour la moindre activité », relate le spécialiste. Ainsi, il n’est pas rare qu’un pneumologue diagnostique une BPCO à un stade déjà trop avancée.

Causes

Le tabagisme

Le tabagisme (actif ou passif) est le premier responsable de la broncho-pneumopathie chronique obstructive. « Avant l’arrivée du tabac, on avait des BPCO dans le nord de la France, chez les mineurs. Mais aujourd’hui dans plus de 80% des cas, la maladie survient après au moins 20 ans de tabagisme, parfois dans de rares cas 15 ans, mais chez les personnes fumant au moins un paquet par jour », explique-t-il. Le tabagisme passif à long terme peut aussi causer des BPCO.

Les autres causes

Dans moins de 20% des cas, la cause peut venir d’ailleurs, comme l’exposition à des polluants :

  • La pollution atmosphérique.
  • L'exposition professionnelle à des polluants aériens (gaz toxiques, ciment, solvants, poussières de silice, poussières de textiles, poussières de charbon...).
  • Les pollutions automobile et domestique (moisissure…).
  • L'asthme chronique.
  • Les infections broncho-pulmonaires de la petite enfance.
  • La prédisposition génétique (elle reste très rare).

Facteurs de risques

Si le tabagisme chronique ainsi que les expositions à des polluants volatiles sont les déclencheurs de la maladie, certains facteurs peuvent aggraver le risque ou déclencher la BPCO plus tôt.

  • Ainsi, « les conditions de vie défavorables et la malnutrition aggravent le risque de voir apparaître une BPCO sévère », explique le professionnel.
  • De plus, vivre dans une ville polluée ou avoir une activité professionnelle exposants à des polluants, poussières ou substances volatiles aggrave ce risque également.
  • Enfin, l’alcool aggrave les conséquences du tabac, donc peut aggraver la maladie une fois qu’elle s’est déclenchée.

Personnes à risque

Certaines personnes sont plus à risques de développer une BPCO. Plusieurs facteurs semblent favoriser l’apparition de la maladie :

  • Les antécédents néonataux (prématurité).
  • Le tabagisme ou le tabagisme passif durant la grossesse.
  • Les facteurs génétiques et les infections respiratoires dans la petite enfance.

Durée

Il faut savoir que la maladie apparaît rarement après 10 ans de tabagisme, mais plutôt après 20 ans. Néanmoins, chez certaines personnes, sans que l’on sache pourquoi, elle n’apparaît qu’au bout de 30 ans, 40 ans de tabagisme.

« Cela signifie tout de même que, si la personne commence à fumer à 15 ans, elle peut déjà avoir des signes d’insuffisance à 35 ans », souligne le spécialiste.

Une fois installée, la maladie ne se guérit pas. Néanmoins, les symptômes peuvent être réversibles, tout dépend de l’avancement de l’obstruction.

Contagion

La BPCO étant une maladie inflammatoire, elle n’est en rien contagieuse. Néanmoins, il faut souligner que les personnes victime de tabagisme passif (c’est-à-dire qui inhalent involontairement de la fumée de cigarette quotidiennement pendant minimum une heure par jour, par exemple lorsqu’une personne fume les fenêtres fermées avec d’autres personnes à proximité) peuvent développer cette maladie. Il faut néanmoins avoir été exposé à la fumée de cigarette quotidiennement pendant de longues années, au moins 20 ou 30 ans.

Des mesures interdisent le tabac dans les lieux publics depuis le 1er janvier 2007. Le pourcentage de non-fumeurs dans la population étant exposé au minimum une heure par jour au tabagisme passif est ainsi passé de 16 % en 2007 à 6 % en 2017.

Qui, quand consulter ?

Lors du diagnostic de la BPCO, le médecin généraliste et le pneumologue ont chacun leur rôle dans le suivi du patient. « Le pneumologue est le plus à même à classifier l’insuffisance respiratoire : est-elle modérée ou sévère ? C’est lui qui doit détecter si la prescription d’oxygène est nécessaire », détaille le spécialiste. Le pneumologue devra donc faire une mesure régulière de la fonction respiratoire. Le médecin généraliste, lui, devra surtout s’assurer du niveau de handicap causé par la maladie, et vérifier que l'activité physique du patient soit préservée. Une concertation entre le généraliste et le spécialiste est donc nécessaire dans le suivi de cette pathologie.

