Hydrocéphalie du fœtus : peut-on la voir à l'échographie ?

L’hydrocéphalie représente une accumulation de liquide céphalo-rachidien au niveau du crâne. Généralement, elle se traduit par une augmentation de la taille du volume crânien chez le nourrisson. Mais peut-on dépister in utero l’hydrocéphalie du fœtus ?
©iStockIstock

Qu’est-ce que l’hydrocéphalie du fœtus ?

L’hydrocéphalie du fœtus peut être due à plusieurs causes. Une infection contractée pendant la grossesse (toxoplasmose, méningite, herpès) ou une malformation du système nerveux central (spina bifida) peuvent être à l’origine d’une hydrocéphalie. Celle-ci se traduit par une augmentation du périmètre crânien. Pendant les échographies trimestrielles, ce paramètre est d’ailleurs systématiquement calculé. Si une augmentation de la taille du périmètre crânien est considérée comme physiologique en début de grossesse, elle est plus symptomatique d’une hydrocéphalie en fin de grossesse.

Quels sont les signes de l’hydrocéphalie ?

Le signe le plus important reste l’augmentation significative du volume crânien. En effet, l’augmentation du volume du liquide céphalo-rachidien augmente la taille du crâne car chez le fœtus et le nourrisson les os du crâne sont encore extensibles. Cette augmentation est donc visible à l’échographie anténatale. A la naissance, le nourrisson peut avoir d’autres signes évocateurs comme une léthargie, un regard vers le bas ou une baisse de l’appétit. Pris en charge chirurgicalement, les symptômes de l’hydrocéphalie peuvent diminuer voire disparaître notamment grâce à la pose d’une dérivation.

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