68 millions d'euros de dépassements d'honoraires à l'hôpital

Selon 60 millions de consommateurs et le CISS, plus de 68 millions d'euros de dépassements d'honoraires ont été facturés en 2013 à l'hôpital public. Un chiffre énorme, même s'il baisse légèrement comparé aux années précédentes.
© Igor Mojzes - Fotolia.com

Quand les praticiens hospitaliers exercent une part de leur activité en privé au sein de l'hôpital, ça coûte de l'argent pour le patient. En 2013, ces dépassements d'honoraires ont coûté exactement 68,7 millions d'euros, un peu moins qu'en 2012 (69,1 millions) et 2011 (70 millions). Mais pour 60 millions de consommateurs et le CISS c'est encore trop : "Nous attendons beaucoup plus, avec les promesses affichées du nouveau contrat d’accès aux soins (CAS), entré en vigueur il y a maintenant près d’un an mais sur lequel nous n’avons aucune visibilité quant au nombre de praticiens hospitaliers l’ayant signé" déclarent-ils dans leur communiqué du 15 septembre 2014.

Combattre les "dérives"

Pour rappel, l'activité libérale d'un praticien à l'hôpital ne peut dépasser 20% de son temps de travail et il doit reverser une partie de son chiffre d'affaires à l'hôpital. 60 millions de consommateurs et le CISS réclament davantage de contrôles. "Le respect de ces critères est un élément déterminant de l’acceptabilité de l’activité libérale au sein de l’hôpital public. Un moyen simple pour faciliter la vérification de leur respect serait de prévoir que le règlement des actes réalisés dans le cadre de l’activité libérale soit effectué par le patient auprès de la caisse de l’hôpital, et non pas directement auprès du praticien comme c’est presque toujours le cas aujourd’hui." Le but étant, pour eux, de "répondre à une dérive" du système hospitalier public.

Contribuez à sauver des milliers d'enfants : en savoir plus sur le leg Unicef

Cet article vous a intéressé ?

Recevez encore plus d'infos santé, en vous abonnant à la quotidienne de Medisite.

Votre adresse mail est collectée par Medisite.fr pour vous permettre de recevoir nos actualités. En savoir plus.

Source(s):