Maladie du foie gras : manger trop de viande, même maigre, augmente le risque de 54%

Publié le 14 Février 2019 par Morgane Garnier, Journaliste Santé
Une étude néerlandaise a démontré qu'un régime riche en protéines animales, quelle que soit le type de viande consommé, était associé à un risque accru de développer la maladie du foie gras.
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La stéatose hépatique non alcoolique, également appelée maladie du foie gras ou NASH, est en recrudescence dans les pays occidentaux. Si l'on sait que l'un des facteurs de risque principaux de cette pathologie, qui correspond à une accumulation importante de graisse dans le foie, est le surpoids, des recommandations nutritionnelles officielles précises manquent pour tenter de la prévenir. C'est pour combler ces lacunes que des chercheurs néerlandais se sont penchés sur la question au travers d'une étude qui révèle qu'un régime riche en protéines animales augmente le risque de développer une maladie du foie gras, ce peu importe le type de viande consommé.

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Les protéines animales jouent un rôle dans la maladie du foie gras, "indépendamment d'autres facteurs de risque"

Les travaux ont été publiés dans la revue Gut et révisés le 17 janvier 2019. Pour arriver à ce constat, les chercheurs ont interrogé 3 882 adultes âgés de 70 ans en moyenne sur leurs habitudes alimentaires. Parmi eux, 1 337 (soit 34%) souffraient d'une stéatose hépatique non alcoolique et dans ce groupe, 1 205 étaient en surpoids. Il a pu être observé que les personnes en surcharge pondérale et qui mangeaient le plus de protéines animales avaient un risque accru de 54% de contracter la maladie, comparées à celles qui en mangeaient le moins. "Cette étude montre qu'un apport élevé en protéines animales est associé à un risque de maladie du foie gras chez les personnes en surpoids, indépendamment d'autres facteurs de risque", notent les auteurs.

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Un régime varié pour lutter contre la NASH

Plus surprenant : "Cette association est également indépendante de l'apport calorique total", ajoute la docteure Darwish Murad, co-auteure de l'étude, interviewée par Reuters. En effet, les participants qui ne souffraient pas de NASH avalaient plus de calories que les autres, alors que la quantité de celles provenant d'aliments riches en protéines était identique chez les deux groupes. Ce qui constitue une preuve de plus que la viande, blanche ou rouge, grasse ou maigre, joue un rôle crucial dans l'apparition de la maladie.

"La viande contient des graisses saturées, en particulier la viande rouge, ce qui induit la maladie du foie gras, et la viande transformée [rouge comme blanche] peut entraîner une inflammation et une résistance à l'insuline, qui contribuent également à la maladie", indique la chercheuse Shira Zelber-Sagi. Selon les chercheurs, la clé pour prévenir la NASH serait donc d'opter pour un régime varié type régime méditerranéen, limité en viande rouge ou transformée.

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