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Combien peut-on gagner en testant des médicaments ?

Combien peut-on gagner en testant des médicaments ?© IstockUn "testeur" de médicaments peut gagner jusqu’à 4 500 euros par an. C’est en tout cas ce que prévoit la législation française qui, en fixant ce plafond, tient à éviter que la participation ne devienne l’activité principale des volontaires... Attention, la loi ne prévoit rien quant à une rémunération minimale... Vous êtes intéressé ? Surveillez bien les annonces et comparez les offres ! Certains essais rapportent beaucoup plus que d’autres.

Essais cliniques : les indemnités sont non imposables !

Bonne nouvelle, les indemnités que l’on perçoit en tant que volontaire pour un essai clinique ne sont pas imposables ! Et ce, depuis la première loi sur la recherche biomédicale, la loi Huriet-Sérusclat du 20 décembre 1988. Notez d’ailleurs que la loi parle bien d’"indemnités" pour les recherches biomédicales et non de salaire. "La recherche biomédicale ne donne lieu à aucune contrepartie financière directe ou indirecte pour les personnes qui s’y prêtent… hormis le remboursement des frais exposés et, le cas échéant, l’indemnité en compensation des contraintes subies."

Quels sont les essais cliniques qui rapportent le plus ?

Quels sont les essais cliniques qui rapportent le plus ?© IstockPlus les études cliniques sont longues, plus elles rapportent. Il peut y avoir jusqu’à 3 000 euros d’écart ! Pourquoi ? "Parce que plus l’étude dure longtemps (temps d’hospitalisation partiel ou total), plus il y a de contraintes (nombre d’examens…), et plus l’indemnisation est élevée", explique Florent Hediard, responsable marketing du site SGS Aster (société française disposant d’un centre de recherche clinique agréé par le ministère de la Santé). Ainsi, pour un essai nécessitant 7 jours d’hospitalisation, l’indemnité peut s’élever à 1 600 euros, tandis que pour une hospitalisation de 18 jours, elle peut atteindre 3 000 euros. A noter : la loi interdit la participation simultanée à deux protocoles de recherche.

Comment participer à un essai clinique ?

Si vous n’avez jamais été volontaire, vous pouvez trouver des annonces disponibles sur Internet et dans des journaux (spécialisés ou non).

Si vous avez été volontaire au cours des 12 derniers mois, vous êtes automatiquement inscrit dans un fichier national disponible pour tous les établissements réalisant des essais cliniques. Ils peuvent ainsi vous recontacter pour de nouvelles recherches.A noter : Ce fichier enregistre les trois premières lettres du nom de famille du volontaire, les deux premières de son prénom, sa date de naissance, les dates de début et de fin de participation, la date d’expiration de la période d’exclusion (période pendant laquelle le volontaire ne peut pas participer à un autre essai) et le montant des indemnités perçues.

Avez-vous le profil pour tester des médicaments ?

Avez-vous le profil pour tester des médicaments ?© IstockPour participer à des tests sur des médicaments, il faut être considéré comme un individu sain… Qu’entend-on par "sain" ? "Il s’agit d’un volontaire qui n’est pas asthmatique et qui a une bonne hygiène de vie, c’est-à-dire qui ne fume pas, qui n’a pas d’excès de poids…", explique Florent Hediard, responsable marketing du site SGS Aster. Pour vérifier l’adéquation entre le profil du volontaire et les besoins de la recherche, les investigateurs de l’étude réalisent plusieurs examens médicaux. Dernière condition : il faut avoir plus de 18 ans et être affilié (ou bénéficiaire) à un régime de sécurité sociale.

Les essais cliniques sont-ils risqués pour la santé ?

Les tests sont heureusement contrôlés. "En 2007, nous avons inspecté 40 essais cliniques en France, sur un nombre total de 1800", explique le Dr Pierre-Henri Bertoye, adjoint au directeur de l’inspection et des établissements de l’Afssaps. But de ces inspections : vérifier la protection des personnes. "Il nous est arrivé de constater des mensonges concernant le nombre d’effets indésirables, l’absence de médecins pour encadrer l’étude ou encore la falsification de données", explique le spécialiste. Avant d’ajouter : "Il n’y a cependant jamais eu, à ce jour, de signalement de mise en danger de la vie d’autrui."

Essais : quels sont les établissements les plus sûrs ?

Essais : quels sont les établissements les plus sûrs ?© IstockParticiper à un essai clinique n’est pas anodin… La loi est ainsi très précise ! Un établissement sérieux doit : - réaliser ses recherches sous la direction et la surveillance d’un médecin ayant une expérience appropriée ; - prévenir le volontaire de l’objectif, de la méthodologie, de la durée, des bénéfices attendus, des contraintes et des risques prévisibles de la recherche (effets indésirables) ; - informer le volontaire qu’il peut arrêter l’essai à n’importe quel moment ; - recueillir son consentement par écrit avant de commencer.

Pour plus d’informations, consultez l’article L1122-1 du code de Santé publique

Sources

Documentation et publication sur les essais cliniques. ANSM.

Legifrance.

Vidéo : Reminyl® : arrêt de la commercialisation du médicament anti Alzheimer

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