Cancer colorectal : regarder la télé plus d’une heure par jour augmenterait les risques

Une étude américaine vient pour la première d'identifier un facteurs de risque de développement du cancer colorectal précoce. Regarde la télévision trop longtemps assis dans son canapé pourrait augmenter le risque de 12 à 70%.

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Adeptes de feuilletons, séries télé et films en tout genre cette étude va peut-être vous pousser à ranger votre télécommande. Publiée dans le JNCI Cancer Spectrum, les résultats suggèrent que la sédentarité entrerait en jeu dans la multiplication du risque de cancer colorectal précoce, en particulier chez ceux qui regardent la TV trop longtemps assis dans leur canapé.

70% de risque plus élevé si on regarde la TV plus de 2 heures par jour

Aux Etats-Unis si la part de cancer du côlon se développant après 50 ans a commencé à baisser, une courbe dangereusement inverse se dessine chez les plus jeunes. Lorsqu'il se déclare précocemen,t l'ADN moléculaire du cancer du côlon est différent de celui qui se développe plus tardivement, expliquent les chercheurs. Le premier est beaucoup plus aggressif que le second. C'est pourquoi ils ont cherché à mieux identifier les facteurs provoquant les cancers du côlon chez le sujet jeune afin d'améliorer la prévention.

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Pour cette étude, les chercheurs ont évalué le niveau de sédentarité de près de 90 000 femmes américaines. Ils ont ensuite réitéré le même calcul, uniquement sur les 118 sujets ayant été victimes d'un cancer du côlon précoce au cours des 20 ans de durée de l'étude. Résultat ? Une tendance augmentant le risque de 12% aurait été observée chez les personnes qui regardent la télévision assises dans leur canapé pendant plus d'une heure par jour, comparé à celles qui la regarde beaucoup moins.

Chez les femmes ayant regardé la télévision plus de deux heures par jour, la multiplication du risque a grimpé dramatiquement à 70%. Les chercheurs précisent que ces résultats sont totalement indépendant de l'IMC des sujets, leurs antécédents, et leur taux d'activité sportive.

Un moyen d'améliorer la prévention

"Notre étude est la première à dicerner un facteur de risque comportemental lié uniquement à la sédentarité en cas de cancer du côlon précoce", expliquent les chercheurs. Ces résultats peuvent aider à mettre en place une politique de dépistage différente et permettre d'identifier au mieux la population à risque."

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