Insuffisance cardiaque : quel traitement ?

Publié le 19 Novembre 2018 par La Rédaction Médisite
L’insuffisance cardiaque est une pathologie cardiaque qui se traduit entre autres par des problèmes respiratoires (essoufflement) et qui peut être à rapprocher d’autres affections cardiaques telles que l’angor (angine de poitrine) ou des troubles du rythme cardiaque (arythmie). Mais une fois l’insuffisance cardiaque diagnostiquée, quel traitement peut-on mettre en œuvre ?
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6755873-inline-500x333.jpg© Istock

L’essentiel sur l’insuffisance cardiaque

L’insuffisance cardiaque est un trouble cardiaque qui découle le plus souvent de maladies cardiaques n’ayant pas été correctement prises en charge. Concrètement, une insuffisance cardiaque est une réduction de la force de contraction du cœur et/ou d’un relâchement insuffisant de celui-ci (en raison d’une rigidification de ses parois). Cet affaiblissement se traduit par une difficulté à pomper suffisamment de sang pour vasculariser le reste de l’organisme. Par ailleurs, l’absence de relâchement provoque une accumulation de sang dans les poumons, ce qui se traduit par une dyspnée (un essoufflement), qui est le symptôme majeur de l'insuffisance cardiaque. Elle entraîne également une importante fatigue, des expectorations teintées de sang et des œdèmes des membres inférieurs. Il est indispensable de consulter un médecin sans tarder car on risque un accident cardiaque grave : l’œdème aigu pulmonaire.

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Les autres pathologies cardiaques responsables d’un essoufflement

L’insuffisance cardiaque n’est pas la seule pathologie cardiaque à se traduire par une dyspnée. En effet, c’est également le cas de l’angor qui est dû à une obstruction des artères coronaires (celles qui alimentent le cœur en sang), le plus souvent à cause d’une accumulation de cholestérol. L’angor s’accompagne également d’une importante douleur thoracique avec une sensation d’avoir la poitrine prise en étau. De même, les arythmies (troubles du rythme cardiaque) se traduisent par une dyspnée et, selon que le rythme cardiaque accélère ou qu’il ralentit, des palpitations ou une fatigue et des étourdissements. Enfin, les maladies valvulaires peuvent entraîner un essoufflement, notamment à l’effort, mais aussi au repos dans les cas avancés.

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Traitement de l’insuffisance cardiaque

La prise en charge de l’insuffisance cardiaque comme des autres pathologies responsables de dyspnées qui viennent d’être évoquées ne permet pas d’en guérir. L’objectif est donc de ralentir son évolution, de soulager les symptômes et de permettre de vivre dans de bonnes conditions le plus longtemps possible. Ainsi, le traitement mis en place est à prendre à vie. Dans le cas d’une insuffisance cardiaque systolique (lorsque le cœur éjecte moins de 40 à 50 % qu’il ne le devrait), le traitement repose sur la prise d’inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC) et de bêtabloquants, voire de diurétiques. En cas d'insuffisance cardiaque à fraction d’éjection préservée, le traitement est uniquement symptomatique et il vise à empêcher une aggravation et les surinfections des poumons et des bronches. Si la cause de l’insuffisance cardiaque est connue, elle est également prise en charge. Dans les deux cas, il est nécessaire de changer ses habitudes de vie en mangeant moins salé, en pratiquant une activité physique régulière et en surveillant son poids.

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