Avortement : le taux de réussite d'une IVG médicamenteuse

Un défaut de contraception peut aboutir sur une grossesse non désirée. L’avortement par médicament est une des deux pratiques autorisées en France avec l’IVG par aspiration. Il peut être proposé en centre de santé ou en cabinet de ville. On fait le point sur l’IVG médicamenteuse.

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Comment se déroule l’IVG médicamenteuse ?

L’avortement par médicament ne nécessite ni anesthésie ni intervention et peut se pratiquer jusqu’à la fin de la 5e semaine de grossesse, soit la 7e semaine d’aménorrhées (c’est-à-dire depuis le 1er jour des dernières règles). Le protocole médical consiste à prendre deux comprimés à 48 heures d’intervalle. Le premier est de la mifépristone qui sera administrée en présence d’un professionnel de santé. Son action favorise l’ouverture du col de l’utérus et provoque des contractions. Même si des saignements surviennent, cela ne signifie pas que la grossesse a été interrompue. Dans les 36 à 48 heures suivantes, la patiente devra prendre du misoprostol, un médicament qui augmente les contractions et provoque l’expulsion du fœtus. Les contractions utérines provoquent des douleurs semblables à celles des règles, et peuvent être soulagées par des antalgiques. Les saignements durent en général une dizaine de jours.

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Une IVG pas efficace à 100 %

Le taux de réussite de l’avortement par médicament est de l’ordre de 95 %. Il existe donc un risque d’échec d’environ 5 %. Dans ce cas, le protocole devra être complété par une IVG par aspiration. Une visite de contrôle est programmée deux semaines suivant la prise du dernier comprimé pour vérifier que la grossesse a bien été interrompue. Cette consultation a aussi pour but de discuter du vécu de l’IVG avec la patiente et d’aborder la question de la contraception.

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