Des médicaments anti-reflux pourraient doubler le risque de cancer de l’estomac

Publié le 03 Novembre 2017 par
Une étude publiée dans le journal médical britannique Gut démontre un lien significatif entre les médicaments anti-reflux gastriques et l'augmentation des risques de cancer de l'estomac.
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© Adobe StockDes chercheurs de l'Université de Hong Kong et de l'Université College of London ont réalisé une étude publiée dans le journal médical Gut. Les scientifiques ont cherché un lien entre les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP), qui traite les brûlures d'estomac et le reflux gastro-oesophagien, et le cancer de l'estomac.

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Une augmentation des risques de cancer de l'estomac de 244%

Les chercheurs ont passé au crible 63 397 personnes infectées par la bactérie Helicobacter pylori au niveau de l'estomac et les ont suivis pendant en moyenne 7 ans. H.pylori peut causer des reflux gastriques et augmente le risque de cancer de l'estoma c. Les sujets infectés ont pris des IPP pendant une longue période pour traiter leurs symptômes. Même après la destruction de la bactérie au sein de leur corps, les sujets ayant pris des IPP à long terme au moins une fois par semaine étaient plus à risques de contracter un cancer de l'estomac dans les 7 ou 8 années suivantes. 153 des 63 397 personnes étudiées ont eu un cancer de l'estomac. Ce groupe avait 244% plus de risques de cancer de l'estomac que les autres, ce qui signifie un risque doublé.

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Trouver une alternative aux IPP

Les médicaments comme le pantoprazole (Eupantol®) l'oméprazole (Mopral ®) l'ésoméprazole (Inexium®) ou le lansoprazole (Mylan®) sont des IPP puissants qui empêchent l'estomac de fabriquer trop d'acide. Les chercheurs ont déclaré: "à notre connaissance, c'est la première étude à démontrer que l'utilisation à long terme de IPP, même après le traitement d'éradication de H. pylori, est toujours associée à un risque accru de cancer gastrique." avant de poursuivre : "les médecins devraient donc faire preuve de prudence lorsqu'ils prescrivent des IPP à long terme à leurs patients." Si vous prenez régulièrement ces médications, il peut être utile de discuter avec votre médecin afin d'envisager des traitements alternatifs qui seraient plus bénéfiques et moins risqués.

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