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Chute de cheveux : méfiez-vous des corticoïdes !

Chute de cheveux : méfiez-vous des corticoïdes !Certains médicaments sont toxiques pour nos cheveux et peuvent accélérer leur chute ! C’est le cas notamment des corticoïdes, surtout si on les prend sur le long terme.
Quand s’inquiéter ? "Quand on prend ces médicaments depuis au moins deux ou trois mois, qu’on remarque que les cheveux tombent pas mal (de manière diffuse sur le cuir chevelu) et que cela n’est pas accompagné de repousse, il faut aller consulter son médecin", explique le Dr Isabelle Catoni, dermatologue.
Est-ce définitif ? Non. "Dès que la prise des corticoïdes est arrêtée, les cheveux repoussent", rassure la spécialiste.
Attention : Il ne faut JAMAIS interrompre un traitement à base de corticoïdes sans demander l’avis d’un médecin, et ce, même si vous observez une chute anormale des cheveux.

Chute de cheveux : et si c’était la thyroïde ?

Chute de cheveux : et si c’était la thyroïde ?Une chute de cheveux inhabituelle peut cacher un dérèglement thyroïdien… Comme l’explique le Dr Isabelle Catoni, dermatologue : "Une anomalie du fonctionnement de la glande thyroïde peut se répercuter sur la densité capillaire et entraîner une importante chute de cheveux." Il peut s’agir d’une hypothyroïdie (la glande ne produit plus assez d’hormones) ou d’une hyperthyroïdie (la glande produit trop d’hormones).
Quand s’inquiéter ? Si vous perdez tous les jours plus de cheveux que d’habitude (environ plus de 60), qu’ils sont anormalement fins et cassants, et que cela s’accompagne de zones clairsemées au niveau du cuir chevelu, consultez !
Est-ce définitif ? Non ! "Les cheveux repousseront si on rétablit l’équilibre thyroïdien", indique notre interlocutrice. Un médecin endocrinologue pourra par exemple prescrire des hormones pour combler le manque associé à une hypothyroïdie.

Chute de cheveux, ce peut être une carence en fer !

Chute de cheveux, ce peut être une carence en fer !"Une femme (ou un homme) qui n’a pas assez de fer peut perdre ses cheveux anormalement", explique le Dr Isabelle Catoni, dermatologue. Pourquoi ? Parce que le fer est indispensable au métabolisme des globules rouges, lesquels transportent l'oxygène, notamment dans les cellules des cheveux.
Quand s’inquiéter ? Quand le cheveu est plus fin, plus terne, qu’il y a une perte du volume général de plus en plus significative au fil des semaines et/ou que les cheveux tombent de manière chronique et diffuse. "Si cela dure depuis deux mois, il faut consulter", conseille la spécialiste.
Est-ce définitif ? Non, une carence en fer peut être soignée en adoptant une alimentation qui en est particulièrement riche (abats, viande rouge, poisson, fruits de mer). Il ne faut cependant pas recourir, sans avis médical, à une supplémentation (un excès de fer peut être grave : douleurs articulaires, diabète, troubles cardiaques...).

Dégarnissement brutal : c'est peut-être le stress...

Dégarnissement brutal : c'est peut-être le stress...Vous avez perdu subitement des poignées de cheveux ? Peut-être avez-vous subi un stress important quelques mois plus tôt... Comme nous l’explique le Dr Isabelle Catoni, dermatologue : "Un deuil, un licenciement ou encore un accident grave sont des grandes sources de stress qui peuvent entraîner trois mois après une chute de cheveux importante."
Quand s’inquiéter ? Si vous perdez quotidiennement beaucoup plus de cheveux que d’habitude et que cela dure depuis un mois ou deux et/ou si vous observez un dégarnissement brutal sur les tempes, consultez un médecin !
Est-ce définitif ? Quand une chute de cheveux est due au stress, elle est généralement réversible. Surtout, si on s’emploie à le chasser rapidement ! Yoga, détente, activité physique, massages, psychothérapie… A vous de tester !

