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Erreur 1 : Juger son conjoint négativement

Erreur 1 : Juger son conjoint négativement© Adobe StockPour la thérapeute de couple Camille Rochet, plus vous serez amené à juger votre conjoint, plus vous développerez un filtre dans votre façon de penser. "Ce filtre va influer sur la vision que vous avez de votre conjoint vers une image négative."

Camille Rochet précise qu’il est important de passer du jugement négatif au jugement constructif. Pour cela, il faut modifier votre jugement face à votre conjoint, tirer du positif de ses défauts que vous percevez comme étants négatifs.

La clé : "Il faut apprendre à travailler sur soi avant de demander à votre conjoint de travailler sur lui/elle." Pour se faire, la thérapeute a développé une méthode qui se décompose en trois temps :

1. Penser au défaut de votre conjoint.

2. Tirer un revers positif à ce défaut.

3. Se concentrer sur les bons cotés de votre conjoint

Laisser son conjoint libre : "On peut percevoir le jugement comme une forme d’entraînement : plus je vais me forcer à ne pas juger mon conjoint, moins j’aurais cette spontanéité à juger facilement l’autre. L’idée est d’adopter un regard qui laisse votre conjoint libre" explique la spécialiste.

L’importance de la voix et du ton : "On peut reprocher beaucoup de choses à son conjoint. Si le ton n’est pas en cohérence et en adéquation avec le reproche que vous avancez, alors le message ne passera pas correctement. Par exemple, dire à son conjoint : 'Je ne te dis pas ça pour te faire de la peine, mais ça m’est vraiment insupportable de t’entendre mâcher ton chewing-gum la bouche ouverte' peut aussi être dit différemment : 'J’ai quelque chose à te dire, je sais que ce n’est pas facile mais, ça me gêne de t’entendre mâcher ton chewing-gum la bouche ouverte'. Le ton et la façon de poser votre voix prennent donc toute leur importance.

Conseil : Adoptez un ton sympathique et bienveillant lorsque vous faites un reproche à votre conjoint, de façon à ne pas rentrer en conflit.

Erreur 2 : Tout se dire

Erreur 2 : Tout se dire© Adobe StockComprendre l’autre pour avoir une bonne communication : "Ce que j’observe très souvent, c’est que les couples ont tendance à trop communiquer. Ils ont l’impression qu’il faut tout se dire, tout se reprocher, tout le temps. Mais la communication, ce n’est pas ça, c’est aller à la rencontre de l’autre, le comprendre, le découvrir pour vous permettre de vous adapter mutuellement à ce que vous êtes tous les deux" explique Camille Rochet.

Conseil : "Apprendre le référentiel de l'autre, son langage, permettra de mieux comprendre son conjoint et facilitera la bonne communication."

Attention : Faire la tête ou se montrer fermé pour attirer l'attention de l'autre est une erreur. Cette réaction ne facilitera pas la communication et sera d’autant plus une source de blocage.

Erreur 3 : Lui laisser croire qu'il/elle a raison pour éviter la dispute

Erreur 3 : Lui laisser croire qu'il/elle a raison pour éviter la dispute© Adobe StockUne relation de duel : De par notre nature, nous sommes soit meneur soit suiveur, depuis notre enfance. "Dans les couples, il y a toujours un conflit de pouvoir. Souvent, un des deux partenaires va prendre la main plus que l’autre. Soumettre ou dominer peut conduire à un déséquilibre dans la relation" explique Camille Rochet.
Ne pas se résigner : L’idée est de ne pas vouloir éviter le conflit en pensant que ça ira mieux, que ça passera. "Il ne faut pas surtout pas se résigner en pensant : ‘Ok, je ne dis rien, je lui laisse croire qu’il a raison pour éviter de prolonger la dispute alors que je sais très bien qu’il a tort’. Cette technique marche un temps, mais s’épuise. A long terme, la personne qui fuit le conflit se sentira enfermée et écrasée" précise la spécialiste.

Éviter la dépendance à l’autre : "Il faut vivre la différence, vivre la confrontation de nos idées afin que tous les deux, nous nous sentions compris" précise-t-elle. Elle ajoute : "Il ne faut jamais avoir une dépendance envers son conjoint, afin de garder une confiance mutuelle et enrichir vos personnalités. La dépendance signifie taire sa propre personnalité pour être totalement en adéquation avec l’autre et c’est une illusion, ça ne marche pas".

La clé : "La résolution du conflit de pouvoir permettra à chacun d'être reconnu sans avoir à écraser l'autre".