Photo : radiographie pulmonaire montrant une BPCO sévère et la petite taille du cœur.

Photo : radiographie pulmonaire montrant une BPCO sévère et la petite taille du cœur.© Creative Commons

Crédit : James Heilman, MD — Travail personnel © CC - Licence : https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/

Complications

L'insuffisance respiratoire chronique

Il s’agit de la première des complications, et non la moindre : « Cela peut amener les patients à ne plus pouvoir bouger ! », rappelle le pneumologue. Il s’agit concrètement d’une incapacité ou une diminution des capacités du poumon à oxygéner suffisamment le sang et des organes. Pour compenser ce manque d'oxygène, la respiration s'accélère et le cœur fournit un travail supplémentaire (cela peut causer un cœur pulmonaire chronique, c’est-à-dire une hypertrophie et/ou une dilatation du ventricule droit due à une hypertension pulmonaire). Les patients doivent alors bénéficier d’une oxygénothérapie.

L'insuffisance respiratoire aiguë ou détresse respiratoire

Lorsque l’insuffisance respiratoire est aiguë, le patient peut perdre conscience. En effet, la crise provoque un essoufflement et un battement cardiaque excessif, qui peut alors engendrer des troubles de la conscience. Elle est souvent provoquée par une infection respiratoire. Il s’agit donc d’une urgence qui doit être prise en charge à l’hôpital, le patient devra être ventilé et intubé.

L'insuffisance cardiaque droite

Il s’agit d’un retentissement de l'insuffisance respiratoire sur le cœur : le ventricule droit devient incapable d’assurer un débit sanguin suffisant. Les jambes gonflent, certaines veines se dilatent, et la gêne respiratoire devient encore plus importante. Ainsi, si des œdèmes des jambes apparaissent chez un patient, c'est un signe de gravité de la BPCO.

L'emphysème

L'emphysème est le stade ultime et irréversible de la BPCO : les lésions anatomiques sont devenues irréparables. Les espaces aériens situés en dessous des bronchioles terminales s’obstruent de plus en plus, et l'air peut rester coincé dans les poumons. Le thorax peut se déformer en entonnoir, les poumons se gonflent et parviennent de moins en moins à faire sortir l’air. La gêne respiratoire devient alors permanente.

Photo : coupe d'un poumon emphysémateux (emphysème post-tabagique)

Photo : coupe d'un poumon emphysémateux (emphysème post-tabagique)© Creative Commons

Crédit : Dr. Edwin P. Ewing, Jr. — http://phil.cdc.gov/phil_images/20040517/4/865_lores.jpg © CC - Licence : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Centrilobular_emphysema_865_lores.jpg

Les complications liées au tabac

Bien évidemment, les autres complications de la BPCO sont celles du tabac : problèmes cardiaques (risque plus élevé d’angine de poitrine, d'insuffisance cardiaque et d’infarctus du myocarde) et pulmonaires, risque plus élevé de tous les cancers, en particulier les cancers de la vessie et du poumon…

Examens et analyses

Le diagnostic repose tout d'abord sur un interrogatoire des symptômes, des antécédents tabagiques... « Les premières questions que je pose à mon patient, ce sont ‘depuis combien de temps êtes-vous essoufflé ?’ et ‘combien d’escaliers vous arrivez à monter avant de devoir vous arrêter ?’ », explique le docteur José Almonsi.

La dyspnée (difficulté à respirer) peut être évaluée par un test de marche de 6 minutes. Cela consiste à faire marcher le patient à un rythme intense, sans courir, durant 6 minutes. Pendant ce temps-là, on évalue les problèmes respiratoires en fonction de la distance parcourue, la fréquence cardiaque, la dyspnée sur une échelle visuelle analogique et la saturation en oxygène (SA O2).