Plaques glabres : gare à la pelade !

Plaques glabres : gare à la pelade !"Quand les cheveux tombent mais ne repoussent pas, que l’on remarque des plaques glabres sur le cuir chevelu, ce sont les signes d’une pelade", explique le Dr Isabelle Catoni, dermatologue. De quoi s’agit-il ? "C’est une anomalie immunitaire qui fait que l’on se met à fabriquer des anticorps contre nos propres poils. Résultat : on les détruit." La pelade se développe sur un terrain génétiquement prédisposé.
Quand s’inquiéter ? "Dès qu’on a une zone sans cheveux sur le cuir chevelu, il faut consulter rapidement. La pelade peut faire des plaques de la taille d'une petite pièce de 50 centimes d’euro, un rond sur le cuir chevelu, ou s’étendre à tout le cuir chevelu."
Est-ce définitif ? On ne peut pas le savoir. L’évolution de la pelade est variable et imprévisible. Dans la majorité des cas, la chute s’arrête et les cheveux repoussent. Mais la pelade peut survenir de nouveau en poussée quelques années plus tard. Soyez vigilant !
A noter : En cas de pelade, la chute de cheveux peut s’accompagner d’une chute des poils (cils, sourcils).

Pellicules, chute de cheveux : la teigne parfois en cause

Pellicules, chute de cheveux : la teigne parfois en causeUne chute de cheveux peut être due à un champignon microscopique : la teigne. "L’homme est en général contaminé par un animal (chien, chat). Quand il le caresse, il se retrouve avec le champignon qui grignote ses cheveux et/ou ses poils", explique le Dr Isabelle Catoni, dermatologue.
Quand s’inquiéter ? "Si les cheveux tombent par petites plaques, larges comme des pièces de 10 centimes d’euro, il faut consulter tout de suite", recommande notre interlocutrice. En cas de teigne, cette chute de cheveux s’accompagne souvent de squames (pellicules) et de croûtes sur le cuir chevelu.
Est-ce définitif ? Non, après la prescription rapide d’une crème, de comprimés ou encore de lotions visant à éradiquer le champignon, les cheveux repousseront. Le traitement doit également être suivi par l’animal porteur de la teigne.
A noter : La chute de cheveux due à une teigne intervient dans les trois semaines suivant la contamination.

Quels sont les signes de la calvitie ?

Quels sont les signes de la calvitie ?Une chute de cheveux anormale fait souvent craindre une calvitie (appelée aussi "alopécie androgénétique")... Plus fréquente chez les hommes, cette affection toucherait quand même 30% de femmes à 50 ans. Comme l’explique le Dr Isabelle Catoni, dermatologue : "La calvitie est le signe que la testostérone (hormone mâle) est trop active. Résultat : elle accélère la pousse des bulbes pileux puis leur chute, et finit par épuiser le stock de cheveux." Elle touche des personnes prédisposées génétiquement.
Quand s’inquiéter ? L’homme doit s’inquiéter quand il observe un dégarnissement au niveau des tempes, de la ligne frontale puis du sommet du crâne et de la tonsure. Chez la femme, la calvitie est moins extrême (elle a moins de testostérone par nature). La chute puis le dégarnissement prédominent sur le sommet du crâne. Si vous observez ces signes, parlez-en à un médecin.
Est-ce définitif ? Si la calvitie n’est pas traitée, elle est définitive. Pour la contrer, plusieurs solutions peuvent être proposées : des hormones, des lotions spéciale repousse capillaire (ex : Minoxidil®), des médicaments anti-testostérone (ex : Propecia® prescrit aux hommes).
A noter : En cas de calvitie, mieux vaut arrêter de fumer ! Le tabac diminue la vascularisation du cuir chevelu.

Chute de cheveux : un signe de ménopause !