Erreur 4 : Idéaliser son conjoint

Erreur 4 : Idéaliser son conjoint© Adobe StockRemettre en question ses propres c royances : L’idéalisation est le conjoint que l’on a dans la tête, que l’on aimerait avoir, mais ce n’est pas celui que l’on a sous les yeux. "Si vous restez trop fixé sur cette image idéale du conjoint, vous serez frustré et déçu au quotidien concernant la réalité de votre conjoint" explique Camille Rochet.

Pour mettre un terme à l’idéalisation : La spécialiste conseille de s’ancrer dans le réel. "Il vaut mieux allé chercher les qualités de votre conjoint, essayer de s’adapter aux défauts de l’autre. Il sera beaucoup plus facile pour vous de vivre cette relation en vous adaptant et en vous protégeant plutôt qu’en luttant constamment contre la réalité de ce qu'est votre conjoint" précise-t-elle.

Erreur 5 : Ne jamais faire le point sur votre relation

Erreur 5 : Ne jamais faire le point sur votre relation© Adobe StockSe forcer à faire un bilan : Camille Rochet explique que faire le point n’est pas quelque chose d’inné et de naturel au sein du couple. "Cela demande de faire un effort. Cependant, il est essentiel de faire un bilan car parfois, on peut être surpris d’apprendre que notre conjoint est exaspéré par des détails insoupçonnés. C’est aussi le moment de déceler les frustrations de l’autre dont on ne s’est pas rendu compte. Enfin, c’est le moment parfait pour se poser des questions sur l’organisation du couple, les activités, les sorties…".

Une remise en question saine : "Faire le point sur votre relation une fois par an, c’est vous permettre de vous donner un nouvel élan afin de repartir sur de bonnes bases."

Une seule fois par an : La thérapeute de couple a établi une liste composée de 6 questions à prendre le temps de se poser une fois par an :

1. Comment nous sentons-nous dans notre corps (fatigue, douleurs, angoisses…) ?

2. Arrivons-nous à remplacer le "il faut que" par "j’ai envie de" ?

3. Trouvons-nous un sens humain à notre travail (autre que financier) ?

4. Trouvons-nous le temps nécessaire pour notre vie de famille ? (si vous avez des enfants)

5. Avons-nous du temps pour notre couple ?

6. Que voulons-nous pour l’avenir, pour nous deux, notre couple, et nos enfants (si nous en avons) ?

Erreur 6 : Vous reposer complètement sur votre conjoint

Erreur 6 : Vous reposer complètement sur votre conjoint© Adobe StockDépendance à l’autre : Pour Camille Rochet, la dépendance va créer la sensation que l’autre doit venir répondre à tous nos besoins. "Ceci est une illusion puisque beaucoup de choses ne vont dépendre que de moi, de la façon dont je vais prendre les choses en mains, et pas de mon conjoint."

Ne pas rendre l’autre responsable : "Il faut voir son conjoint comme un appui mais ne pas tout laisser reposer sur lui. Le conjoint peut accompagner sur certains points mais pas sur tous" explique la spécialiste. Elle ajoute : "Il ne faut pas rendre responsable l'autre de votre incapacité à être la personne que vous désirez être."

Erreur 7 : Ne pas avoir de jardin secret

Erreur 7 : Ne pas avoir de jardin secret© Adobe StockUn jardin secret pour protéger l’autre : Camille Rochet rappelle que jardin secret n'est pas égal à trahison ou cachotteries. "La question à se poser est : 'Si mon conjoint est au courant, comment réagirait-il ?' "précise-t-elle. "Par jardin secret, j’entends : ne pas préciser certaines choses à mon conjoint car je sais qu’elles n’auront aucune incidence sur mon couple. Ces choses que je ne lui dis pas ne lui feraient pas de peine s’il les savaient". Avoir un jardin secret a pour but de protéger votre conjoint de certaines inquiétudes, non pas de vous protéger vous.

Un exemple concret : "J’ai croisé mon ex-conjoint dans la rue, je ne vais pas forcément aller le raconter à mon conjoint actuel, car cette situation n’aura aucun impact sur mon couple" explique la spécialiste. Elle poursuit : "Par contre, si j’ai croisé mon ex-conjoint dans la rue, que je lui ai proposé d’aller boire un café et que je sais pertinemment que mon conjoint actuel ne serait pas d’accord pour que je le fasse, alors dans ce cas, ne pas le lui dire a pour but de me protéger moi uniquement, ce qui est donc nuisible pour mon couple."

Sources

Camille Rochet, psychologue, thérapeute de couple et auteur du livre Ma boite à outils pour être un couple épanoui - Site de Camille Rochet:  www.anoustous.com

Vidéo : Couples : les signes qui annoncent la fin

mots-clés : Vie de couple
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