La procréation médicalement assistée est autorisée en France depuis 1994. Au cours d'une fécondation in-vitro, les spermatozoïdes du père qui souhaite avoir un enfant ou qui est donneur, sont contactés avec les ovocytes d'une mère souhaitant avoir un enfant ou d'une donneuse. Une fois que la fécondation a eu lieu, les embryons sont positionnés dans l'utérus de la femme. Mais depuis quelques années maintenant, cela ne cesse d'évoluer. Et pour cause, au départ, pour pouvoir avoir accès à une PMA, il fallait remplir plusieurs critères comme être un couple homme/femme, vivant, en âge de procréer, mariés et pouvant justifier de deux ans de vie commune.

En 2021, cela a connu une avancée majeure puisque pour la première fois, la PMA a été autorisée "pour toutes", à savoir aux femmes seules et aux femmes en couple. Une grande nouvelle qui a connu un franc succès pour sa première année comme l'a rapporté la journaliste Alexandre Hébert : "Les autorités et les médecins s'attendaient à ce qu'il y ait beaucoup de demandes, mais pas à ce point. Au premier semestre 2022, 11 926 dossiers ont été déposés pour une première consultation" a-t-elle expliqué sur le plateau de France Info. "On est sur un seul semestre bien au-dessus des prévisions du gouvernement pour l'année entière, puisqu'il tablait sur 2 000 à 3 000 nouvelles demandes. Résultat : les délais d'accès à une PMA sont toujours plus longs, 14,8 mois en moyenne pour en bénéficier aujourd'hui, contre 12 mois environ au moment de la loi".

Une avancée majeure

Et à la rentrée septembre 2022, un autre changement notable va être pris en compte. Pour la toute première fois, comme le rapporte le site Service Public, l'anonymat ne sera plus obligatoire pour les donneurs de sperme et les donneuses d'ovocytes. En effet, les personnes qui se rendront dans les centres pour donner leurs gamètes devront également remplir un nouveau formulaire pour consentir, ou non, à la divulgation d'informations non identifiantes comme l'âge au moment du don, la situation socioprofessionnelle, le nombre d'enfants mais aussi identifiantes comme le nom, le prénom et la date de naissance. Si le donneur refuse, son don ne pourra pas être accepté. Une ouverture qui permet aux personnes nées d'une PMA d'accéder à leur majorité à ces informations si elles le souhaitent et ce, après avoir fait une demande auprès d'une commission spéciale qui va être créée dans les semaines à venir.

Sources

https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F1068#:~:text=le%20don%20est%20anonyme%20aussi,ce%20don%20sans%20son%20accord.  

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