Si la BPCO suspectée par le médecin, il y a plusieurs autres examens à passer. Pour dépister les pathologies associées comme le cancer du poumon ou un emphysème, une radiographie pulmonaire sera faite.

La spirométrie

« La meilleure façon de diagnostiquer le plus justement possible la BPCO et son avancée est la spirométrie (c’est-à-dire l’exploration de la Fonction Respiratoire) », explique le médecin. « On va demander au patient de simplement souffler dans une machine, un spiromètre, qui mesure le souffle et donne le degré de son insuffisance respiratoire. Ce n’est pas douloureux ni invasif », précise le médecin. Cet examen permet de repérer des obstructions débutantes au niveau des bronches. Pour que la BPCO soit avérée, il faut que le VEMS (Volume Expiratoire Maximum Seconde) soit inférieur à 70% de la valeur théorique.

Photo : spiromètre moderne avec une turbine

Photo : spiromètre moderne avec une turbine© Creative Commons

Crédit : Cosmed — Travail personnel © CC - Licence : https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/

Les différents stades de la BPCO

La sévérité de la BPCO peut ensuite être classée en fonction de la valeur du VEMS : il existe quatre stades de sévérité reconnus.

  • Stade I : VEMS supérieur à 80%. Un essoufflement lors d’une marche rapide ou en pente, et lors d’un effort soutenu peut apparaître, mais le patient bénéficie de traitement.
  • Stade II : VEMS entre 80% et 50%. Le patient peut ressentir un essoufflement en marchant sur un terrain plat et des difficultés à se remettre d’un rhume ou d’une bronchite.
  • Stade III : VEMS entre 50% et 30%. La BPCO est sévère est devient un véritable handicap respiratoire. L’essoufflement est important et oblige le malade à s’arrêter pour reprendre son souffle après chaque petite marche.
  • Stade IV : VEMS inférieur à 30%. Le handicap est tellement important que l’essoufflement est permanent et apparaît au moindre effort, compliquant chaque tâche du quotidien et engendrant une fatigue importante.

BPCO : pourquoi faire un bilan cardiaque ?

Réponse du docteur José Almosni, pneumologue :

"En plus de l’exploration de la fonction respiratoire, il y a d’autres examens à faire, car c’est une pathologie qui traduit une très grande consommation de tabac. On sait que le tabac entraîne d’autres complications : risque de cancer, problèmes pulmonaires, mais aussi cardiaque. C’est pourquoi il est conseillé de faire à tous les patients atteints de BPCO un bilan cardio-vasculaire. En effet, le tabac tue autant par insuffisance respiratoire que par cancer du poumon. On conseille donc un scanner thoracique et un bilan cardiaque, afin d’anticiper toute autre complication. De manière générale, il est conseillé chez les fumeurs de plus de 40 ans de se rendre régulièrement chez le médecin pour faire tester leur souffle."

Traitements

Médicaments

Le but des traitements est le suivant : « Si on ne peut pas guérir la maladie, on a déjà des médicaments pour réduire les symptômes et stopper l’évolution », explique le pneumologue. En fonction de l’avancée de la maladie, plusieurs médicaments sont disponibles :

  • Les bronchodilatateurs sont le traitement de référence. Ils peuvent être utilisés à tout moment, pour soulager une hausse de la gêne respiratoire soudaine. En plus de leur action anti-inflammatoire, les bronchodilatateurs vont permettre de rouvrir les bronches, faciliter le passage de l'air et lutter contre la dyspnée. C’est le cas de Ventoline, Bricanyl et de leurs nombreux génériques. « Il y a également les bronchodilatateurs à longue durée d’action, une ou deux bouffées par jour suffisent pour soulager le patient », ajoute le médecin, comme Foradil, Serevent ou Spiriva.
  • Les corticoïdes, comme Becotide, Flixotide ou Pulmicort, servent à lutter contre l'inflammation bronchique. Ils sont prescrits dans le cas de BPCO sévères, de stade III ou IV (VEMS au-dessous de 50%) et s’utilisent par inhalation.
  • Depuis mai 2003, il existe des médicaments associant les deux types de substances (corticoïdes et bronchodilatateurs béta2-stimulants inhalés), comme Seretide ou Symbicort. Ils sont prescrits chez certains patients dont le stade de la maladie est avancé, qui sont déjà traités par un bronchodilatateur à longue durée d’action, mais nécessitant des corticoïdes.
  • Les antibiotiques sont éventuellement prescrits en cas d’infection bactérienne. En effet, il arrive les patients atteints de la BPCO soient touchés par des bactéries dans les bronches.

