Le cancer gastrique est le cinquième cancer le plus courant en France, avec en moyenne, 9 000 nouveaux cas par an. Selon l’Institut national du cancer, “c’est un cancer de pronostic intermédiaire dont la survie à 5 ans est de 25 % tous stades confondus”.
Mais selon une récente étude chinoise publiée dans le Journal of Investigative Medicine, il semblerait que le statut matrimonial du malade ait une incidence sur ses chances de survie.

Cancer gastrique : l’état matrimonial serait un facteur clé pour prédire la survie

Pour en arriver à cette conclusion, les scientifiques ont analysé les informations de 3 647 américains chez qui un cancer gastrique de stade précoce avait été diagnostiqué entre 2010 et 2015. Ces patients ont été catégorisés selon leur état matrimonial : marié, séparé, veuf, divorcé ou célibataire.

Ils ont constaté que les personnes mariées avaient le meilleur pronostic vital, avec un taux de 72 % de chance de survie. Viennent ensuite les célibataires et, en bas du classement, les personnes séparées. Sur ce point, les auteurs mentionnent que ce niveau est significativement meilleur chez les femmes divorcées que chez les hommes divorcés.

“Cela pourrait s'expliquer par le fait que les personnes mariées ont tendance à avoir de meilleurs moyens financiers et sont plus susceptibles de recevoir des encouragements émotionnels de leur conjoint”, suggèrent les auteurs de l’étude. D’après eux, ces résultats devraient être utilisés pour créer un service de soin plus performant : “ nous devrions fournir plus d’aide sociale et de soins aux personnes veuves ou célibataires”.

Quels sont les facteurs de risque du cancer de l’estomac ?

Le cancer de l’estomac se développe lentement et est rarement diagnostiqué avant l’âge de 50 ans. “Dans neuf cas sur dix, il s’agit d’un adénocarcinome qui sera d’autant plus facile à traiter que son diagnostic sera précoce”, précise la Fondation pour la recherche sur le cancer.

Plusieurs facteurs susceptibles d’augmenter le risque de cancer gastrique ont été identifié, à savoir :

  • Les facteurs hygiéno-diététiques : la consommation de sel est l’un des principaux facteurs, suivie de celle des nitrates et les nitrites qui sont “des substances formées lors du fumage des aliments ou naturellement présents dans certains légumes”, la consommation récurrente d’alcool et le tabagisme.
  • Les infections par la bactérie Helicobacter pylori : elles “multiplient par 5 ou 6 le risque de cancer gastrique distal (ne touchant pas le cardia)”. On estime que 20 à 50 % des Français adultes seraient concernés par cette infection bactérienne qui induit des gastrites.
  • Les facteurs génétiques : “On estime que le risque de développer un cancer gastrique est multiplié par 2 ou 3 lorsqu’un parent de premier degré est atteint (parents, frère, sœur)”, avance la Fédédation. “Une prédisposition familiale serait ainsi impliquée dans 10 à 15 % des cas de cancer gastrique.”

Les symptômes d’une tumeur à l’estomac sont souvent peu spécifiques. Les signes les plus fréquents sont des douleurs épigastriques (dans la région de l’estomac) et un amaigrissement progressif. Lorsque la maladie est suspectée, plusieurs examens doivent confirmer ou non le diagnostic : endoscopie et biopsie. Si le diagnostic est confirmé, un “bilan d’extension” permet d’évaluer comment le cancer s’est développé dans le reste de l’organisme, quelle est la position de la tumeur par rapport aux autres organes et, de ce fait, quel type de traitement sera adapté.

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Sources

https://jim.bmj.com/content/jim/early/2022/05/18/jim-2021-002285.full.pdf 

https://www.eurekalert.org/news-releases/957590 

https://www.fondation-arc.org/cancer/cancer-estomac 

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