Un mauvais sommeil, qu’il soit chamboulé par divers cauchemars ou qu’il pâtisse d’un emploi du temps chargé et voit sa durée directement affectée, peut entraîner différents troubles et changements au sein de l’organisme. En effet, le jugement, les capacités d’apprentissage, l’humeur et la concentration peuvent être réduits en raison d’un sommeil de trop courte durée. A contrario, un sommeil qui traîne en longueur peut lui aussi affecter certaines fonctions cognitives et capacités de jugement.

Les mauvaises habitudes de sommeil dans le viseur

Des chercheurs chinois, faisant partie d’une cohorte internationale de recherche, se sont penchés sur le lien entre un « mauvais sommeil » sur le long terme et la survenue de maladies oculaires comme le glaucome. Pour ce faire, plus de 400 000 personnes résidant au Royaume-Uni ont été analysées, et particulièrement leur comportement ainsi que leurs schémas de sommeil. Les résultats, publiés dans la revue BMJ Open, ont révélé que les personnes qui présentaient de mauvaises habitudes de sommeil, avaient un risque augmenté de développer un glaucome.

Les participants, âgés de 40 à 69 ans, ont été suivis pendant plus de 10 ans pour les besoins de ces travaux. Alors que la durée normale de sommeil serait comprise entre sept et neuf heures selon les spécialistes, tous les participants étant en dehors de cette plage horaire ont été particulièrement observés pour définir leur risque de développer une maladie oculaire comme le glaucome. Sur la majorité des participants à l’étude, 8 690 cas de glaucome ont été répertoriés.

« Ces résultats soulignent la nécessité d'une intervention sur le sommeil pour les personnes à haut risque de glaucome ainsi que d'un dépistage ophtalmologique potentiel chez les personnes souffrant de problèmes de sommeil chroniques pour la prévention du glaucome», ont déclaré les auteurs de l’étude, avant d’ajouter : « Le ronflement, la somnolence diurne, l'insomnie et le sommeil de courte/longue durée, individuellement ou conjointement, étaient tous associés au risque de glaucome ».

Le sommeil sain, un véritable outil de prévention

Durant ces phases de recherches et d’analyses, les spécialistes à l’origine de ces travaux d’envergure ont constaté que le risque de glaucome se voyait augmenté de 11 % dans le cas d’une somnolence diurne et de ronflements. Des insomnies, comme le fait de dormir trop ou pas assez, entraînerait une augmentation de 13 % du risque de pathologie oculaire.

Parmi les explications potentielles trouvées pour expliquer ce lien de causalité, il semblerait que la pression interne de l’oeil, qui constitue un facteur clé dans le développement de la maladie, pourrait s’accroître lorsque la position allongée est adoptée ou bien lorsque les hormones du sommeil se voient déséquilibrées. Ces constats expliqueraient, de la même façon, les insomnies.

L’anxiété, la dépression et les ronflements, apnées du sommeil, trouveraient également leurs explications biologiques, bien que ces explications ne soient pas tout à fait arrêtées sur le sujet. Toutefois, il reste plausible que les nerfs optiques et la pression oculaire soit endommagés et affectés par ces troubles du sommeil, ce qui augmenterait alors le risque de glaucome.

Glaucome : 112 millions de concernés d'ici 2040

Le glaucome toucherait, à ce jour, 1 à 2 % de la population âgée de plus de 40 ans, et 10 % des plus de 70 ans. Alors que 800 000 cas seraient recensés et traités en France, 400 000 à 500 000 personnes subiraient les méfaits de la maladie sans pour autant le savoir. Le glaucome peut entraîner, à terme, une perte de vision s’il n’est pas diagnostiqué à temps. Selon les estimations mondiales, le glaucome pourrait toucher pas moins de 112 millions de personnes d’ici 2040.

> Les biens rares des plus grands promoteurs sont sur Immo.planet !

Notre Newsletter

Recevez encore plus d'infos santé en vous abonnant à la quotidienne de Medisite.

Votre adresse mail est collectée par Medisite.fr pour vous permettre de recevoir nos actualités. En savoir plus.