Arrêt du tabac

« Fumer entretient la maladie », rappelle le médecin. « Cela doit absolument constituer une motivation supplémentaire pour l'arrêt du tabac », estime-t-il. De nombreuses aides pour l’arrêt du tabac existent aujourd’hui, comme l’explique le pneumologue : « Les substitues nicotiniques sous forme de gommes, patchs ou pastilles, fournissent au corps la dose de nicotine, tout en évitant toute la toxicité de la cigarette. Il existe également la cigarette électronique, qui reproduit le geste de fumer en plus de la nicotine. Les patients ne doivent pas hésiter à demander conseil et se faire accompagner pour arrêter », ajoute-t-il.

Oxygénothérapie

Les BPCO avancées peuvent entraîner une insuffisance respiratoire plus sévère, ce qui engendre une chute durable de la concentration en oxygène du sang artériel, appelé hypoxie. À un stade plus évolué de la maladie, cela peut se traduire par une augmentation de la concentration en gaz carbonique dans le sang, appelé hypercapnie. Pour atténuer ces problèmes, le patient peut bénéficier d’une oxygénothérapie.

  • L’oxygénothérapie à long terme : l'oxygène est produit à partir de l'air par un extracteur ou concentrateur installé à domicile. Celui-ci doit être utilisé entre 15 et 16 heures par jour, de préférence la nuit, car la chute d'oxygène est encore plus importante pendant le sommeil.
  • L’oxygénothérapie à court terme : elle est prescrite chez les personnes souffrant d’insuffisance respiratoire aigüe ou ayant une gêne respiratoire.

Reprise du sport

Le patient en manque de souffle va adopter des stratégies d’évitement de l’effort et abandonner toute activité physique. Mais cela va aggraver son handicap : le médecin lui propose de reprendre progressivement une activité physique pour réduire le risque de handicap.

Prévention

« La seule prévention est, évidemment, l’arrêt du tabac », déclare le pneumologue. L’arrêt de la cigarette stoppe en effet la dégradation de la fonction bronchique. « En tant que médecin, j’essaye de les convaincre d’arrêter pour leur santé en leur expliquant à quoi ils s’exposent, mais aussi en montrant toutes les possibilités d’aide pour arrêter de fumer », rappelle le médecin. « Cigarette électronique, substituts nicotiniques, ou même encore l’hypnose… Tous ces moyens donnent des résultats si le patient est véritablement motivé et choisit d’arrêter ».

Pour se faire accompagner, vous pouvez vous faire suivre par un tabacologue ou un addictologue. Depuis 2018, certains de ces traitements (des gommes à mâcher, des pastilles et des patchs) sont remboursés à 65 % s'ils sont prescrits. Pour rappel, l’arrêt de la cigarette engendre des effets positifs dès les premiers jours d’arrêt. Enfin, les facteurs aggravants de la BPCO doivent aussi être évités le plus possible, notamment les polluants dus à l’activité professionnelle (vapeurs chimiques, des poussières toxiques, etc...)

Sites d’informations et associations

Ameli : Comprendre la BPCO 

HAS : BPCO, 3 outils pour améliorer le parcours du patients

Source(s):

Site de l'Assurance Maladie sur le traitment de la BPCO : https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/bpco-bronchite-chronique/traitement (consulté le 21/11/19)

Site de l'Organisation Mondiale de la Santé : https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/chronic-obstructive-pulmonary-disease-(copd) (consulté le 21/11/19)