Port du masque : jusqu’à quand sera-t-il obligatoire ?

Obligatoire dans les lieux publics clos et dans les rues de certaines villes, le masque fait parfois débat. Alors qu’une majorité de Français est plutôt favorable à son utilisation, un certain nombre de contestataires font entendre leur voix. De manière générale, beaucoup se demandent jusqu’à quand nous devrons sortir couverts. Voici quelques éléments de réponse.
Port du masque : jusqu’à quand sera-t-il obligatoire ? Istock

Depuis le 20 juillet 2020, le port du masque est obligatoire dans les lieux publics clos, pour toutes les personnes âgées de 11 ans et plus. Une mesure qui s’applique en complément des gestes barrières, dans le but d’éviter un rebond épidémique.

Plus récemment, l’obligation du port du masque s’est aussi étendue aux lieux publics ouverts. En effet, les préfets et les maires ont l’autorisation, depuis le 31 juillet, de l’imposer dans les rues, les marchés ou encore lors de certains événements de plein air, par décret ou par arrêté.

Port du masque en extérieur : obligation d’un mois renouvelable

Mais jusqu’à quand va-t-on devoir sortir couverts ? Voilà une question que nombre de Français se pose. En ce qui concerne le port du masque en intérieur, aucune date de fin n’a été annoncée par le gouvernement. Il est vraisemblable que cette mesure continuera à s’appliquer jusqu’à ce qu’un vaccin ou un traitement ait été trouvé contre le coronavirus, ou jusqu’à ce que l’épidémie de Covid-19 ait suffisamment reculée pour ne plus représenter un danger pour la santé publique.

Par ailleurs, les obligations de porter un masque à l’extérieur ont majoritairement été décidées par décrets préfectoraux, pour une durée de un mois renouvelable. Elles concernent bien souvent des zones spécifiques, à forte fréquentation, et peuvent s’appliquer sur des plages horaires définies. Là encore, cette mesure risque d’être prolongée jusqu’à la fin de la pandémie.

Les anti-masques organisent la résistance sur Facebook !

Le port du masque obligatoire est relativement bien perçu dans l’Hexagone. Ainsi, 85 % des Français se disent favorables à cette contrainte dans les lieux publics fermés, d’après un sondage BVA pour RTL et Orange, publié le 17 juillet - soit le même jour que le décret associé.

Néanmoins, un mouvement contestataire semble prendre de l’ampleur. Les “anti-masque”, jusqu’alors plus actifs aux États-Unis et quelques pays, comme le Royaume-Uni et l’Allemagne, sont de plus en plus visibles sur les réseaux sociaux francophones. Des pétitions en ligne ont également commencé à circuler.

"Je ne crois pas une seule minute à leur efficacité”

“Inefficace”, “inutile”, “dangereux”... Tels sont les termes employés par cette communauté pour décrire cet objet. "Laissez-nous respirer ! Si certaines personnes veulent porter le masque, c'est leur affaire, pas la nôtre", s’indigne Mourad, à l’origine d’un groupe Facebook de 4 000 membres, interrogé par France Info.

Angélique, qui administre ce même groupe, dit ne pas croire une seule minute à leur efficacité. “Le virus est tout petit, plus que les mailles des masques. Et le masque, on le manipule tout le temps, c'est un véritable nid à microbes", estime-t-elle.

Le masque, essentiel dans la lutte contre le Covid-19

Le virus SARS-CoV-2 se transmet par le biais des gouttelettes et des micro-gouttelettes de salive. Or, le masque sert justement à bloquer ces petites particules, et ainsi d’éviter qu’elles soient projetées dans l’air, en direction d’autres personnes ou sur des objets.

Le masque a donc pour objectif premier de protéger les autres de la transmission du coronavirus. Car même en l’absence de symptôme, il est tout à fait possible d’être porteur sain. L’adoption du masque par tous permet donc de limiter considérablement la circulation du virus et donc, in fine, de se protéger soi-même comme autrui.

L’utilisation prolongée du masque peut être inconfortable, mais pas dangereuse

En outre, l’Organisation mondiale de la santé rappelle que “l’utilisation prolongée de masques médicaux, dès lors qu’ils sont correctement portés, n’entraîne pas d’intoxication au dioxyde de carbone ni de manque d’oxygène”. Même si elle peut s’avérer inconfortable, elle n’est donc, en aucun cas, dangereuse.

Bien porter son masque consiste à l’ajuster correctement : il doit couvrir le nez, la bouche et le menton, et être suffisamment serré, y compris sur les côtés et au niveau de l’arête du nez, de manière à pouvoir respirer normalement, sans pour autant laisser s’échapper les microparticules de salive. Une fois en place, il ne faut plus y toucher. Notez aussi que les masques à usage unique ne doivent pas être réutilisés, et que tout masque doit être changé dès lors qu’il est humide.

L’OMS conseille, en revanche, de ne pas le porter lors de la pratique d’activité physique. “La transpiration peut entraîner une humidification plus rapide du masque, rendant la respiration plus difficile et favorisant la croissance des micro-organismes”.

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