Athérosclérose : 50% des 40-54 ans ont cette maladie sans le savoir

Publié le 13 Décembre 2017 par Rédaction Medisite
Alors qu’elle ne présente pas de problème de santé, une personne sur deux entre 40 et 54 ans serait porteuse de plaques d’athérome, une condition cardiovasculaire pouvant être à l’origine d’un AVC ou d’un infarctus.

© Adobe StockEn apparence, tout va bien. Et pourtant, la moitié des personnes âgées de 40 à 54 ans qui ne souffrent pas de problème de santé présentent de l’athérosclérose, c’est-à-dire une perte d’élasticité des artères, selon des chercheurs spécialisés dans les maladies cardiovasculaires du Centre National Espagnol pour la recherche Cardiovasculaire (CNIC). Dans une étude qu’ils publient dans le Journal of the American College of Cardiology, ils expliquent que cette présence silencieuse d’athérosclérose semble liée aux taux de cholestérol LDL, appelé "mauvais" cholestérol, même quand ces taux atteignent des valeurs actuellement considérées comme "normales".

Le mauvais cholestérol principal facteur apparent d’athérosclérose

Les chercheurs se sont appuyés sur les images issues d’échographies de 1779 hommes et femmes âgés de 40 à 54 ans et dépourvus de facteurs de risque cardiovasculaire (non-fumeurs, sans hypertension, sans diabète et sans dyslipidémie) pour déterminer la présence de plaques d’athérome ou de calcification dans les artères carotides, iliaques, fémorales et abdominales. Résultat : ces marqueurs d’athérosclérose étaient présents chez 49,7% des participants. Mais quel serait le facteur de risque de ce problème cardiovasculaire ? "Après avoir pris en compte l'âge et le sexe des sujets de l'étude, le mauvais cholestérol, même à des taux considérés normaux, apparaît comme le principal facteur lié à la présence de plaques d'athérome dans les artères", précise un communiqué du CNIC.

Abaisser la norme supérieure de LDL-cholestérol

Forts de ces nouveaux résultats, les chercheurs comptent développer de nouvelles pistes de dépistage de l’athérosclérose, facteur de risque d’infarctus ou d’accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique. "Nous devons définir de nouveaux marqueurs de l’athérosclérose précoce chez [les] individus apparemment sains", propose ainsi le docteur Leticia Fernández-Friera, co-auteure de l’étude citée par le CNIC. Actuellement, les taux de LDL-cholestérol sont considérés élevés lorsqu’ils dépassent 1,6 gramme par litre de sang, comme le rappelle la Fédération Française de Cardiologie. Mais selon les docteurs Valentín Fuster et Borja Ibañez, également co-auteurs de l’étude et cités par le CNIC, "nous devrions être plus restrictifs et envisager d'abaisser les valeurs seuils stipulées dans les directives." La norme supérieure du LDL-cholestérol pourrait ainsi être abaissée pour améliorer le suivi des personnes à la limite de ce seuil et potentiellement à risque de rigidification des artères. A condition toutefois que le lien proposé dans cette étude entre mauvais cholestérol et athérosclérose soit bien vérifié.

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