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La rétinopathie diabétique

La rétinopathie diabétique© Adobe StockLes personnes touchées : on retrouve cette pathologie chez les personnes atteintes de diabète (types 1 et 2). C’est la première cause de cécité avant 50 ans.
Pourquoi : la rétine est une grande consommatrice d’oxygène. Pour être suffisamment approvisionnée, elle est pourvue de nombreuses petites artères appelées "capillaires". Le diabète les fragilise, entraînant des ruptures et éclatements de l’ensemble de ces artères avec une diminution de leur capacité d’irrigation et la survenue d’oedèmes dans la structure de l’oeil. Sans traitement, cette altération progressive conduit à une baisse d’acuité visuelle, jusqu’à la cécité.
Que faire :cette maladie est silencieuse pendant des années, jusqu’au moment où se présentent des complications. 15 à 20 ans d’évolution de la maladie diminuent l’irrigation sanguine de la rétine de près de 80 %. "En cas de diabète et en plus d’un suivi et d’un équilibre de la maladie, une surveillance chez un ophtalmologue chaque année est impérative pour retarder l’évolution" explique le Dr Gatinel.

La dégénérescence maculaire liée à l’âge

La dégénérescence maculaire liée à l’âge© Adobe StockLes personnes touchées : elle débute après l’âge de 50 ans et évolue de façon chronique*.
Pourquoi : il s’agit d’une maladie dégénérative de la zone centrale de la rétine, que l’on appelle la macula**. Elle entraîne une perte progressive de la vision centrale, mais ne rend en général pas aveugle, sauf cas exceptionnel. Les personnes se plaindront au fil de l’évolution de difficultés à percevoir les détails, de l’apparition d’une tache sombre devant l’oeil… Elles conservent un champ visuel périphérique, qui leur permettent de préserver une certaine autonomie, mais ne peuvent plus lire, écrire, regarder la télévision ou conduire.
Il en existe deux formes :la DMLA dite "sèche", la forme la plus fréquente qui se caractérise par une évolution lente, et une forme dite "humide" ***, avec une évolution rapide et une perte de la vision centrale en quelques semaines à quelques années.
Que faire : à partir de 40 ans, il est important de se faire suivre par un ophtalmologue qui donnera des conseils pour retarder l’évolution.

* "En plus de l’âge, l’hérédité, le tabagisme, l’excès d’UV et une alimentation déséquilibrée (manque d’anti-oxydants et d’oméga-3 notamment) jouent un rôle dans sa survenue", explique le Dr Gatinel.
** La macula est une petite zone centrale de la rétine située dans l'axe visuel. Elle permet la vision précise : la lecture, l'écriture, la reconnaissance des détails, des couleurs.
*** si pour la forme dite "sèche", l’atrophie est irréversible sans possibilité de traitement, pour la forme humide, des injections permettent de soigner la DMLA.

La cataracte

La cataracte© Adobe StockLes personnes touchées : les personnes âgées sont les plus à même de développer une cataracte, mais on peut retrouver certaines formes chez des patients plus jeunes*. "Dans les facteurs de risque, on retrouve aussi le tabagisme, la prise de certains médicaments comme les corticoïdes sur une longue durée…" explique le Dr Gatinel.
Pourquoi : la majorité des cataractes sont dues à l’âge. Le cristallin** vieillit mal et s’opacifie avec le temps. Cela entraîne une baisse de l’acuité visuelle, des perceptions de halos autour de sources lumineuses, une plus grande sensibilité aux éblouissements, une altération des couleurs… Dans des cas très avancé et sans traitement, cette pathologie peut rendre aveugle, mais bien souvent, les personnes atteintes peuvent espérer recouvrer la vue en totalité ou en grande partie (pose d’un implant avec une chirurgie qui consiste à remplacer le cristallin…).
Que faire : à partir de 40 ans, consultez un ophtalmologue "qui conseillera de cesser de fumer, d’éviter les expositions solaires sans protection et de limiter les chocs répétés dus notamment aux sports de combat".

* cataracte congénitale présente à la naissance, cataracte traumatique liée à un traumatisme sur l’oeil, cataracte médicamenteuse liée à la prise de certains traitements comme la cortisone...
** il s’agit d’une partie de l’oeil, qui se présente comme une lentille naturelle et se situe derrière l’iris. Le cristallin permet de faire la mise au point de près.

Le glaucome

Le glaucome© Adobe StockLes personnes touchées : c’est une maladie grave, qui se développe généralement dès l’âge de 40 ans. L’hérédité (dans 20 à 30 % des cas) et l’ethnie (les personnes d’origine africaine et asiatiques ont plus de risques) jouent également dans son développement.

Pourquoi : l’oeil contient un liquide appelé "humeur aqueuse"*, sécrété par les corps ciliaires** et évacuée entre l’iris et la cornée. Son rôle est de réguler la pression à l’intérieur du globe oculaire et de pourvoir à ses différents besoins. En cas de glaucome, "le déséquilibre entre la production et l’écoulement de ce liquide va entraîner une hypertension à l’intérieur de l’oeil. Cette élévation de pression peut entraîner une altération des fibres nerveuses qui constituent le nerf optique, jusqu’à l’endommager" explique le Dr Gatinel.
Que faire : le glaucome se développe de manière silencieuse***, mais quand le champ visuel est atteint, il est déjà trop tard. "Un dépistage est conseillé chez un ophtalmologue pour mesurer la pression oculaire et prescrire un traitement de prévention si besoin".

* liquide transparent remplissant la partie antérieure de l’oeil
** une zone de l’oeil
*** La personne ne ressent bien souvent aucun symptôme (ni perte de vision, ni douleur)

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Sources

Remerciements au Dr Damien Gatinel, ophtalmologue et chef de service à la Fondation Ophtalmologique Adolphe de Rothschild à Paris - www.gatinel.com

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