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Si vous retrouvez des cheveux sur votre brosse ou dans votre lavabo, pas de panique. Il est tout à fait normal d’en perdre. En moyenne, 25 et 40 cheveux tombent quotidiennement. Cela peut grimper jusqu’à une centaine au printemps et à l’automne. En effet à ces deux périodes de l’année, votre chevelure perd de nombreux éléments pendant 4 à 6 semaines. Toutefois, nous pouvons sans problème soutenir cette déperdition : nous avons entre 100 000 à 150 000 cheveux sur notre crâne.

Pourquoi perdons-nous nos cheveux ?

Comme beaucoup de chose, le cheveu n’est pas éternel. Il suit un cycle de vie composée de 3 périodes distinctes. En premier lieu, il y a la phase anagène, c'est-à-dire la période de croissance. Le follicule pousse de 0,7 à 2 cm par mois en fonction du sexe et la nature du cheveu. Cette étape dure entre 2 et 7 ans. Vient ensuite la phase catagène, une période de repos cellulaire où la pousse est stoppée. Elle dure environ 3 semaines. Le cheveu entame ensuite sa dernière période de vie, appelée stade télogène. Elle aboutit à sa chute après une période de latence d’environ 3 mois. Le plus souvent, un nouveau follicule poussera à l’endroit laissé libre.

Si la chute du cheveu fait partie intégrante de son évolution, plusieurs éléments peuvent la favoriser.

Perte de cheveux : plusieurs facteurs en cause

Notre chevelure, tout comme la peau, est le miroir de notre état de santé. Elle réagit ainsi à de nombreux éléments.

Les hormones sont les principales responsables de la chute des cheveux. Les androgènes, comme la testostérone, accélèrent leur cycle de vie, et donc leur perte. Une baisse de mélatonine, hormone produit la nuit, peut de son côté ralentir la pousse. La grossesse, véritable cocktail hormonal, peut aussi mettre à mal les chevelures. Les femmes ménopausées qui font aussi face à des changements hormonaux importants, sont aussi plus susceptibles de perdre leurs cheveux.

Il peut aussi y avoir des raisons médicales comme un mauvais cholestérol ou la prise de certains médicaments spécifiques (chimiothérapie, antiépileptiques, antidépresseurs, immunosuppresseurs, hypertenseurs, béta-bloquants, anti-inflammatoires non stéroïdiens, anticoagulants, antibiotiques : en particulier ceux contre la tuberculose).

Nos tignasses sont également très sensibles à la fatigue extrême et le stress. Les périodes très angoissantes ainsi que les chocs émotionnels peuvent provoquer une perte provisoire des cheveux.

De plus, l’alimentation influence aussi la vitalité de nos tignasses et cuirs chevelus. Par exemple, les personnes qui font des régimes drastiques peuvent voir leurs cheveux tomber en nombre important en raison de carences. Pour avoir une belle crinière, il est, en effet, recommandé de faire le plein de vitamines du groupe B, de Zinc, de magnésium. Toutefois comme nous l’explique le Docteur Paul Dupont, dermatologue, certains aliments peuvent aussi favoriser la chute des cheveux.

Les courges et courgettes très amères

Les courges et courgettes très amères© Istock

Bien que ce soit exceptionnel, les courges, courgettes et autres citrouilles peuvent contenir des substances toxiques.

"Ces légumes peuvent en effet être croisés avec d’autres variétés de cucurbitacées lors de la pollinisation, ce qui donne à l’aliment un goût amer très prononcé" explique le dermatologue.

Outre des troubles digestifs, allant même jusqu’à des lésions intestinales, ces substances -cucurbitacines- fabriquées par ces légumes peuvent aussi entraîner des chutes de cheveux. Il faut donc se méfier des courgettes lorsqu’elles sont très amères.

L’alcool

L’alcool© Istock

Au-delà de ses effets délétères sur le foie, l’alcool occasionne des carences en vitamine B qui jouent un rôle essentiel dans le renouvellement capillaire. Les cheveux ont alors tendance à se graisser dès la racine.

Le bulbe pilaire ainsi asphyxié, la chute des cheveux est favorisée.

"C’est d’ailleurs à l’occasion des hépatites alcooliques, qui sont plus fréquentes que l’on ne croit puisqu’elles sont liées à des excès ponctuels d’alcool, que l’on peut observer un engraissement du foie et d’importantes chutes de cheveux" note le docteur Dupont.

Les aliments gras et les viennoiseries

Les aliments gras et les viennoiseries© Istock

Tout comme l’alcool, les aliments contenant des acides gras saturés ou acides gras trans, à l’instar de la charcuterie, des fritures, et autres viennoiseries ont tendance à faire tomber les cheveux.

Et pour cause, "ils favorisent la séborrhée des cheveux en provoquant une surconsommation de vitamines du groupe B, nécessaires au métabolisme des lipides" observe le spécialiste.

Les boissons riches en tanins

Les boissons riches en tanins© Istock

En raison des tanins qu’ils renferment, le thé, le café et le vin peuvent perturber l’absorption intestinale du fer.

Or, une carence en fer peut expliquer la chute de cheveux, surtout chez une femme dont les règles sont abondantes. Voilà pourquoi il est conseillé de boire ces boissons à distance des aliments riches en fer afin de ne pas en empêcher l’absorption.

"A l’inverse, le fait d’ajouter de l’ail et de l’oignon dans la nourriture favorise l’absorption du fer contenu notamment dans les légumineuses (pois, pois chiches, haricots, lentilles)" souligne le dermatologue.

Les produits laitiers

Les produits laitiers© Istock

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, l’excès de produits laitiers est susceptible d’entraîner des chutes de cheveux.

En cause, un déséquilibre entre calcium et magnésium.

"Le calcium est en effet un antagonisme du magnésium. Or, le magnésium prévient la chute des cheveux en empêchant les dépôts de calcium dans les follicules pilaires" explique le dermatologue.

Les aliments pollués par des phytosanitaires

Les aliments pollués par des phytosanitaires© Istock

Si on connaît l’action délétère des polluants atmosphériques sur les cheveux eux-mêmes, on connaît moins l’action nocive de ces mêmes polluants lorsqu’ils sont absorbés dans l’alimentation.

Que ce soient des insecticides, fongicides ou encore des herbicides, ils ont tendance à se concentrer dans notre organisme. Et à la longue, ils perturbent le fonctionnement de nos différents organes, y compris du cuir chevelu.

"Car parmi les polluants, il existe de nombreux perturbateurs endocriniennes. Et on sait par exemple que tout ce qui va perturber la thyroïde peut entraîner une chute de cheveux" conclue le Docteur Dupont.

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Vidéo : L'astuce anti chute de cheveux

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