Chute de cheveux : un signe de ménopause !A la ménopause, certaines femmes voient leurs cheveux s’affiner et parfois tomber anormalement. Pourquoi ? "Parce que les hormones sexuelles féminines (oestrogènes et progestérone) disparaissent. Or ces dernières donnent une belle chevelure et contrecarrent surtout l’action de la testostérone, qui favorisent la chute des cheveux", explique le Dr Isabelle Catoni, dermatologue.
Quand s’inquiéter ? Si vous observez une raréfaction de la chevelure, un dégarnissement au sommet du crâne et une augmentation de la chute des cheveux, allez en parler à un médecin !
Est-ce définitif ? Oui, si elle n’est pas traitée, cette alopécie débutante persistera. Parmi les solutions pouvant être proposées, "on peut donner un traitement hormonal substitutif avec des oestrogènes et de la progestérone, ou alors des lotions pour favoriser la repousse, ou encore recommander l’utilisation de perruque", indique la spécialiste.

Quand la chute de cheveux est-elle normale ?

Quand la chute de cheveux est-elle normale ?Perdre des cheveux tous les jours n’est pas forcément inquiétant… Au contraire, c’est même normal ! "Cela correspond à l’élimination physiologique des cheveux qui arrivent en fin de vie", explique le Dr Pierre Bouhanna, dermatologue. Nous perdons ainsi 25 à 60 cheveux par jour et le constatons le plus souvent lors des shampoings ou des brossages. Nos cheveux se renouvellent de manière cyclique, selon trois phases :
- la phase de croissance (ou "anagène") : elle dure 3 à 6 ans, contre 70 jours pour nos sourcils et 100 à 150 jours pour les cils.
- la phase d’arrêt de croissance (ou "catagène") : elle dure environ 3 semaines.
- la phase de chute du cheveu (ou "télogène") : elle dure en moyenne 3 mois. La cheveu mort est repoussé par un nouveau cheveu anagène et tombe.

Chute de cheveux : et si c’était la saison ?

Chute de cheveux : et si c’était la saison ?Vous observez une chute de cheveux plus importante au printemps et en automne ? Pas de panique, c’est normal ! Nous sommes soumis à des variations hormonales durant ces périodes qui accélèrent le renouvellement des cheveux. Résultat : ils tombent en plus grande quantité ! Ainsi, si nous perdons d’ordinaire 25 à 60 cheveux par jour, "nous pouvons atteindre le pic de 60 en août et en septembre et de 45 en mars et en avril", expliquent les Drs Pierre Bouhanna et Pascal Reygagne (Pathologie du cheveu et du cuir chevelu).
A noter : Perdre plus de 60 cheveux par jour est très rare chez une population en bonne santé. Selon les deux spécialistes, cela concernerait 4% d’individus.

Perdre ses cheveux après la grossesse, c'est normal !

Perdre ses cheveux après la grossesse, c'est normal !Après la grossesse, certaines femmes peuvent perdre anormalement leurs cheveux. Pourquoi ? "Parce que les hormones sécrétées pendant cette période ont empêché les cheveux de tomber. Après l’accouchement, ces hormones cessent d'être synthétisées et les cheveux tombent. Cela peut être très impressionnant mais c’est normal", explique le Dr Isabelle Catoni, dermatologue.
Quand s’inquiéter ? Si vous observez une chute de cheveux plus importante que d’habitude, deux ou trois mois après avoir accouché, mieux vaut en parler à un médecin.
Est-ce définitif ? Non, "la chute peut durer quelques mois mais après ça repousse », rassure notre interlocutrice. Une cure de vitamines (surtout à base d’acide soufré, de zinc et de vitamine B6) peut favoriser la repousse. Si à l’inverse, les cheveux ne repoussent pas au bout de 6 à 8 mois, il y a des raisons de s’inquiéter et d’en parler à un médecin sans attendre !

Chute de cheveux : êtes-vous concerné(e) ?

Votre chute de cheveux vous inquiète ? Vous avez des solutions ?

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