Deux semaines d’inactivité suffisent à déclencher les symptômes du diabète

Publié le 01 Août 2018 par Cécile Bourdeaux, journaliste santé
Une étude canadienne révèle que seulement deux semaines d'inactivité suffisent à déclencher un diabète de type 2 chez les personnes âgées en surpoids.
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© Adobe StockLes conséquences de l'inactivité. Les chercheurs de l'Université McMaster d'Ontario au Canada ont découvert que deux semaines d'inactivité physique conduiraient à une accélération de l'apparition du diabète de type 2 chez les personnes âgées en surpoids.

Taux de glycémie en hausse et accélération de l'apparition du diabète de type 2

Le diabète de type 2 est une pathologie qui se caractérise par un excès de sucre dans le sang. Ce type de trouble concerne essentiellement les gens en surpoids, notamment les personnes de plus de 50 ans

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Les scientifiques ont examiné 22 participants prédiabétiques, car âgés et en surpoids, dont 12 hommes et 10 femmes ayant une moyenne d'âge de 69 ans. Tous les participants ont été soumis à 7 jours d'activité physique suivis de 14 jours de récupération. Les jours de récupération consistaient à effectuer moins de 1000 pas par jour, environ l'équivalent d'une journée de repos à la maison en raison d'une maladie.

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Des podomètres et des moniteurs spécialisés ont permis de mesurer précisément l'activité physique des participants. Les participants ont également été soumis à un test de tolérance au glucose par voie orale afin d'évaluer leur glycémie et des échantillons de sang ont été prélevés au cours des deux semaines d'étude.

Les résultats ont montré que la période d'inactivité a accéléré l'apparition du diabète de type 2 et a fait grimper le taux de glycémie des patients. Ces résultats montrent que les personnes âgées et en surpoids, habituées à des périodes d'inactivité physique, à cause d'une maladie ou d'une hospitalisation, seraient plus susceptibles de développer un diabète de type 2.

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Prolongation des effets néfastes de l'inactivité physique

De plus, le retour à un rythme de vie sain pendant deux semaines supplémentaires n'a pas suffi à compenser les effets nocifs de l'inactivité chez certains patients. Chris McGlory, le principal auteur de l'étude, a déclaré : "Nous nous attendions à ce que les participants à l'étude deviennent diabétiques, mais nous avons été surpris de constater qu'ils ne retournaient pas à un état plus sain lorsqu'ils sont retournés à une activité physique normale".

Il ajoute également : "Pour que les personnes âgées prédiabétiques retrouvent leur santé métabolique et préviennent d'autres baisses de périodes d'inactivité, des stratégies telles que la réadaptation active, des changements alimentaires et peut-être des médicaments pourraient être utiles" précise-t-il. La recherche a été publiée dans The Journals of Gerontology.

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