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La crise de foie, mythe ou réalité ?

Durant la période des fêtes, il est fréquent que l’on se sente barbouillé, que l’on perçoive une lourdeur désagréable, voire douloureuse dans le ventre. C’est la crise de foie !

En réalité, cette "crise de foie" ne concerne pas le foie, mais la vésicule biliaire ainsi que les intestins. Le surcroît de travail que leur impose une nourriture à la fois trop importante et trop grasse procure cette impression de lourdeur.

Évitez les remontées acides

Certains aliments comme le chocolat, l’alcool, le café et les aliments gras - tous à l’honneur, sur nos tables de réveillon -, favorisent l’acidité de l’estomac qui remonte alors dans l’œsophage et la bouche d’une manière désagréable et douloureuse.

En fait, ces aliments favorisent l’ouverture du clapet (le cardia), habituellement chargé de couper la communication, chaque fois que nécessaire, entre les deux organes.

Prévenir l’acidité et les brûlures d’estomac

Certains aliments accentuent l’acidité de l’estomac, nécessaire à la digestion. Parmi eux notamment : les aliments très salés, les épices, le café, la bière, les sodas et le thé (sauf avec un nuage de lait).

Leur consommation est à l’origine des classiques "brûlures" de l’estomac. Conseil évident : limitez si possible leur consommation.

Ni migraines, ni gueule de bois !

Après un réveillon, on se réveille souvent avec un mal de tête, au point quelquefois de ne pas pouvoir décoller de son lit de la journée. Ces douleurs sont provoquées avant tout par les excès de gras et/ou d’alcool. À limiter donc !

En outre, certaines personnes sont plus spécifiquement sensibles à des aliments comme le chocolat, les fromages bleus, le vin blanc ou la mayonnaise. À éviter aussi ces soirs-là si c’est votre cas !

Améliorez naturellement votre digestion

D’abord, mangez lentement. Bien mastiquer les aliments réduit le travail du tube digestif et conduit à manger de moindres quantités. Ensuite, éviter les vêtements serrés à la taille, cela bloque la digestion et accentue les douleurs de ventre.

Enfin, levez-vous entre les plats. Faites quelques pas et, mieux encore, dansez si l’ambiance s’y prête : on mange moins et on digère plus facilement. À l’inverse, rien de pire que s’allonger dès la fin du repas : cela accentue les remontées acides.

Pas d’interdiction… à certaines conditions !

Pour éviter que les lendemains de réveillon ne riment avec désagréments, modérez les portions, cuisinez de façon savoureuse mais légère et évitez de cumuler les plats gras.

Exemple, si vous prenez une belle tranche de foie gras en entrée, vous pouvez prévoir :

  • une dinde aux marrons pour le plat principal, mais sans farce et avec peu de beurre ou d’huile à la cuisson.
  • une salade de mâche au parmesan en lieu et place du plateau de fromage.
  • une bûche au sorbet plutôt qu’une bûche pâtissière au beurre.

Vins et alcool : attention aux mélanges

Pas de fête sans champagne : pas question de faire abstinence ces soirs-là, mais modérez quand même ! Ne dépassez pas 4 verres, toutes boissons alcoolisées confondues. Et évitez de mélanger plus de deux boissons alcoolisées différentes.

Par exemple, du champagne en apéritif et avec le dessert, mais un seul vin rouge avec l’entrée et le plat principal. Autre solution : apéritif et repas au champagne, à l’exception du foie gras avec du Sauternes.

Les jours suivants, mettez-vous à la diète !

Faites la fête sans arrière-pensée les soirs de Noël et du Nouvel An, partagez en famille les déjeuners du 25 décembre et du Jour de l’An, mais évitez de réveillonner pendant 10 jours ! Le lendemain des réveillons, ne prenez pas de petit-déjeuner : vous serez sans doute encore en train de digérer votre dîner de la veille.

Par ailleurs, mangez léger aux dîners du 25 décembre et du 1er janvier. 2 exemples :

  • bouillon de légumes, puis fruits et yaourts
  • viande blanche ou jambon, mais avec une salade .

En guise de conclusion…

Bonnes fêtes à tous et à l’an prochain pour une année 2011 riche en plaisir et santé !

Sources

Pour en savoir plus : Cuisiner Vite et Bon, Jacques Fricker et Anne Deville, éditions Odile Jacob. 22 €. 

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