Rester impuissant et être incapable de réagir face à une agression est une réaction de survie du cerveau en trois étapes, rapporte Le Figaro. Ce phénomène psychique que certains manifestent a été mis au clair lors du colloque de la Chaire santé de Sciences Po, vendredi 14 mars dernier par l'association "Mémoire traumatique et victimologie".
La paralysie : "L'agresseur qui isole, terrorise la victime, va créer chez elle un sentiment de frayeur, de perte de repères, parfois même un sentiment de danger de mort", explique le Dr Muriel Salmona, psychiatre-psychothérapeute. Paralysée, la victime ne peut plus rien faire.
La dissociation : Pour mieux supporter l'agression, le cerveau rend la victime spectateur, permet de prendre du recul et de "désamorcer les réactions d'empathie que les autres auraient normalement" ajoute la psychothérapeute. Voilà pourquoi certaines femmes battues ne le paraissent pas.
L'évitement : Traumatisées, certaines personnes vont s'isoler socialement, ne plus exercer les activités qu'elles faisaient avant. Un moyen de restreindre leur environnement pour mieux contrôler l'angoisse de revivre une agression.

Le Dr Muriel Salmona conseille de ne pas compter sur "une résilience spontanée". Ce phénomène nécessite un suivi psychologique.

Source : Mémoire traumatique et victimologie, les mécanismes, Dr Muriel Salmona, memoiretraumatique.org

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