Le principal traitement est la rééducation

La plupart des problèmes d’incontinence apparaissent à la suite d’un acte chirurgical de la prostate, généralement une ablation. Ils touchent environ la moitié des hommes après l’opération. Et pour cause : le sphincter strié, un muscle qui retient l’urine, est situé dans la même zone. Il est souvent éprouvé par la chirurgie.

"L’incontinence est transitoire dans environ 95% des cas, affirme le Dr Marc Galiano, urologue. Elle se règle généralement en 3 à 6 mois par des séances de rééducation chez un kinésithérapeute."

Les exercices pratiqués consistent à améliorer le tonus du périnée et du sphincter par des contractions musculaires. Il peut s’agir, par exemple, d’électrostimulation ou de techniques manuelles, avec des exercices à poursuivre à la maison.

Les protections : une solution intermédiaire

Les protections ou les sous-vêtements absorbants pour fuites urinaires peuvent être utiles en cas de pertes pendant la rééducation, ou en attendant de subir une opération.

En effet, si ces derniers ne permettent pas de traiter directement les causes des fuites, ils offrent une solution intermédiaire et pratique qui permet de retenir l’urine et de neutraliser les odeurs.

Spécialement adaptées à l’anatomie masculine, ces protections jetables sont particulièrement intéressantes pour des problèmes ponctuels, par exemple lorsque l’ont fait du sport.

Des médicaments contre les fuites minimes

Le traitement médicamenteux est notamment indiqué en cas d’adénome de la prostate. "La prostate grossit au fil du temps chez 90% des hommes, précise notre urologue. Cela provoque parfois des troubles urinaires, comme des problèmes " d’urgence", quand la personne ne peut plus se retenir d’aller aux toilettes. Il peut y avoir des fuites dans ces cas-là.

"Les médicaments les plus utilisés sont les alphabloquants, qui augmentent le jet et facilitent la vidange de la vessie, les inhibiteurs de la 5-alpha-réductase, pour diminuer le volume de la prostate, et les anticholinergiques, qui bloquent les contractions de la vessie.

La pose d’une bandelette

C’est une chirurgie peu invasive, que les médecins proposent généralement lorsque la rééducation et les médicaments ne suffisent pas.

"Il s’agit de poser une bandelette qui replace, soutient et comprime l’urètre", explique Marc Galiano. L’opération ne nécessite pas plus de 2 ou 3 jours d’hospitalisation, et elle règle totalement le problème dans 75% des cas. La pose d’une seconde bandelette peut être envisagée si l’incontinence est forte.

Un sphincter artificiel pour les pertes importantes

Ce n’est pas le premier choix, mais la solution que l’on envisage quand l’incontinence dépasse les 300 ml à 500 ml par jour, et que les autres traitementsn’ont pas fonctionné.

"Il s’agit d’une manchette gonflable que le chirurgien place autour de l’urètre pour empêcher l’écoulement d’urine, décrit le Dr Galiano. Une pompe, actionnable à la main, entraîne l’ouverture de la manchette pour vider la vessie en temps voulu."

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