La dernière étude pourrait bien aider à déculpabiliser les infidèles : à l’image d’un virus, l’infidélité serait en fait… contagieuse ! Des chercheurs de l’Université de Reichman, ont tenté d’établir le pouvoir d’influence des personnes infidèles sur leur entourage.

Un homme sur deux a déjà été infidèle

Comportement dont les statistiques ne cessent de progresser depuis les années 70, selon une enquête réalisée par l’Ifop, l’infidélité toucherait au moins un homme sur deux, et une femme sur trois. Mais jusqu’à quel point les infidèles peuvent-ils « contaminer » d’autres personnes ?

Alors que des types de relations alternatives ont fait surface au fil des années, comme l’échangisme, les relations libres et le phénomène de polyamour, la monogamie reste le modèle relationnel privilégié par bon nombre de personnes. Pour autant, les liaisons extraconjugales restent courantes et sont l’expression d’un désir ou d’une tentation jusqu’alors fantasmé.

Des stratégies pour protéger leur relation

Courantes, oui, mais pas automatiques : de nombreux stratagèmes servent aux personnes engagées dans une relation monogame, afin de détourner leur attention de l’objet de leur désir interdit. Ignorance ou auto-persuasion, qu’elles choisissent de changer leur perception de la personne qui les attire ou qu’elles l’ignorent pour ne pas succomber, les personnes tentées peuvent, dans un grand nombre de cas, compter sur leur volonté et force mentale… jusqu’à ce qu’elles croisent le chemin d’un infidèle.

« Dans nos dernières recherches, nous nous sommes concentrés sur les circonstances dans lesquelles les gens sont moins susceptibles d'utiliser de telles stratégies pour protéger leur relation. Nous suggérons qu'un environnement qui donne l'impression que l'infidélité est acceptable peut être une de ces circonstances, car savoir que d'autres ont des aventures peut rendre les gens plus à l'aise lorsqu'ils envisagent d'avoir eux-mêmes des aventures », précisent les auteurs de l’étude.

Infidélité : un phénomène de contagion sociale

Véritable phénomène de contagion sociale, par lequel une action commencée par une personne peut s’étendre sur d’autres personnes d’un même groupe ou d’un cercle proche, l’infidélité semble se répandre, selon les auteurs des travaux. Pour en arriver à cette conclusion, les chercheurs ont soumis les participants « émotionnellement impliqués » à trois expériences différentes, les exposant directement au comportement des personnes ayant des liaisons extraconjugales.

En guise de premier test, les participants ont été confrontés aux statistiques de prévalence, élevée et basse, de l’infidélité. Après avoir pris connaissance de ces résultats, il leur a été demandé d’écrire le premier fantasme sexuel auquel ils pensaient. Lors du deuxième test, le premier groupe a dû lire le témoignage d’une personne confiant avoir trompé son partenaire, quand le second groupe s’est adonné à la lecture d’un témoignage de quelqu’un expliquant avoir triché lors d’un examen. A la suite de cet exercice, chacun des participants a été soumis à l’évaluation de photos d’inconnu(e)s du sexe opposé considéré(e) comme séduisant, précisant s’il serait envisageable d’en faire un « partenaire potentiel ». Au cours de la troisième et dernière phase d’étude, les analyses se sont portées sur les efforts réalisés par les participants pour attirer l’attention de la personne séduisante qui leur a été présentée.

Finalement, les chercheurs ont établi un lien direct entre l’exposition à l’infidélité et le fait de se sentir un petit peu moins engagé(e) émotionnellement envers son partenaire, laissant une plus grande place au risque de tromperie.

Sources

https://www.researchgate.net/publication/362752987_Is_Infidelity_Contagious_Online_Exposure_to_Norms_of_Adultery_and_Its_Effect_on_Expressions_of_Desire_for_Current_and_Alternative_Partners

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