L’huile de tournesol pourrait favoriser le développement d'une cirrhose non alcoolique

Publié le 01 Février 2018 par Bénédicte Demmer, journaliste santé
Des chercheurs espagnoles rapportent avoir découvert que l'huile de tournesol et de poissons, fréquemment utilisées sont susceptibles de favoriser une cirrhose non alcoolique du foie voire même un cancer du foie à long terme. 
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© Adobe StockNASH, maladie du foie gras... nombreux sont les surnoms pour nommer la stéatohépatite non alcoolique, maladie du siècle encore peu connue, mais qui commence à prendre de l'ampleur. Cette maladie qui touche le foie et peut se développer, dans les cas les plus graves, en cancer est dûe à une accumulation trop excessive de graisse et de sucre dans le foie. Et selon une nouvelle étude menée par les chercheurs espagnoles de l'Université de Granada, pour limiter le risque de développer cette maladie, il faudrait éviter de consommer régulièrement de l'huile de tournesol et des poissons trop gras.

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Elles entraînent des dommages dans le foie

Pour en arriver à cette conclusion, les chercheurs ont inclu dans le régime alimentaire de 72 rats de l'huile d'olive vierge, de l'huile de tournesol et de l'huile de poisson, depuis leur naissance jusqu'à l'âge de deux ans. Dans leurs observations, les scientifiques expliquent avoir noté que : l'huile de tournesol avait endommagé et rendu plus épais les tissus de foie entraînant une inflammation de l'organe. Quant à l'huile de poisson elle a causé un viellissement prématuré de l'organe. Ces "deux facteurs d'altération provoqués par une consommatin de ces deux huiles, à long terme, ont toutes les deux rendus les souris susceptibles de développer une cirrhose NASH", confirment les chercheurs. Aucun danger n'a été constaté avec l'huile d'olive.

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L'inflammation causée par l'accumulation de gras entraîne une fibrose, un processus cicatriciel qui se déclenche alors dans le foie altérant sa fonction principale. Lorsqu'il est totalement fibrosé, ses cellules se détruisent progressivement. "Nous ne savons pas encore pourquoi" , nous avait confié le Pr Patrick MArcellin , hépatologue et directeur de l'unité de recherche à l'INSERM sur les hépatites à l'hôpital Beaujon de Paris.

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